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Ul^H
dÊOÊt:
V N
CHRÉTIEN
SIX JÙIÏ'S.
§
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A LA îiAitÉ^ '
Aux dépens deis L l B K A 1 R £^.
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.V^L.I V .. ■■•
1'
E R li A T A;
Page a3,Ugnc7, dedewccem^ li.
fez de fix cent.
P. 34, K 6, e^ deprmces , lifcz ^ ^/
princes.
P. Ç8 5 1. II 5 quelquess ignorant , Ufea
quelques ignorants.
Jf.€U après le N^ XXHI , on a omi^
le titre DE JEPHTÉ.
P. 69 , 1. 10 , famglia noftra^ lifez famî'^
glianoftra.
P- 79 j 1. 5 » /^w-^ Charleroi , lifez f^èr^
0)arlevoi.
P. 129 , on a ouVKé la fignaturc L
P. 131 , 1. 10 , Kisk Ibrahim y Kfez Kish
Ibrahim.
P- 133 > 1. II , O.prphie , lifez ^Orphée.
P. 192 ,1. 14, fimpleoc tmmMties , lifez
Jpnplenmmàtiif.
'■ - UN,
CHRÉTIEN
AVANT^PROPOS.
]ÉNi*feÔNS la foule innombrabrë
des pamphlets Ailglaîs j dans lefquel»
tine partie de là nation accufe Tautrô
quatre • fois par femaine dé^ trahir la
TpTaétiè -, & qui font traduits en Finançais
ijotir amUfer les curieux.
Bimâbns les fonnets , dont l^Italiè
fourmille ^ foit à l'honneur /Toit contre
l'honneur des dames.
* BéHiffons les écrits polémiques dîTa
A
iz ^r AK T-p KO T û s:
.Allemandis , <dans lefquets on ne célfe
d'aprofondit des fujeCs agréables d^
controveffei
Béiiiflbns fur tout les Français , qui i
depuis quelque tems impriment environ
cinquante mille volumes par ^inée tant
gros que petits , foit pour édifier le
prochain , foit pour le fcandalifer , foit
pour l'injurier , foit pour Pennuier.
Mais pourquoi tant bénir cette énorme
«quantité d'infedes ? c'eft leur multitude
que je remercie. Je me cache dans leur
foule. Leur grand nombre les fait périr
en moins de tems qu'ils.ne fe forment.
Je veux vivre deux jours comme eux»
Si ces livres duraient, s'ilsne tombaient
tous les uns fur les autres » dans un
éternel oubli , ils feraient trop dan«
gereux > on fe verrait accufé , vilipendé ,
condamné , jufqu'à la dernière pofténté
,par quiconque a le loifir & la malignité
de faire un livre contre nous. Mai^
,]ieurcufenient un ennemi littéraire vous
^V ANT-P RO f Ô S. §
îriténte un procès par écrit devant le
tribunal de Vunhtrs , foît dans une bro-*
chure , ibit dans cinq ou fix tomes. Cela
cft lu par cinq ou fix perfonnes de l'un ou
de Paùtre parti , le refte de la terre Tigno-
re^ Sans quoi les aecufations graves , les
injures mal déguifées , fous un air de
modération ^ les calomnies qu'on fe
• permet fi fouvent dans les difputes »
pourraient avoir deis fuites fâcheufes,
C'eft donc devant un très petit nombrîi
de leftcurs oififs que je veux plaider k
caufe d'un homme horriblement aceufé
€c bafoue i & qui n'a pas la force de fe
défendre : & je la plaide aujourd'hui
parce qu'elle fera oubliée demain. Je
fuis l'ami du prévenu , je fuis avocat*
yoici le fait.
Un ancien profeflcur , dit-on , d'un
collège de la rue St. Jacques à Paris ^
écrivit en 1771 une fatyre contre un
Chrétien fous le nom de trois Juif»
de Hollande > &il en a fait imprimer une
A ô
4 .d y Air T'P R O'P o i.
autte à Paris en trois volumes affêz épîâs
en 1776 , fous le nom de trois Jmfs de
Partugal , demeurant en Hollande aupirès
. d'Utrecht.
Voilà donc un Chrétien obligé de .fe
i)attre contre fîx Juifs. Eft-ce Antiochus
d'un côté , & de l'autre les Maeabées ?
La partie eft d'autant plus inégale , que le
favaht profefleui- fe fert fouvent d'armes
facrécs contre lefquelles je n'ai ni ne
•veux jamais avoir de bouclier.
m -1 ■ ■■•! I II- 'i ' Il • • I I I r •( -.■!
{*) N.B. Vous hii imputez de faire lui-même
une édition de fes ouvrages , il n'en a jamails
•faite aucune, Monfieùr , ceux qui ont biçn
voulu en faire dernièrement , cônune M"-
' Crammer , Confeillers de Genève , & M*"- le
' Bourguémeftre , M^- le premier Pafteur de
Laufanne , fans le confulter , favent avec quelle
'indignité & quelle bêtife on les a contrefaites ;
vous avez du goût fans doute ,. & vôtre ftile le"
^prouve aflez. La fadlion dont vous êtes s'eft
toujours diftinguée par une manière d'écrire
bien fupéricure au ftile de collège, qui était
celui de vos adverfaires. Daignez ouvrir le
vingt troifième tome de l'édition de Londres ,
imitée de celle de Laufanne , vous verrez plus
de cinquante pièces de la bibliotéque bleue
'& des charniers S'- Innocent , cntaffées avec
"^AV A ^ T-^P KO 9 O S. f
,Je vais répondre auiîî difçrétement
que je le pourrai aux acçufations , aux-
quelles oa peut rçpondre faiis tomber
dans le piège que nous a tendu Moîifîeur
le profeflèur Juif.
: Il a la cruauté d'imputer à ia vidime ,
je ne fqais quelles brochures , les unes
judaïques, les autres anti - judaïques ,
dont ce cher arai eft très innocent. (*) Il
expofç ua veillard bientôt nonagénaire »
couché déjà , peut àtre^ dans le lit de
T ' J ! ■• ' .; ; ' ! ■ ' ^ ' . • • ' '
une merveilleufé confiance depuis la page 229'
jufqu'à la fin. Un éditeur famélique ramaffe
toutes ces ordures pour achever un tome qui
n'eft pas^fTez épais , & il. donne hardiment fon
édition en trente en quarante volumes , que des
cbrielix trompés achètent r& qui pourit dans
leur bibliotèque. Ç*eft le nom de Fauteur qu*on
a acheté , ce n'eft pas Touvrage. L'imprimeur
quelq^'il foit , a la hardicfle de mettre à la tête
de chaque, volume Œuvras compkttès enrichies
de notes 5- k tout revu ê? corrigé par Fauteur
lid-mime. . II y a une édition fous iTon nom dans
laqu'ellè on* a gliffe troià tomeè entiers qui ne
font pas de lui. Tel eft l'abus qui règne dans
la librairie &^dans prefque tous les genres de
commerce. Il y a des vaifTeaux marchands : il
y{a des pirates. Le monde ne fubfifte que d'abus.
A}
s AV An T^F RO 1^0 S^ ^(^
mort , à la barbarie de quelques perfe-i
cuteurs quHl croit animer par fès delà- '
lions calomnieufes ; & c^eft en feignant
de le ménager , en lui prodiguant des
louanges ironiques , en Tappellant grand
homme , qu'il lui porte relpedueufement
le poignard dans le cœur. Moi qui prends
fon parti avec autant de candeur qu'il
prit le parti de Monfîeur l'abbé Bazin fon
oncle , je conjure ce Juif de ne me point
combattre avec ces armes empoifonnées*
Je fais une guerre honnête. En,trons en
çiatière.
Je me range d'abord fous Tétendard
de St. Jérôme, J'invoque la lettre que
ce grand homme écrivit à Dardanus du
petit village de Bethléem , où il habita
fi long tems i voici comme il parle df
la Judée,
4H C 7 ) Hl^
gs(t"' -^^s s ?^^' ■ - ^'i>t r:i,
lL£TTRE DE St. JEROME.
^ Je prie ceux qui prétendent que lé
1» peuple Juî^prit poflèflîon-de ce- pays
^ après la fortie d'Egypte , de nous faire
* voir ce que ce peuplé en a pôffedé.
* Tout fon domaine ne s'ctendant que
* depuis Dan jufqu'à- "Berfabé , c'efl>
p à-cUre Tclpace de z ^ rtiillcs en longueur
» (environ ^$ de nos lieues) J'ai
B honte d'exprimer la largeur de cette
* terre de ptomiiEon ; on île compte que
» quarante fix milles (environ 17 lieues)
» depuis Joppé jufqu'à Bethléem , après
9 quoi on ne trouve plus qu'un affreux
» déferthabitépardes nations barbares..»
* Voilà donc, 6 Juifs! l'étendue du
» pays que vous vous vantez de pdâeder,
»•& dont vous faites vanité parmi les
> nations qui ne vous connoiffent pas.
f AkUz étaler cet orgueil chimérique aux
A4
$ LETTR£ Df ST'. jiROME.
> içnorants : pour mot qui vous connais
ià fond je" ne "donne pdint" dans vor
» pannaux , cherchez vos dupes ailleurs.
» Vous mé àirez peut être que par la
^ terre 4e /promiflîon on doit entendre
s celle doi^t Moyfe. fait \à defcriptio^
:» dans le livre des .Nombres. Il elt vrai
^ que Dieu voudra promife cette terres
^ mais il eil faiix que voiiç l'aiez jamais
^ pofledee, ...-,. L'évangile me promet
* la pofleffion du royaume des ci^ux^
-9 dont il n'eft pas fait la moindre mentioa
^ dans vos écritures. . - . . . . ' _
3i Vou§ . ayej: commis beaucoup ; de
> grands . crimes , 6 Juifs ! & vous êtes
> devenus efclayes de toijg yos. voifins-,
» &c. &c. &c. % , :
Après ce témoignage , mpn ftM a. pu
fc permettre quelques petites libertés^fu^:
le peuple de Dieu , à l'ei^emple de S^
Jérôme. Mws quand il;eft allé trop lûiii»
ce quil m. faut jamais faire , je l'^n aï
çhari^ablepient averti , & il eq a ^^inatidé
pardon 'à' Mr/ Pïïito [Juif ^'-Bé^cteâûx î
fort effimé des 'dhréèien^.' ♦ -v
♦ Examinons au plus vtte fes^pîèces dii
procès.-^
t>îi càâtaii i^'EXéMas ^"de t^ànére qtâ
' ; ' reàik'l ^'dà PaftronoUîié Juive. / '
- Le iïcMaitaire'cliréti«ii/:diè$^:fix; Jûife
accufe mon ami «d^yoir ckt . que îei *
anciens -Héi^éiii^ .leis rgea&'i^aq-ddllà ,
lc8> pal%érsb(<ar c?eft ke/qi^'^HSbreuK:
fignifie) li'étfttentjpas liifaieusts jénaftrâ.
tiomie ^qaer Mrs; Gaffînirr^ de;MonierV
la Lànd€^, IS^ilU^ k GeBtil^ftÇiJ?le*iehs
qu'il :ai^a[3fèh.::Ceiqui m'iihânit a le ctoïtQ
•c'eftqoé jO'iie vois pas Jiiidertieht:le nom
^^heui:é^4aûs*4a8 cinq .pcdmieri livres
confervez pSKr'€tripeuple^^iaucuh& divinoti
Sdu jôiir:iiyiefi: jamais '.marquée; De la
-Senèfeojmx Macabéès ; liï n'eft parié
4'at|aiiie: éic^pfe^ & vous- -Yoy^s^- que
MO ,ÇAI>R;A» SQ:LAIR£:
depuis quatre mille ans , les Chinoîâ
n^ont jamais manqué 4l^>bferver] Se de
raporter. dans l^ur hii^oire toutes les
ccUpfes qu'ils ont aperçues. Ce n'eft
point d'ailleurs infulter une nation que
de dire qu'elle n'était point autrefois
«athématicienn^. Il pa^ût que- le xoi
Ezechias n^en lavait pas tant que vos
Juifs d'Efpagne qui aidèrent depuis le
ïoi AIpEonfèX; à coriftrmiefefi femeufcs
.tables fiftronomiques.
t ' Le priôphèteiiàie veutfaire un procjige
qui aflùre Ezechias malade defaguérifon:
il lui demai»ie:s?il Veut .que îoçtibre de
fin câdrah ^urfoleil avance ou recule
de dix. lignes j le niakde répoçid , il- eft
bien aife de vfeire avancer r l'ombre , >
veux (qu'elle reculée le malade fe trom-
pait^ l'un dérangeait autant qu^ l'autre
le cours de la nature entière.'
Je fuis pediiadé que ilans laimte il
y eût de iavântis Juifs „*& furtout dans
âlexan^iie i.ils n'aurcieiit pas fait retroi^ .
CAl>RAtJ Sot AI IL Ml II
grader le Iblçil comme Ifaïç y mais ilt
Tauraient mieux comiu. Il parait même
que vers le tems dç la deAruâion de
Jérulàlem , rhiftorien Flavian Jofeph',
& le philofophe Philon , n'étaient pais
^blblument étrangers à PaAronomie-
Flavian Jofeph parle du Sare des anciens.
Caidéens , CQmpofé de 223 niois lunaires»'
^ui feryaient à former la période de
iix cent ans.
S'il y a quelque chofe de vrai dans
rhiftoire ^es fciences & des erreurs 9
ç'eft qu'elles viennent prefque tojites deç
bords du Gange. , & quelque prodigieufc
que paraiiTe leiir antiquité , on ne peut
guères leur dire , àb^au mentir qui vient
de loin. Prefcjue to\is les favants de nog
jours çonviennient que les Braçmanes
ftirent les inventeurs de l'aftronomie &
4e la mithologie.
Après çeç Indiens viennent les î^erfans ;
les Caidéens , les Arabes , lesQltlantides.
ppuT le« E^ptiçn^ U$ fçi^blçAt être çliiç
fa C A DR AD SÔLKÏREl^
récents , parce qu'il falut des fiècles pour'
dompter le Nil , & pour rendre le meiU
leur terrain du pays habitable j commQ
Ta tant dit mon ami, tant 'honni par
vous. ! ' '
Les Grecs qui parurent les derniers de
tant de peuplés antiques , les éclipfèrent
tous dans les arts. Sll faut venir aux'
Juifs , c'était , il faut Tavouer , un chétif
peuple Arabe , _faijs a^t & fans fcience »
caché dans un petit pays mohtueux &
ignoré , comme Flavian Jofeph l'avoue
dansTa réponfè à Appion. Ce peuple ne
pofléda une* capitale , & n'eut un temple
qu'environ dix-fept cent ans après que ce-
lui de Tyr avait été bâti/ il' ne fut connu
des Grecs que du* téms d'Alexandre »
devenu leur doniinateur , & ne fut
aperqiî des Romains que pour être bientôt
.écrafé par eux dans la foule.
Lés Romains créèrent roi de Judée
tm Arabe , fils d'un entrepreneur des.
Vivres 5 & bientôt après ces pauvres Juifs
CAîykAit S.otAinM. t|
furent efelaves pour la huitième fois^,
fut les ruines de leur ville fumante de
:fang , & vendus au marché , chaque tête
au prix de l'animal dont ce déplorable
peuple n'ofait manger. Je n'accumule pas
toutes ces vérités pour offenfer la natioA
^ Juive > mais pour la plaindre.
IL
Si les Juifs écrivirent d'ahord fur âes
caillotioCé , . .
Le fecr.etaîre des fïx Juifs prétend
que leurs pères avaient dans un défert
toutes les commodités pour écrire à peu
près comme on les a de nos jours. Il
. reprend vivement mon ami d'avoir cni
qu'on gravait alors fiîr la pierre. Cepen
,4ant le livre dp Jofué eft le garant de ee
que mon ami a avancé j car il eft dit :
; » Jofué brilla la ville de Hai 5 la réduifit
3 en cendre , & en fit un monceau de
» ruines éternelles , fit pendre le roi »
Ï4 De XXIV. MILLE MassaCrésI
> & éleva un autel de pierres au Seigneur
3 le Dieu dlfraël , fur le mont^Hebal •
^ il fit cet autel de pierréis brutes comme
* il étoit écrit dans la loi de Moyfe ,
3 & il y offrit des holocauftes & des
% vidlimes pacifiques > & il écrivit fur les
* pierres le dcuteronoihe. (*) Jofiiié
% Chaf. IV.
II L
De gens majfacrés pour avoir grajfiyè
m parlant.
Je fuis obligé de vous fuivre , & dé
pafler avec vous d'un article de maflbnerîe
à un objet de morale. Il s^agit de quarante
deux mille de vos frères , les Juifs dé la
tribu d'Èphraim qui furent tous égorgés
I • - y . ■
(*) Le fecretaîre qui parait très înftniit des
anciens ufages & des arts de l'antiquité , au^
ràit bien dû nous inftruire comment on écri-
vait fur des cailloux non taillés , & comment
cette écriture n'était pas feffacée' par le fang
des vidim^s qui coulait continuellement fur
cet autel de pierres brutes. Cette recherche eût
pLT leurs frères des autres tribus ^ à un
lies gués àe h petite rivière Jourdain.
Oït* leur eriait , prononcez Shibolet ^
épi de bled. Ces malheureux qui grafl
.^fejraient'&qui ne pouvaient dire Shibolet,
difâîent Siboleth , & ott les égorgea comme
des moutons Quelle erreur y a-t-il
donc Monfieûf ? Quelle mauvaife inten-
tion ? Quelle faute à dire quHls furent
îftaffacréspour avoir gralTeyé? L'horreur,
l'abomination n'eft-elle pas que des frèreé
aient maâacré tant de frères pour quelque
caufe que ce puiflè être*
IV.
î)u veau Jtoir^
Voici une affaire à peu près auflî
tnaâacrante & plus fcientifique. Mon ami
Àti plus néceffaire, que TafFreufc malignité
d*imputer à mon ami , je ne fqais quelles bro^
chures ; où il eft dit que Thot a compofé des
livres en caradlères, alphabétiques , écrits fur
autre chofe que fur des tables de pierre & de
bols } il y a environ cinq millç ans.
Ijui relpe<5lc- les tl^éolog^ps^.%^.qj4 ilè
Teft poiixt >^. a. foutcnu d'?ipris ;£lu§^jjji
T)èrQS de TÉglife & d'î^pr^S \^.,^^S
raifon , que tqut fut mifacde d^.ljj
yoies de pieu fureut autîmt. de mir;|cljp^
.que la faute & la fabrication, du ,y^a^
d'or en. 24 heujres , cet oi: jette dans î^
feu & réduit en poudre ,. i& avalé pi^
tout le peuple , les. vingt trois ,jpiljç
hommes qui fe laiflentclioifir & égorger
fans fe défendre , ^c. font d'auflî grand^
prodiges que tous ceux dont le Panta-*
teuque eft rempli. Sur quoi mon ami^ fi
proféré cette exclamation qui me femble
lî rclîgieufe & fi convenable *, . VhipQire
jffun peuple conàmi par Dieu même , ne
peut être que Phifloire des prodiges.
Commençons par vous prouver , Mtà
Gu'en fuivârit exadement rénonaé de la
lainte écriture , le veau d^or fut jette en
fonte en 94 heures :>_qV9i.m?i.l^ H^ïd^
Juive
Juive' rfàût point d'heuf eS encore , &
jbit qu*on fc ferve au terme d^un jour
ùVL iS^uxiù nuit 'pour exprimer le tems
èms lequel ce Veau fut fabrique.
£t Jàjoyfè e^ityant au milieu de la nuit
mmta Jkt la montagne ^^y demetù-a
quarante nuits \ Ex:ôd. Çhap. 14. ^ It
Seigneur ayant achevé tbiû ces difcours fuy
h montagne Sinai donna à Mùyfe fon
témoignage & fa loi en dèUx tables dâ
fierté y écriteïdudoigtde Dieu t Chap. îtf.
Il paraît , Monfîeur , que voilà ^ les
iquarante jours accomplis , & il eft clair
aufS j permetteis-moi de le dire , qu^orr
écrivait dànis ce défert fur la pierre.
' Mais k peuple voyant que Moyfe différait
s déf Cendre de la montagne s^ajfemhla devers
Aaron , lE^ M dit : fais Jîoiis des DîeUx qui
marchent devant nous , car nous ne favoni
ie qui ejt arrivé à cet homme , Moyfe , qm
nous afaitfortir de la terre d^Ëgypte $ ^
jTâTOTf leur répondit j ètez les parure^
^reillêret de yos femmes , fts f^ files $ ' ^
emportez les mOi^ ^ le peuple ^^^tOfMM.
Jîari)n avait commandé ; €^ apporta lei
parures oreiller es /& A^9^ k^ ^^WK
fçujes leur fit rm Veau avec le burfn^^:^ ^P^
^ouvrage de fonte ^ ^ ils dirent voilà^fqs
I>iettc y b Ifraelf qui t'ont ipré de la^tertfi^
é^^Egypte.: Ce qtCAaronaymt vu 5 ildrejfa
vn autel devant le Veau , "^ il cria par là
■■'•■.■■-'- , ' f ■-■''' j^i
f^oioc d^un Crieur: c'^ejl demain la fêfe diê
feigneur Veau.
Il me fcmble 5 Môiifîeur , qu'ail n'y ai
^ue vingt quatre heures entre lia den^andte
du Veau. d'or & fa fête- .Len quarante,
jours pendant lefquels Moyfe. & Jpfy^
teftèrent avec Dieu fur. la montagn?^
font pafles -, la loi. eft entre. fe5 n^ains f,
^ pendant qu'il eft prêt à defcçndre j I«
peuple demande à adorer dçs Die^x..,qiii
jnarclient: Aarpn imagine. un Veau d'oint
on le jette en fonte : on r^^dorgi .on^Çr%
pas perdix du teriis. ^ ..>,-; ^
Il eft très yrai que Mr, f igal dçvf^^p,
es içiois pour jFonàre un Veau d'pr , ,&'
^_._/e faiis le réparer au cifeau & à là
Eme V cWcaire moins au burin 5 car un^tel
iouyVage ne fefaît pas avec le buriii. Tout
èe1à éd très long , & prodigieufemeni
^âSfécïle s pardonnez donc ^ à mon ami ^
îâ^avoir regarde cette avanture comme un
|)rt)mgè queDieu p^rmettaitj car, aparem-
iiient V vous conviendrez que rien n'eft
Itcx^dahs le cours des chotes naturellesii
4E>è te éani^e de fondre HntJtiâUe iforP
*^Votï'i5 croyez-, Mônfiéur., que dani
Es dèférts d'Oreb & de Sihaï , il y avait
^è^ nloyens plus expéditifs de 'fondre.
i&në ttatuè de métal , que ceux dont.
fi ferven:t hos fcùîpteurs. ' J*ofe vous
' éë^^oîidré qu'il iiy en a point : il faut
ialîfbiuhicnVun moule ^ tellement pré-
^af é' V afrSté , afiTermi , entouré qu'il né
fe cafle ni né fc dé;mente en aucun endroit
penMit l^opéiration : )l faut que l\)r ft
If^'^iïâe fditûur -de lui exaAement j laiïië
B4
très long cft très diifiteilc. f" 3o 9up
-•Vous dites que vous av«» twijvi)^
î^aris , dans la ruo Guférin-Bôiflôau^f'fiiii
jculpteur qui vcmis a oiFart de yfaïUs^&iiie
Je Veau d*or en huit jours. Si votrisaTOk
lait marché dans la rue Guérin-Bosâfeatirl
TOUS lie deviez dèui&pas-dat^r vos idtxiA
4^vi village prè» d'Utrecht ^où Mi âte
que les Janféniftes fe fcyit refug|éç^ . :^
Mais dans quelque pays que vou»
{ièfliez vos miracles j je retiens place,
vous me direz avec La Fontaine:
; Voyez vous point mon Veau î ÛtosÇ
jt moi. , . , s
^•- _V;L- . -• »< '^^--^^
^^agnificence des Juifs , qm manqiiaîei^
4e tofuù dans le défeff.. * ' >^
'' Vous nous aflurez' que dans'lë déîexi
;ifFreuX d'Oreh ^ Jes garçons Juifs & lc5
filles Juives, qui manquaient de' vetei
mens & de paiii, avaient aÔez d'or k
leurs oreilles pour en compofo: ûii
que cQ pieùple ^<%ifî volées en Egypte^
i^domwnt tiwyé ci-devant environ neuf
. MiUîonsjui^itoë'he' comptons pas apr^
amw «fM€hfi€cnr^r& nous' vous en croyoo^
ferivâtre piir<^l**, -fim» prétcndï^e difp\it«p
iîuD àejk;>artjdl^« -Vous (àvez'qne quand lef
sM^l^i^ 9raf en&4hr di&nt » Dietr me l'a doii|b
aio.rLaitroiipiç4lt&^Gattou<àie jifoit , Bvtu
merc^oJe^Baigagiié.- .- * -
^..o^ :-.i/:'. -i. y. il- ••';•/ ^'^ j
' ]^,^^f: lorfcy^^^^Mo^je fut -arKivi p'is du
iamp , il vit le Vem ^ les dmfes , ^
dans faffrfmde colère il jetta les tables de
fajpi 5 MiHl fortuit, dcats fa main^, ^ les
trifa au f^ 4f{ la mçmas^ , • ^ f^fiffon\
^e yefm^ii^\ia}i9^ hrtda 6# /e
féauifitenfo0ierexlaquelIe^^ refondit défiii
iem ^; miffma à^ iaiî^e^afipc enfans d'Ifrapî^
* ' C'çft ia^ Moniieur ,-,qii»e je fuis pius»
que \?fmd de ropiniou reU©eufe . dp,
.B3
mon taxi , v4 ,# m^. , ^t,4qi|^„ihi#
miraculf ux 43Jtts ,rhifl;<j!^re.. du,p6u|l|M^
pieu, oAi ,pù»tAtdçpiea4Qè«ie.,,ipa|t^
^u'^n Dieu ne^ei^j)a)îler Sç^agir^ue^
pculeufement.,g^ft, *?n^ un txm giai^
•yrocrige, qu'un Ve^d'arjctté dan» i|i
feu s> foit ^CQûverti ,én ..ponàr^ Ojç
vousra;di.»^dit,& on.vous fe .repiàfej^
^ s'y ^SJ^^KiAf: fouâiCTU qi^qilB
violent qu'il puiiTe êtr9^.i}it4e.Ja.^i|,
mife de Sidrac ,,Mifa}c & Abdenago.f
Fûtrce un des feiix allumez ?(ytrefoi«- fgc
rinquinfciçrti?Fût-ce le feu qui confun»
U corps" du ï:eli)e<ftaWe ;Confeili«ç .(Jb
^rand'Charabïe , Anne Bubourg, & là
Maréchàlte-d^Ancre , "& lés cinquante'
Chevaliei?s du Temple -,& tant d'autres }'
il n'y a point de- feu , Vous dis-J6 ,''qùï
puiffij; réduire l'oren poudré ;• ce ftïét^
& prodigieùfement ducfHlë , W fort* , 'fè'
ïqaéfie. Mais que dans h déCettéSitQyi^té'
d'Oreb ,' où iîn'y à janiai^ eu d'atfcréis ',
t^ ajt trouvé 'uia aflcz 'éiloïme ^uànfit^
#î)bîs '^oxHPfoM^ lin grds Veiu ; ûV
^'^ftnpafffiiJlb à findliftfife îiumaine/'
Va^prôchïftïtf du camf( 1 parce que âaris
«ê^ carfiïi'^eoinpbfé die ' àèùx ' cékt trente
trtdlfe èombâttàfis ;Sl y avait ëfitre èeùsf
nftf fctttK 'rÂmtoi* ' de Juifi &' dé Jiiivesï
j^ariîè qiîè fl Moyfè, n^étànt^ pas dans Id
î:âm^;; put S^dîr' tout ''d*ij[ri coup' cet
•*iitriar,.;îl' fâltàit ^Viî fût Viëii gros ,' &
ma'mtJiWdé la'taillfe du BiBufApis, dônti
# était la' brillante im%e: ' > ^
iupT^outaccablerjncm ami vous cfangés
IJi^farocèi^ ckihiinel que- Vous hii fiaitts efe^
lina|titrô|>rocès. Vous pailez d*^ potable/
,Ou ^e vous à jamais nie qu.\>n^ût évaMr
d^. V^ç, ;6u x>lomb , de- Pânfimèiné, Que
.lïft pïrt^oïi |»âs avaler;? Mon. ami z^f^
.84
f4 Oi?^\ ^Jf^s^^^.
j 9P?: ;^P^? iotentp^s f.^^ qwi idaiw dfauiœaE)
[ teins pourafent aypiçie-ojTùçl icxâfetnàr?
^jSn4is qye.vQHS faites waler ces jpiiiuJbiS
Çigura^ères , prçp^rces dl'un^ mai^qW. tk"^*
m^^ tQut^à-fait ipdaïqye ,at m -tput;^-&ifc
Çatl^olique. , . pftur.quoj jiqjus iavjfcç*^ w^n
à ypj^s, parler djo^^potaU^? .. v, .r.
^ Si ç'eO; vôtre y^u cuit fQ#^ la fcrajifc>} &j,
çylyprifé paç cette brgife, Jç.çhçfçfift ioa^É:
poiEble^ comme tQ^te,la<erre CA.çpnvieiitio
^Si vous voulez parler de l'or potable iç»r
^ chartetans; c'eftiiÂôiq[iréftiQntrèçéîrên^j
gère.; y or eltmd^u(ftiWfe:îr^auflp*i9»3
agjpelle^/égai^ :,i parp^ ^tt'oa a (Jouimiàî
l^or tlf. îi^m d^içoi des méçauy :^ le^cpffi»**;;:
iljifljRa«ËjUtçimf>ît,5 .qp'olle na.,ï»%lwi
ôter ja piws, Içgèr^.pattiq 4e ,fa:C?l^tef}cqci .1
og J>ii jççfldp . avec .d^,reap. (|i?f <»?>j tfi«fP* •
Afôuâéiàr.v'qué'M^ ait &ic boàré'de
offrmwftti atiK>Jfi^lites pour empôifonnet
f8liit*3:^upJô de ÏDîéto. ^ '
.sl^ous' dite»: que Sthal , Chrétiôn &•
CMmàiftè^^^ fait de ¥éï potaBle , & vàixi
fdbf^îlbfi^optofoulèi Çfens dire qu^l opufi'
^â ) d^ tefquel^ il dit que le fel Je
mi^mité^mfpufre dijf&ui l'or ott point
de le réduire ehfoùdre^qu^on peut avcJerJ"
Ji>f<^6}.bic»iHqpië lè^foye de foufre nièié
a^iâ fiôati régale lui ôte la propriété d*ètre
ortffiilttiînaat-, propriété terrible plus
dlif^éi-eufe que -eelle de la poudre à
çaftétt; Nous regardons le foufre oominft
V^B^iritirni de Vor. Je n'ai jamais vu d'or
i4dÉtfti'eii/poudr^ que p^ir; la lime. Jà
jCégm^ tdutes les diflolutions d'or comme
4è« ^ pWfi^s 'mortels, , fatrs en excepter
V^^'pétMt de Mademoifelle Grimâldi^ '
je^ rie youâ pairie point des gouttes dti
g^i^^iJUa' Mèttoe4 Je ne ^tfttnm^ point
cette cbmpofîtion.^ mais je ne votrl
confeitlè pas- , Monfiéur , d*avaler de Moi
^ ChrétienrSthal , réVluit éh f)ètïch?è'^i!
le moyen du fel detâme & du ft>yè dd
£bufre : premièrement, parce qtfejçjïuié
tftisiir ^lie ces deuxfeuls ingrédie|j^s^çe
l^eii^eitt pulvérifer l^ot , & que fi S^tha^
a dit celai., il a: dit une infigne faufletci l
Secondement , parce que je iuis encore
très stir que vous feriez en danger clé
fhort^i (ÎTr^ifs preniez- de la diffolution
d'or faite par- les procédés ordinaires^ »,&
que je ne veux pas vous tuer , quoique
vous âiez^voulu^ tuer mbnami* , ^
* Helas? Mbri(îeur , vous avez parlé
fans lé favoir, à un homme qui n'eft
que tir-op au fait des préparations -de l^qy i
J'ai chez moi plus d'iifi Artifte ,qui nd
travaille qu'à' cela t il m'en boute afleas^
pour que 'je fois en droit de dire inon
vn&ï' ■•■' ^•- —■■■•■ . .
^^-^tAttmmuth Juifs iffà^étfm' ieutt
'^^^Vbùs' fëîtes un cîîme à mon atri
''^ayoir* plaint vingt trois hiille ' Juifs*
maflàcrcs pair les Lévites, leurs frères,
Êns fe défendre. AK ! Monfîéur ,' fi vous
ctes Juif, :aie2 quelque compamoh pour-
vos Frères i 2* voiis êtes Chrétien aiez
^ciî pour ,vos jpères. Mon ami a eu le
"bonheur d'inlpircr Telprît d^îndùlgencq
g hieil des gens qui avaient à fe repf ochcf
çles reventes impitoyables. * -NT^i-t-il pu
parveniV^a vous rendre humain ?
J?/ Moyje voyant Je peuple nuâ ^ cai^
' Aaron . P avait , ^dépouillé à cdufe de fort
ij^toniinieX^} [duVeaud^or} ^/Pavait
uîLJ, : Î-- '*. î; ■:• f ' ; ^ • ' ■' ^; i •
, (*) Plufieurf peri^nncs-.ftnfibïçs: oiit é^
furprifes qû^Aarop lui -même livrât les coïi-^
pables, car it paraiiTait le phts criininel ; là
peuple, avait , demandé dj^^]}ie^x qiy j)ia£%
çhairenty*&''Àarôii imagînàlè EœuÇ*' "^^^ '
istpafé au mlimJeJmiontpitir^ "à^Ë^fe
htetià Id porte du cam^ ,^^a&vi9»ri^ cok
Seigneur fe joigne à moi^ ^fm^céam\deM,
%*UC9 de LévifejoigmrmitàJuiy^^&s^l inéi
St: ^chacun mette foképieifut>faiadff^
edlez & revenez d^tme porte à . f^tr^^ w
travers du camp ; que chacun tue ^f rêve/
Jbn ami ^ fes proées. Les mfamie Lévk
firent ce que Moye ^Àrdonmii y ^ ip. y^iet^
en ce jour vingt trois mill» hommes rà»
ftu^acrés. r; / » > p
Quoi , Monfieur 5yoilà(pàr le teîdt»/)^'
Jîayfe lui-même, qui a Page de quatarj©^
vingt ans .pafTès fe met à la £eN:e; dHinc?.
troupe 4e meurtriers , qu^m fmjïi^i Jb
ntCn , & qui ave<; eux égorge de f^ ihaffli^
-vingt trois mille . de fes comï»apKMm^
Chacun tue fon frère , &a aaii ^/.'josb^
païrent ? C'eft mon ami ; à iiiofc.,.ïnow
innocent ami, que vous accules ,d^èSê
Tènnemi des jiiifs \ Veft K8b quif^ieuEffv
fuir les mfortunéS'qû'Gn-igoî:ge^ o&dflft?
î^l jBti^ i|(?ifeyîfiw^A^,^le8 vous--, qust^
ksi ^^prétftKftàidés. j6frt mmhrettpz. Ahil
Moàiîaïr^ 'ce'>i|'eftvpas à vous dç le.
éWL \Jé' àavétfâc^pas: vous demandera
tio^s^auiieï trouvé faon que Ton égcMrgeftt
;iingt!^<iis-miUe convulfionnaires. Je tm
Vo^ij^as vous outrager , comme voué
àvèâ iéfuité mon? ami. Quoi vous aurieif
à<marapp|âti(Jià':iaîSiî, Bswthelwmj xîar
'<i£n^i€s£)mht)e ^^ dix jtnille «ttoy^ent
^u'on égorgea en France étaient det^
r^s^es à vétr^ordiigion dominante ; lia
^tiient^^pj^s Coupables que vos I&aëlite^i
€3utiîlibpédiaien£ contre les loix connues^
& les^ifcaêlîteé furent moins Coupables^ ^^
quondi as sHmpati(^ntèrent de ne points
M&«m9Br 4es loix qu'on leur fefait attendra
àipbis jcptarante jours ! Ohois^Q.^ ^^i;
VnmrousrdbyÉE , afçrenez à pardonnerii^ v
: ^^^ôteciÀoi ,; Monfieur , quatid mèfSi^i
vimfi^'àinis^ été couvulfionnàiie , o^ qufr;
)dTnfe'Citofe:^&# je ne pouirais vous vou?.:
i^^^iN»k (^animèâis v^nsjmnîef
écxxt dç3.lettrç£ de tadbetiîits lB^;ftèIi[
le Tellier 5 encore aurais-je |>pur vonsqidi:
l^indwlgence ; encore ferais-je: votxe^ £ër«
fi vous daigniez ètxe le n^m. . ■.::.^\l\rk
jbf x?ô^/ quatre miïte autres Jtàffx ^é^X^^
far leurs frères. a
Atais -4 pard<^hhe2; encote fwe ftw i'
iaon malheiiretix îUni ^ fi a^wi i^lJl*;
plaint vingt tirois mîile paBvrcs Juift tmr
uipn pièces fajaslfe défendre^, p^ï lelfrprc^
jpres maîn$ dé l^oiftogénairç W hOttég&^
jwiré Moyfe. > & pat fes Lçvîte« i il ft éi-
0US pfé étendre fa pitié fur vingt q^atrt^
inille avtres^djBfcendaiits de Jacob ,. aâfa&^
fiftés rniviron quarante ràs s^m s fii^
toujours par leurs ifrèréSk --
Vous joroyez j ou faites 'fëmWàttrxlè
croire que. ces, vingt quatre mille Juift^^
luouçftretttâc là pefte en wn pûrî: Jè^^lë
fpubaike. Dieueft le maître de êh^tté>
geiirfijde inQrt4oiU il veul.quie les-hôsiuiiotf '
péœiâent ^Mâi^Ttôd k texte dans toute
fibptiret»;f ,« r\ .»; .-'rni-^ ^ . .
b^MèJBÊmtdl Mfà Moyfei Sêifi tùHî lu
Us princes du.pmifle^^ fsnds les toits a der
potences à la face du^foleU ^ Sœ Et^
#» en ttm ce jowr^là vin^t quatre mlUé
Pourquoi défigiurez-vous efitièrement
# âf^âiigQt ? Ce. fofit les princes du
]^«lf le qfU^Moyfç &tt d'abord pendre ^:&'
iMK»s iM^i^Js qyç M0yifeles.affeniidaaoec:
bitBpm" fmc pfndreAes cmipMes ! vouse*
pdpw3:^woir}Cependant que 2Lanui^ qui
ftft ii&iïine ie premier » était un prince^
^peuple i dux de cogBOtmse ^ chef dei
. Wi^U) &que&.&mme>ou ià ma&tredk
Ç^isbi y. était âUe du roi ou prince è^
Madian :' Cosbi -^ filiam Judsa Madian^
¥#Mvq)l^ dite&-vous que ce prince Se
^efite-piincefletnourûrent d'upe épidéfme,.
d'uiat pefto qui emporta vingt quatre
il»Uçfiiht>mtoes «n une jour ! OccififunPÎf
IsTeft-il paè vtaifemblablc que ces prin*
ces du peuple , tués par Tordre exprès de
M oyfe , étaient à la tête d'un grand pjtrtl
contre lui , & qu'ils voulaient dëpoffédet
un viellard qu'on nous peint âgé de ccftH
idngt ans dont ils étaient lafles & jalouiti
un viellard dur & mal avifé (félon enx)^
qui pendant vkigt annés avait fait errer
plus de deux^iliions d'hôntoies dant
des déferts épouvantables, fans pain %
£uis habits > fans pouvoir feulement
entrer dans cette terre promife , màU
heureux objet de tant de courfes f
L'auteur du livre "des Nombres , quel
qu'il £:)it , ne dit pas cela , je ne le dit
pas non plus ; mais je {biip<;onne qu'on
peut le foupçonner*
Voîd ce qui me &it ctoùre qu'on
peut me pardonner mon foupçon : je ne
recherche point quel eft l'auteur du livr»
des( Nombres j je mets à part l'opinion
^u grand Neuton , & celle du (avant le
Clerc 3 & celle de ^tant d'fiutre^. Je ne
veux
I^ji*; pôm:4élnàot âms ^ùel' e{prit on
^iyi^i.M: SmiÀJeitir., ce' livre dés
ifiiij^f! ïil^ç 14 :4te^ q[ué' fift.ïes diffi.
■'éH!fi^«,f.<îfif Vbgardént riiii^T;ï'. Je; me
4^îWf -''^^ toùclièjr !;^tt
'felogisfîii' , Je ieiis biçn ' '4ud cela l)«
^a5iÉÏ^W.<^««:'-pas.'' ;■■•',■■ .'"■' ' ' "^''
; y^ftçrique,mf ^ donc que le princ*
J^:, nonimé Zamri : -couchait dans là
£^tt| ^ffi&i&mmé <$u fa «âl^çffe » 'lai
ipipi^si^aiiœiéi^oslà*' fiUe^dji grapei
||iiw?e,Ma(d^te , noiwné Sur , lorfqu».
*|hiiieé;|e%1Bis ci^Aàfpi3r,;&jpetit neveu ■
^■^,Mpyie,"ltoimménça 'lé maflacre par
entrer ifù]6it^nieht dans la tente dé cps
'po^^, gué" rautèùr appelle Bwir/*
, ^HW^^y^'.Sç cet arriéré riéveu dfe Moyfe.
eïÇ.afllz vigoureux, &" ààçz adroit poià
fe^ii^eriou^'déux dPun ÎFeul èoiip-daiii
ISf '(fii^^és de ia gejlérâ'tibâ ,' parties ifui
V-.jtf
"ces cajitqiis i & iir lef^uelles.mèm^
fefiiit' les ^ferménts.^ Ôr^^^ cet àflafEnat
' facrilegè /.xorjiaiis par le ^ plus proche
m©
dés pj:iht;es dlfraël & de prince»
de Hadîân 5 ToAile^fée coîitxe le légiflateur ?
' *C'e(l' ce que je. laifle à Juger paç tout-
"^ïonimc éclaire & impartial. ^ , , ';'^ _
' fifécndi tempore in ipfôi, q^ue^les^^tellftjs
*c(é PHinee 'coururent aflaffiner vingt
quatre mille, nommes du géujyle _, /ans
^çompterics^çmçf s : .C^f^^i^W 'hg^^'S"
' iites-voys,? jêln^'Tçais i)a^s^je,,g^e^
j^mi^, ea. a' dlit.. V .il me. Wi}<îe^ .^f, X*^^
, JJl ç^tés à .faéx, |ç! n'ai, poiat ^^ Sîî.F?!'*
fÈàîXs fes 'ouvrages' le paflage ^é vàii
lui impmèï. .Laiflfe!&-moi jiïftifiei: ' itlo'ff
ami , & pleurer fur oé^àUTf e prlnte iSB
for cette Vauvréi'Ptîfteetfc'înafllicfrés'en
fefaht Tamotir/ Si Vous ne les ave!z jamai*
{ïleurés^ v j* ' vous ^laiite Un de vë*
{>laiferttg de Pafis îft'eKlKf fe àW-confolef
tôh mefdiMtqÎBe touticéfe-h^ ileut-.ètrtf
l^s vrai*: ce pïaifant lAe-laît ft^hiir.
* ..• ' ; -. •' X'I Jl^ '•' -f.'^ •*•• ia
t^: ::> u.W ^■•" " •' ' • *•' ^"'"^ " - 1
, .^ jQwf / &in£^ eo-foi^ ces cJppfçy, • , : .
'^ Ge ^''^ÎHMu^is plaifarit'^/'MoTifîetif |^
fe'^ettîpècKï^^aédifcùtèf hrté Vous , qûéi
SôriUë-'tt'-'écrïti lé prèrmet Voi voluméT
juilfs -;^^âns -quel- terris ils brtt'êié ^cHts r
s^ilî^'Wï tbûîi-eté di^éâ'par 4e Saint-i'
Erpritv-e-JatÀais il-^nér'sW'tfoiivè de'
Juif qtriôîf écrit fans être în§)ité , Comme ^
blît fait ^rôfeablemérirrFlajIari Jofeph]'
fc Philort I, &^nkéIos r&r Joiiathaii', &
îe« Àu^éuf* dii Tklinud , &r¥Âc)n''âmt'^
1^ DBK^iVyMILliM^SSdeKM
ïjpbraïm , rjiïi? à'mi graiid roi ^ ^Im
Vî^yeqU^ vôtre David , & plus éclairé
f. Dij5,uflîggar4eiMonfîeur jdeinaichat
S^vec . YQUS' fur v.ces . eharbot^s- ardents »
fgiqhe^ fovs jdesjçendres treml{*^fe^^^^ Cei^
à y()^^ ^]ft¥i^^rmet![ quelle^, t&ifpas- îivsit
fe grifuid; Nestor pQur d^cicfeï ?qtic «le
Pciitateiiqu'e fùt^ compofc ppi Samuel i
tandis que pluficurs. autres favants le
•roîent rédigé tel qu'il eft par Efdras:
pour moi je n'ofe entrer dans cette
querelle ; fl y^a des ' chofes qtïW dît
hardimg3:^.,isn Angleterre ,• & qufil ferait
dangereux 5 pçut être 5 de. dire à Paris ^^
an peut 7 joueX; avec m), prodigieux
f uccès j : tQutes les pièces du divin Sha-
kçfpearç) jnpis çn ne peut y prafejflfcr
Routes le$- déçopvjertcs de Neuton. -
, Ccjft. j^r la. même circonj^eâion fl[pe
je m rVQiis , .parlerai ni - du tmgify^t
Colins ,: ni du maître es arts Wolftqn,
m 4u,t/îf^/Schjiftcrsb^ry , ni du,LQr4
BoÈngbroke , ni 'du oelèfcre 'Goldoii , ri
de ce JkmetLx membfo du Parlement
Trenohai'd, indu doyéHSvift i ni de
tant d^autirds grands génios Anglais : quH
Je cumque^viro & ad drca^fàpe caveto. :
J'ajoute tcaifeto in Galliu & htHiffanii
fins quant in ItaUa. Il eft vrai qu'àâueU
lement toutes ces difputes théologales ne
font plus aucun effet ni en Angleterre ,.
xii en Hollande , ni en aucun pays du
Nord : on'eft aflei fege pour, les méprifer ;
un homme qui voudrait aujourd'hui
expliquer certaines choies contradiâoircs
ne ferait, que ridicule/ .
XIII;
S^iî a faîlf la cour a des Boucs ^ à dejf
Chèvres?
Faflbns vite aux fîngulatités hiftoriquef
dont il eft permis de parler. Vous êtes
fâché contre mon ami. de ce qu'il paflc
fçlon vous pQur Âvoir djit que vos grands
(;hèyre$.,: & ,vfts gçafkdsr tnères à de*
Spucsdassle^ 4^i(iei$s d| Hkdx^^ét Sin»^
Ô'Qreb,/de,C%dfes Bafhjé 5 ott.Ppn était
fort difeeuvré :. l^.çhâfe eft trè& vraifem-f,
l^lable , pi^(|Ue:ۂttj3 galanterie eft expi^{l
femenjfe def^idwdftiis vos livras* On ne
f'^vife guêpes- d'iiifliger la pe:ine de morfe
pour une feufce dans laqu'elb petfoane
¥iç tombe. Mais fi ces £mtaifies ont été
communes il y a plus de trois mille ans
chez quelques uni .de vos ancêtres , il
n'm peut. ré jniUir, aucun opprobre fur
leurs defcendans. Vous favez ^qu'on ne
punit point les enfans pour les fottifes.
des pères , pafle la quatrièment géné-
îration. De plus vous ne defçf^ndez point
dé ces mariage^ hétéroclites. Et quand
vous en defcendriez , perfonne ne devrais
vous te reprécber. ^..
* On ne fc choifit point fon pSrç.
Pîir un reproche popnlàîre
;. 1^ ^ ^^ point t)>))atiu ' ' ^
jrr jo'ÈS Chevr^eT. 39 ■
Songez que fous Pempire floriflant
d*Auguftè , * qui fit régner les lbix/& les
mœurs , à ce que dit Horape , les Chèvres
ne fureut pas abfolument méprifées dans
les campagnes : les Bbuçs en étaient ',
jaloux. Souvenez vous d\x' Novimus ^^
qtâ te de Virgile \ lés Nimphês 'en rirent , '
dit-il , & fi VOUS m'en croyez, vous en
rirez auflî ', àû lieu dé vous fâcher ,
comme Mr. Lardier du collège. Mazarin
«'eft fâché contre le neveu de Tabbc
Bazm , qui n'y entendait pas finefle.
Le Maréchal de la Feuilladô écrivit
uil jour au primée de Monaco , Lafciamo
qtàfle porcherie horrende. Non ho maifatto
Hpecçato di bèfiialita che convojha aïtezoA^
XIV.
Des Sorciers.
Je ne fqais jamais fi c'eft au Juif, ou'
flu fecretaire de la rue St. Jaques , ou au
{kvàiit d'un village près d'Utrecht , à qui
4q t>M9 Saiic/jBi^#; , ^
j*ai rhonncur. de parler. Quoiqu'il en
foit ç'eft. toujours en général à Ifraél-
que mes jéponfes doivent çtre àdrelïaes. »
Ifraël prétend qu'on s'eft contredit
quand on a parle du Sabat des Sorciers.
U xCy a point de Démpnografe qui n'ait
afliiré quelles Sorciers qui allaient au
Sabat par le^irs fur un manche à balet
pour adorer le Bouc , avaient reçu çettQ
méthode des Juifs & que Iç mQt S^b^t
en fefoit foi, .
Vous dites que ceux qui font de cette
opinion , fe contredifent en ce qu'ils
conviennent que les Juifs avant la tranC*
migration ne connoiflaient pas encore
les noms des anges & des diables , &
même n'admettaient point de diables ;
par conféquentilsivB pouvîlientfe donner
au diable , comme ont fait les Sorcières
& baifer le diable au derrière fous la
figure du Bouc,
Mais auffi, Meffieurç » ce n'cfl: que
depuis vôtre difperfion que voys avçaj
cté accufe?. 4'enfeigner la Torçcllçriç auxr
vieilles. Ce foxit les ançiensj Jyifs du^
tems de^ Nabucodonofor ;, du.teixiç de
Qrus 5 les anciens Juif$ jlii..]tçms d^
Titus , dU't:emad'JVdrienw-,& non lefc
anciens du tems de la fuitç .d'EgypteV^
qpi coururent, chez les nations vçfljdre des
filtres pour fe , faire aimer > des paroles ^
pour chaffer les mauvais génies , des.^
onguents pour a)ler au fahat endormant j >
& cent aut;-es fciences de cette jefpèce>. ^
Vous favcz combien de livres de magie ,
vos pères put attribué à Salpmon, Vôtre
hiftorien Flavian Jpfçph fp c^te guelques-,
uns dans fon livre huitième : & il ajoute ^^
qu'il a vu lui-même opérer des guérifons
niiraculeufes avec ces recettes. Je puis
vous affurer , Meffieurs , & tout ce qui
m'entoure fçaît que plus dW Seigneur
Eig^agnol:, m> écrit ^ & fait écrire pour
céder, lîi clavicule de Salomon, qu'on ^
leur avpit dit^êt^e en ma pofleflSon. Il
y a dé- viçillçs prxçyrs q^jii ^t^xiK bit;û ^
long tenis. ' ICe- genre huinaîii a: o^bligatioii
à*céuk qui tés détrompent.
Au refte , fi 'quelques pauvres femmes
Juives ôlir;;'tu' la bètife de fe croire
Sbrcierès ,/& fi autrbfdis'il s'en trouva
qlii'eu'rertt Idi'faiblefle' îd^imitér Phillire
& Pafiplîae ,'& de prodiguer leurs char-,
mes à ceux ^ui font zppéttez' les Velus
dans fe Lévitique ; que vous importe?
Cela né ddrr pas plus vous intérefler
que les ^brcièrê^ des bords dU Rbin qui
voulurtht immoler les Ambafladeurs de
Célar ; n^tttércflent aujourd%mles très
aimables PrinceiTes qui' font rhémicui
de ce pays. } ^
XI V.
'■'■^/. S^ls^c ^refpeElufU^l -
Vous exigez , Mbilfieur , que je vou»
difê pourquoi Dieu a doiiné plus dé pré-
f::epteis à Àbrabâm* qu'à Noé , & que je vous
dèvelofè*'fîDiéu-népeût pas donner da
j^ÛE^S T I ON S ArDV Ê^] 43^
nouvelles loîx fiiivant les terris & lei^
befoins. Je vous réponds qne jène fuî$^
ni aflez fort ni aflez hardi pour avoir un
fentiment fur une qucftion fi épineufc.
Je crois que Dieu peut tout, & mon
aoni ne vous fera pas d-autre réponfe.
Je penfe que vous: ne me répondriez pas*
davantage fi je vous demandais pour^uoil
non feulement le nom de Noé , mais le
nom de tous fesr ancêtres ont été ignoré^
de la terre entière jufliu'à nos pères dé
FEglife ? Pourquoi il n'y a pas un leul
auteur parmi les Gentils qui ait jamais
parlé d'Adam., le père du géiBe humaiii
& de Noé , fon reftaurateur? Comment
fe peut-il faire que dans une fi nombreufe:
femille il ne fe^ foit pas trouvé un feuk
enfant qtii fe'fôit fi)uvenu^ de fen gr^nd*
père , excepté vous ? Pourquoi la Cofmo-
gonie de Sanconiaton qui écrivait daisv
votre voifîhage avant ' Moyle eft-^eUe'
afc'folumeiit différente de celle de ce grahdr
Jjbmme ? Vous favez tout ce qu'oô peut:
dire. -Parlez , Monfîeur , car pour moi Je
nç dirai mot* ^ ^
XVI.
Arlimawc immondes»
Nous ne ferons pas d'accord , Meffieurs.
fes Juifs fur la notion du droit divin*
Nous appelions droit divin tout ce que
Dieu a ordonné; ainfi nos bénéficiers
ont dit que leurs dixmcs font de droit
divin y parce que Dieu même tous avait
ordonné de payer la dixme à vos Lévites
Nous appelions les devoirs communs de
la fodété y le droit naturel.
Où avez vous pris qu'il y ait tin ton
railleur à dire. Dieu défendit qu'on fe
nourrit de poifTons fans écailles , de
porcs , des lièvres , de hériffons, de
hiboux ? Comment ayez vous trouvé un
ion dans, ^s paroles écrite^? Où eft la
raillerie.? Lflelas ! vqua voulez, railler >
vous parleSs 4e Zaïre & d]Ql;^pie quand
il eft quej^on des griffoti5:.(5^ des^ixions ,
jt^iMAi/t Immondes \^
ittiimaiiX inconnus' dan» nos climats^;
dont il vbus^fut ordonne de ^otis aî^enit
dans le vâitre-^^ Vous rcprôthez^à moA
«mi d'avoir 'dît qtie- te gi^ifons^^ lè
ixions Juifs 'doivent être 'i7iîs' au rmg des
fnonftres'^ que -ce fçAi^'dès^'Jiïjpenf nîHs
Êhec des'.aÏÏeL JC'ui^èî. Il* ù^a ' )aftiais^ ' dit
cela, Monfîeiir , & il ëft incapable d^avoit
écrit qtfdnieft isdlé^ aVecd'eè allés. ' ^ .
' Je ne regarde pas vùtteiîïéfii'ile"à)miité
àne deces-caîéWnî» ci"û'èlîés( ^ùë^voué
àvezeuleintlîfé'ui^^^^é cbpiet'déiai'Yôtte
K^e. - VotfS'^vék' vn^âfpp&i^enïitïdttf cette
i^liràfc dai§-fc&^ defj 'îii2W^"&"^ îine brci
chutes- qtf^dii à'- faites c6hti?è' ttioh~ àmti
&• vôus-la^'^étez- àù' ihà^d: i Jè-toWI
jure i Môiifiéar litf ellfe'^n^îft^p^
> . - ., J^jfS Çochontf ., .,,, , ^
Qui que vousToyez^, 6ii iuîf'bik
Êhrétietti , «tt AtMléfeiiié ^i'of 'Xêcabite 4'
ou.haJbitant;4'Utxecht ou dodeur de U
tue '.^ Jacques , rvous êtôs. uu .fayanl
homiqpy yo^ç,,Q.Ve^.hen^ vou?
B:c<5srvuijige de ,vos Ic^ftuffes j il y aurail
P'?J%A s^:il^^*«^^^^ ®v^,^. y5ius;i:i^ous fe*
4f)ns gl5>ke. dfè«:re yosicq^??» ^ mo|i ^mt
& moi,^. jG ; y^i^f aviez^ un Rçu.plus d'iut
Vous^arle? très jbiça idf h*jbgnne^^r|
des Juif^i^Il éd vrairemblaMe;.>^tff 4e petib
^é aux^i^ f t^: ^1 fain . daa$les dé£brts do.
Ipi ,haflf ^^IJiftlf .de riAçahicrpéJtrée* V-qu*
ïiqu$ î^aâ?i?.4ftfi^ doAuéd^ nauv^Hesin^
jt^uâkms %^qpf ;$^i^ avie;^; ^prispourguoi
lesJEg^ptjens^r/i a^t^riçuçs, à l^jloi Juive,
jqe maçgegijéjat pQipt^dpj.cîppliÇfn... .Vou«.
vous nous difiez comment les Juifs qui
font tout le commercé di la Veftphalie ^
pays affez froid ou Ton ne fe nourrit que
de porc > n'ortt pu obtétût quelque difi
jjÇi^ej.4e}fivrsIUbi5ts.^...^ ^^^.^ .
ehofe qii'à nos Minimes ? Le bon Mar*
torillo Saint ^rànqois «te Faute , leur
"ordonna de.maiiger tout^^à l'huile en
calabt« : où'l%iiîië eft 1« nourriture des
|»auvrç{5 j,,i^s,irwwf«lt £^^.:k9m^>i?.-^P^^
pi'£a.^J^\^1mgi/fi,oj^ l'huile. jejl fln fa^t$
*5Çl¥tÇÇ^rarî* 9»'. «h -Çoia|epu . d^j^uily
|ou^ m}jij^^^éj^^à.fQ»f9ft^t\^r....C'ef^
■î>as3pepfpi^,|Rflj^gêtjîaraç ^ij!fi;çu|9}|^
fl^épr^, "^onr^i^ift|a^,^u.Jjjî|r§j
t J
k V I IL
Votrs dites- dans le tnèniie endroit' xpiè
let Jùift ibn^rcftez tes fçttls des anciens
jlcuples i ^i'. & qU'ite momphcnt'fdëi
fiècles. Mâî^'Tês Arabes beaucoup pltrk
anciens qu'eui fubfiftent en corps. à9
peuple & habitent tocor un' vafte pàyt
qu'ils oht toujours habité. Lès Egyptiens
font'tett'Egy^^'fbûs le nom dé Gestes i
& îi'(?ttt^*è)ffiHlîe que^.léur langue'. Leà
Bi^cmanes fubjùgués pàî? cèU!x qu'on apRi
paie Matite« -ofif cbiil^rVé ïéurs lois: ,
îéurs ritek^ ^''nième lïTàngiiede leurs
jprennîèrs^'pèreis? îcs^P^fiS ','-ilifperfcs
KJmtticJ'leS jtnfs , «ft-^ria-éfois dornîiiiâ-
Icijrsdes jiiife , font auflî attà'dhés'lqu^eiii
touj6ul#cohirflb eux tulé ri&feBltiH,c6it Le&
iSBinoi's^to4t&&jugttéS'qU'i!ïïb^^ par léS
^artares oi}t foumis leurs, Tioiiqûèurs^ k
|eurg
fkuptÊl hisT sns Es. 40
leurs ufages antiques , & efpereht tou«
jours cômiiîç eux une révolution. Les
Chinois tout fubjugncs qifils font par
les Tartares ont fournis leurs vain-
queurs à leurs loir. Ôri rie peut plus
dire aujourd'hui Gracia capiaferuni viSlO'^
rem cepit. ; comme Horace le difait a
Augufte : mais enfin il y a plus de cent
nulle grecs dans la feule ville de Stam-
lioul; Athènes, Lacedeiiione , Corînthc
& rArcfiipel foiit encore peuplés de
gtecs \ & pouf parler des petites na-
tions , les Arméiiièfis aflervis font le
Commerce comme les Juifs dans toute
rÂfîe & ne s'allient communément qu'en-
tr'eux 5 aîniî que les Côphtes , les Bra-
mes , îes Banians , les Parfis & Ici**
Juifs.' Tous les peuple^ qui èxiffeiic
Iriomphent des fîècleS; , ^
XIX.
Ordns de tuerl
Pan^ votre lettre troifièmc , monfiepr,'
où vous faites un magniâque éloge de
rintx)lérance , vous avez oublié de ci-i
tçr. le fameux paflage'du Deuteronome*
SU fc Ihi parmi wm un profête , qm
t^t vu & qui ait prédit mfigne^m
fj-odige j^ fi fis prédiSlions font accom^
plies i.& fU vms ^/> (iilons fuivçns d^S
. él^eux étrangers ^c. , • . • ^ ce profête,, . , ,.
fpit majfacré. . . . fi vo^re frère fils d^ votrt
mêre^ ou 'm>trefils , oi^ votre fille ^ ouvo^-
treferame qui efl entre vos br^s , ou votv^.
nmi (pu vous chériffez, comme votre ame p
vous dit j allons fervons des dieux étran^
gers ignorés de vous & de vos par em^ ^i9^''\
gezrlefur le champ ^frappez le premier coup
Ç^ que le peuple frappe après vous.
Vous avez frémi , monfîeur , fi vous ,
^tes chrétiens vous avez tremblé que
1>t)S lutfs doitt voixi vous ètw fidt fe*
trétaire , n'ftbirfàflfettC contre ks chr64
tiens de ce pafTage terrible» £it effet U
fameux rabin Ifaae du ife. fiecle l'etn^
ploia dans fon rempa^ de la foi pour tâ«
cher de difculpei^ ht compatriotes du
4eiGide dont ils curent le malheur 4'è^
tre coU|iàbfes. Ce rabin prétend qiié la
loi thofàîqûe eft éternelle , inimûablé i
{ lifës fott chapitre vingtièriié ) & de-ll
il Conclut que (té ancêtres fe Condui--
jiîrent dans î«ur déïcidé comme leur loi
rordoririait éiprcrfément. Mais erièii
|>uî{que vous nWei pas parlé àé céi
éffraiatit palïage , je ii''èri |)arlef ai paS. Jfé
trie féliciterai â^ec vous d^'èfîe né Tous
là loi de grâce * qui liè veut pas qu^drt
iplonge le couteau dans le cœur dé fort
ânli 5 dé foîi fils ^ de fâ elle , de foii
frète 5 de la Femme chérie > &' qfùî ail
èpritrâire doiîne réxempté dé |)bf ter fui^
fes épaules ta bfééis égarée. 'Éfés-vôii^
fefebis 'monfiéur ? je fuis prêt à vQiHf
parier* Mais fî je fuis brebis égarée, pot^
te^«4noi ; pourvu que ce ne foit pas à lai
toucherie.
■ XX
Tolérancti
Vous donnez ce grand précepte â
mon ^imi. Sortez enfin du cercle étroif
des objets qui vous entourent & ne jugeai
fas toujours de notre gouvernement par lé
votre. Ah ! monfieur , qui jamais avait
mis vos leçons en pratique plus hau*
tementque celui à qui vous les dom
nez ! on lui en a fait û foùvent uii cri*
jsne 1 on lui a tant reproché d'envifa*
ger toujours le genre humain plus qu6
ià patrie !
Et dans quelle vue |)arîe2-vôus à cet
homme , qui à Pexeraple du grand Fe«
liélon à embraiTé tous les hommes dans
ion efprit de tolérance , dans fôn zèU
te dans ion amour ? dans quelle vue
Tolérance^. f^
yHs-je, lui ordonneaj-vpus de forlir dû
«ercle étroit où vous le fuppôfez fenfcîî.
me ? quel eft votre objet? c'éft de lui
prouver que ^intolérance eft une verfti
iléceffaire & divine. ^ . ^ ' -^ n
( Et pour lui' prouver ce dogme ihfckv
nal due fans doute vousrfavezpomtdiahé
le cœur , i& qu*un inqmfltetir h*ôfen3t
avouer aujourd'hui ; vous lui-ffitës que
l'intolérance régnait chez les pfeu^les les
plus anciens & les plus vantés. 'Sëiôri
vous Abraham fut perfécute chez- Iti
Çàldéens, ce que Récriture ne dit paS'i
& ce qui ferait lilie étrange raifoh potn?
perfécuter^chez nous." Selon vous Zorci-^
àftre perfèciîta des nations , lé feu &' îe
fer dans les mains » vous^ èhtendcz ap-'
pareniment le dernid: dei Zoroaftres^>
qui au lieu d'ètrfe perfécùteiir fut tant
perfécute , tant calomnié cliez 43àriui)
Vous louez les Ephéîïens d'avoir op^
primé Heraclite leur èompatrio^e qu'ils'
pfoppidmerent jamais. Vous regardez la
3
fi^eçre ^t9( funphi(%Qnf conme uaff
fgf^t^ ih reMgicuf t comme U4€ gu^rr$
l)$mr id€)& ^f^uoie^te ^ TâçQU 3, 4^ you9
eroiez facrée. Ce n'étais pgpxli^t; %«r'if33,ç
Hfwi;BÇ4,vcH^ fut jwpelilççf :^rée ij^roç
Yqij^, jçhe^çl^e?! djniç le$ tépuWicjue^
^ 1% fftperftiltioflr , St 4e remgotteçient
tte^OTi^.Cïffli 4w^ l'efpapê de; t^pis qcqÇ
s^éçs .pMi3< ,dcmoi)tter .qju^e .Jf Qrçça
ç^ai^iuixdéa-fuitç.&^qw'U faut Fètjrq..Ott
d4«nQntrejiaiJi 4^i3ftème^ (çi^ii fouit feife Is
. , l.'€^^^â)||]ie d|Ç Siûcutip e(l euçoDe glnt
<i'A.iHt*is & de ]^éUtu$ çoww ArMudt
,4bt U viMtste des Jéfoites. Mais à pèlitt
ies Atltériièiis eiàrent4Is cmiimifi de cri.
^itte 5 qu'il» ^nr {entirent rhotreUr. Il»
punif6nt Aiâtnû & Mélitus , ils é\ey$^
ïcnt un teihple à Socrate. On ne doit ja-
ixizis ïippdlëi le crime des AthénlôM
contre Soetàte fans rappéUer teur repeit^
•tir.
'" Vùus imputez bien faiiflemétit Tinto-
icrance aux Romains. Vous cîtefc contre
*nion ârtii ces paroles qui lent dans fott
traité de la tolérance , deos fè¥tgrinù$ ne
^coltàfOô i qtfôn ne tende point de dulte
*à des diieux étrangers, Ceft le commen-
eeiÀent d^iliié aiiciehtle toi det douze ta-
-i>les ; il ne tappèi-taie qHë la {mriie de ce
--fragment; dont il avait befokt ators , &
toêtoèil fe fervit du mot prigriHQf ^tii
éO: réquivalént d'àdiJënas. Sa mémoire le
* trottipn 1 je vous l-aVOûé ôomme il me Ta
ïtVoTié : vôicâ réftonpé de la loi teHè cjoe
Giôeroû nous Fa confervéé. Separatim
*f$em^ ahfffU dtos n€V.e n^vos i fèd nf advt^
D4
pax mfi pià^icè, oidfciios frhatim cokiut^
Qj^e perfonne n'ait 4es dieux en parti[^
pplier , ni des dieux nouyea^ix à moii^^
gu'ilç UQ foiftnt publiquement adnris. ^
Or les dieyx étrangers furent prefquo
.tous nat;uralifes à Rome par le fénat. Tan-
tôt Ifiç eut des temples , tantôt elle fi^ti
çhaflee quand fes prêtres eurent fcand^
Uféle peuple romaiii par leurs débauches
& par leurs friponneries î elle fut enco'çe
rappellée. Tpus le? cultes furent tolçrçs
dans Roqiç.
X>ignus: Roma loqis que deus. mnis eaf^
Faftes d'Ovide*
Le$ Rqmains permirent que les Juifs
reçus pour leur argent dans la eafi^ta^e
du monde, célébrâflent la fête d'Hérodç»
Hej^odis venere dies. i & cela ipême pei^-
dant que Vçlpafîen préparait la ruine de
Jerufalem. Mon ^i a fait; vpi^ que Iqs
armées romaines commençoient toujours
par adorer les 4ieux des villeç qu'ils ai^
fîégeaicnt , & qu'il y avait une çpnim\i;
Tolérance: ff
rHauté dé dieiix chez tous les peuples pb»
licés de l'Europe. Il n'y eut que le diep
des Juifs que les Romains ne ikluerent
pas , parce que les Juifs ne huaient pas
ceux de Rome.
Comment avez -vous pu dire , môiu
fieur , que les Romains étaient, intblé^
. rànts ? eux qui donnèrent tant de vogue,
tant d'écl^ à la fedè d'Epicure & aux
vers dé Lucrèce , eux qui firent chanter
fur le théâtre en préfence de vingt mille
hommes. yf\'^Jc^\
Fofl mortem nibil eft tpfuque mors nibiL
. , ]Bieà ii'eft après la mort» la mQrtmémtt&*eftrtei4
Sittiris que jacewt poft ohitum loco 3
Sinè non nata jacent.
oh ferons^nous après la mort ?
Où nous éttoDs avant de naître.
Vous 'dites qu'il y eut des tem$ oà
quelques empereurs perfécuterent les
philofophes , les amateurs de la fageflc.
* Non , mbnfieur , il ny eut jamais de dé-i
crets portés contre' la philofophie. Cette
horrible extravagance ne tomfea jamais
f:^
.datta la tète d'aucun rûmain. \?4u3 aras
;prî$ poHr de» phildfophes de mifêrables
.diarlatatis difeiirs de bonne & mauvaiJe
«^^antnre» dos Zingari qui s'intitulaient
Caidéms , mathématiciens^ ; nous aurons
^ÛBX^ le Cbde la Ici de mathematicis e9ù
Mtbe e:^eUeneUs. C'ctafent des» profètes
^6 fédidon qui prédiiaieiit lajntort de^
tntpedfeurs y (^'étaient des £bix;llrs qui
psS^mt cihe^ quelques mébhans &
J9|uelq»es9 ignorant, pour ^dtxnner cette
mort qar les fecrets de l'art* Nott&
France fut infedé© de ces gen«-là du
iem$ de; Charles IX & de Henri lÏL
Les philofophé^ étaient Montagne i
Charon , le CJiancelier &è Phôpital , le
préfident de Tbo^i ^ le confçiUer S)u«
bourg. ^ Les philoibphes de nos )0urs
iont des hommes d'état éloignés égale-
4e la fuperftition & du fanatifine , des
des citoîens illuftees profondément jnf^
jbruits , cultivant les Sciences dansunie^
^etrake occupée &: paifîble» des magii*
iratS. d'une, probité iuaUèrable > fi fti
jpérieurs à Jeurs emploi^, qu'ils . favent
les quitter avec autant de férénitéj^uç
s'ils allaient. avec 1çtwcs.;,ww^v Vfnajra-
nos in agros aut lacedemonium tarentum.
Ces philofopkies. -foit tolérants 5 &
vous êtes bien loin de J'ètre , vous »
qui emploies toutes fbrfes d'armes coix-
I tre im vîeitMd: iij^érv -mort au monde »
I çn ^atti^nâ^ni une m^t pj^c^iaJBe» gp%
tre ifô; homioe > -que vpus n'avés jay
JWis- vu^ qui ne yous * jamais pu ^'
f enfer j pourqwtt f»t§$;Yo*is .contfe: li«
trois Yolmxkes ? pow^^i^ dans ce^ %ï4i^
volumes toi^tes cesironi^:Gonli»ue]ilea?
Ix^ùlxs cg» ii^ea , levi;^ ce» accu&r
ti(M}$ ^ torQte9 ce» ^almAm^ lîaoïaâëef
dans: la faofo de* là Uttémftte , & dont
oertfÂnemmil voias. j^'ki^riee f oint £iti
u&ge fi vcrâft avi«z . con<é vMrer qq^jt
Sfé V1at]N^ ]:sé&n4 Ot«s o^ for»» énortfl^
^^Qutxages; il nir, reâvn pas vîogtipap
e» m. tout. ,£t db ces . WKffi |mg^adt(^
les ehofes dont aucun honnête homme
ne fe foucie aujourd'hui , il nç rcftera
rien.
^pumtunt efi ht reins mmc.^^
;: XXI.
Formule de prière fuhliqiiel
Mon ami a renutrqué hiftoriquement
i|ue depuis la pâque célébrée dans le
défert après la fiibrication du taberna^-
de » il n^efl; parlé d'aucune autre pâ-
que ^ que la circonciiion ne fut p^int
cbnhuè dans le déféfrt pendant quarante
îms , que nulle grande fête légale n'eft
marquée , qu'on ne trouve dans l'ancien
teftament aucune prière publique com-i
mune femblable à notre orailbn domi«
nicale , & que la mifna nous aprend
feulement qu'EfHras en inftitua une*
Tout cela eft aufiî vrai qu'indifarenf.
Pourquoi y ^rouvéz.vous de la feufleté ^
fç d& la n^iivdife volonté ? Si mon ami
Se n tri. Mien as: éi
k mal dit , rendez témoignage di) maU
S'il à bien dit pourquoi rinjurie:&.vous ?
X iC I L
litféfifidefculpter^ dépeindre: 1{
Vous ayancei formellement que la
loi de Dieu ne défend pas abfahiment do
faire aucune image , auctm Jimutacre , mois
ien faire pour les adorer. Je penfe que
vous vous trompez , meilleurs. Je ne
fais rien de iS.pofitif que ces paroles de
Texôdé. € Vous ne ferez point d'imagé
» taillée ai aucune repréfentatioh de
> ce qui eft *fur le ciel en haut , m fiir
9 la terre en bas , ni de ce - qui e(l
» daiis. les eaut. c
Ce tt'eft qu'après ces paroles qu'il
eft dit* c Vous n'adorerez point cela*
> Vous n'adorerez ni le ciel * ni U:
^ terre \ lii l'eau. Car je fuis le Die«
*fort, le Dieu jaloux, b
Sti aptèj; cet ordrç il pré^ 5 Moîff)^
lui-même érigea un ferpent d'âîraîîtv A
fetnble qu'il fe dtfpenfa de feioî.*Si te
roi Ezcchias fit brûler ce fetpent com*
jne un monument dlddlatrie > il paraît
qu'il, fût bieiv liigrat eflv^jcs^ uïi tpiimal
^ui avait guéri fes ancêtres mordus pat
8e vrais fcrpènVdâns le dëfeirti II faut
3emandet ce qu^on en doit pèirfet aifct
ehanoines de Milan qui ont ce fèrpetii
3'airain daiis leur cglife* - •
. Vous 9^t% beau £»re» monûcya i
tu meffiçiâ|!s , vous ne feriiz: îaraaift
|oj:b}r9. à;,|iefi0^n^ qu'on 4oive enten»
dre dans votre fens cea parole ée Jepjbutt
|u;sc Ainm^nites. Ce ^, que votre Mm cha^
p0s , vfm: a Jomé ne vmU àpparUm^iL
fas M (itpif ? ^JmijfreZfdme 9pAt nws pfc^
iponr œ qfii mfte àktir^^ vs^tifûs* Veut
croiez qu'elles fignifient > c^ ^^ veitit
frttwd^^ q^U^oii Vou$ a doJEQxi;» ne y^us
iqpaftient^il pas ^ 4ûac tout nous apar«
tient. '
Ne tordons point les textes, ne ié^-
naturons pdiht k fens des paroles i t^eft'
un pot à deux anfes 9 dit un grave auteur » "
chacun tire à foi , le potfé ca^è, & les^di^*
putants Ce jettent U$ morceaux à la tète. -
De la femme à Michas* ^
■ ■ i
NQn > SQVL% ne f<P^^« jamais acrcrire r
à;pejrfonne %ue la feoi^ne à Michas ^;
ail lÂefi fait d'sLchefCer des idales, & dt»
pgier ua chg^^lai^ d^idgles^ fue la tri. ^
bu de Dann'aiant p«4nts^2; pillé dans:
le pais , ait bien fait de voler les idoles
& le chapelain 'de la femme à Michas >
HV^ le chapelain ait bit» fait, de béçir
cette tribu de voleurs quand elle eut ra^
ifagé j« ne fais qUet village qu*on nom^
»i i ' .i i .> » iHH lin li n m it ii n iiii I "m l
^ Miçhs«.
pipait, dit-op , l;-a&î:J(;.^îa^ ivm^i^
les Grecs > qu'un ;.pQtitf..% du 4frif
Mcttfe nojiimé Joaath^ait.bietiJaitr<l*^
tre gr^d aumômer des. idojîesfdp ics^
voleurs. IJn^ pefit-jSls ,de Moïfe J.| jijiflf
Dieu 1 premier . chapelwt d'util « tri,!^
idolatrç l G'eft bien . pis, . qup dç feutflh .
air dans un villajge auprès d'Utrec^tf*
jque les cinq prbpoiîtions ne ibifit {i^
dans Janfénius : c^r on confciei\ceJevJq|!
,crQis pas qu'il y ait te moindre mal ]sL
penfer que certains motû font (^>vl^
îbnt paâ dan^ Janfénius $ niais je^ gcq^
que le petit-filsdé Moïfe était ufty^Hr^
rien, & qu'on dégénete fouVèntjdtfttîl.
les graiides maifons^ - . ..^
i>ès f007O /wy> nkrts àe tmri fièiH
Vous ne ferex janï^s acrgîrct que Ij?
nombre cinquante mille foixante &diiP'
tic fejfe pas 56070. Je- lais bien que le
• doÂcur
i ■
. jro»r S9ÈîrM. *^f
âciAdur irlandais Keûwicoï dànsféitipatil;-
phlet dédié en 17^8 au révcrend^vèquô
tfOifort t dit , qu'il n'a jamais pu dîgé^
»cr rhiftoire des hémorroïdes du peui-
|ile phililïin ^ & des cinq anus d'or ^
•encore moins dit-il , Thiftoire de cinquan^
t» mitie fofacant'e &dix Bethfamiteô mort»
de mort flibite poùt avoir regardé râr^
the. Il dit dans foYi pamphlet , quV/ avait
mutrefois ainfi que fâ grandeur Ptvêquè
'Jl^Oocforti un furieux pochant four le texte
hébreu j mais çkî? Jk grandeur ^ lui m
fmt hitn Yevenus^. Ce pamphlet îrlandaié
êftafliz curieux; monfîeur Kenùicôt fe
dit de l'académie des inleriptioiis de P2U
ciS , quoiqu'il tC^îi folt pas : il projJofe
iûhfe fèufcriptîok d'environ ifix ceiit mille
tivrei ' fterling qu'il dit à moitié rem^
pUe^, à Parifc chez Smllânt ,-à Rome cheà
Monâlàihi i â Venizé chez Pafqualii &
à Àmfterdani chez JMEaré Michel Reyi
ÎSiatfi môfltcurs i s'il vous plkit de lîfé
jtet ouvrage* & fi vous demeurez 'b4
.effet auprès d'UtïècKt Kadreffez - vouâ
à Mate Michel , vous aurez parfait
contenteracnt VovCû* Vérrels *îc fîftèmc
^çmplçt de M. iKcîmipftJlJittMlft inawKre
dont les phiiiS\m^r:hmiit:f^^99idm
ffcrstiqri parte »a^iw/,,...dansi.la3piusx!Ëa»5
•r&tte partie des fejSbs. Vous ry^^isernrod
|>0;i)rquoi les felTeiS 4^^philiftins (joiasà:^
{lupks plutôt qu'une aptcii pairàB^^fhB^
leuJ^. corps pour ^voii? pris l'archç^^î&î
j^r quelle raifon, cliquante .iniU^fçêàttK)
fjj,& dix ifraélites niauruireût 4'^pii>€r
pj^xie pour l'avoir regardée :il<Mp^jittrï
dei^x vaches vinrent la rendre :d€^îl«ttl^^
gjain gré* : ., : ...,ih\R3
: . Vous avez fans doute étudié l-atiatcfeb
jjiiérî vous jugerez àcJopymtkÂ^MD^
JCenfiicotfur j'att qife- les Qx(mW9-:j^i^f
lidinsemploierentppurfahnqtter^di^s ^i^
iieaux d'or qui reffeml^laffpiH ^dsMt»ni^l$\
à, la plus fecrette partie d^s fe^.i Qebi
fçra preCjue auilî utile au genrç: huiwta::
qïte tout ce que nous avons ditj^fc^'i^..
.Tk
-;k./ XXV t
, ^^.-. l^i Jfraèl fut tolérant.
iiMoir:^ moitileur ou ineâîeuirs > m&ti-
ibni^a'^ jamais prétendu que les Juifé
tiàetitisété les . plus tolérants , les plus
kumakis de tdus tes hommes. Il a pré*
t6i&ia4 il a prouvé que ce peuple fot
t^tôt ln&dulgeiit & facile, tantôt bar*
feéra ^ impitdïable j qu'il a été très-in-
Odtileqèent comme Pont été tant d'autre»
peiçlès. VoUs ne nîe« pas que les Juifs ;
itfa^dtiirété auffî loups , âuill panthères
qae''iïoiis f avons été dan$ notre faint
fiarthelemi, & dans les troubles du tems
4le' Charles • VI. Les frères Juifs mat
&ct^reftt'%ine fois de gaieté de cœuï ,
i4iLg]t^ttois mille frères, & une autre
feis Tingtcquatre mille, & une autre
IbiiS , s'il iià'en fouvient , quatorze mille
W^ixt^ cent cinquante dans la /querelle
4^Aaron avec Coré. Cela prouve afle«^
4ur le peuple JFuîf était j^ro.i^pt 4 1^
ItJ^in. Vous m'aççôrderéz auifî' qù'â^lfii
4'autres fois très-accomodant fur le chtféi
Il fut tolérant quand on adora îfciuià' ^
"ÏUmphan dans le defert pendahtq^ràti
»nnces , (rafilgre les affreux aflaflîhaè'rdè
Sf^t defrères égorgés par d'autres^iré-
res. ) Il fut très - toiérant q^uarid^lié
fege Salojnon fut idolâtra. Ifracl fut tirè^
^ tolérant > quand Jéroboam- St- éttget
deux veaux d'or.j cour rempbrtët fSt
Afiron qui n^en avait autrefois erigê
qu'un. Jérémie toujours infpiré de tiiëià
ne fut-il pas le plus tolérant des' hôiti
ines , quand il prêchait au nom de^t)iëû
qu'il fallait reconnaître Nabùcoddiiozor
pour bon ferviteur de Dieu ; quânià *â
criait que Dieu avait donne . tous lèfe
jiaïaumes de la terre à fort ferviteur ,
à fon oint , à :fon meflîe Ifebuco^onà
%ox 9 & qu'il rfe mettait un jbug'i^oi
fi Ton veut un* bât fur le cou pour li
prouver ? . ; / ;
Ne.fdycz pas £urpïi^ d^^^si^mpfk
fM^ftf* ife'^c^ GpntJ^riétéB étèrneUes.;
^ire du genre Wniâîn. Les nàttorifr:
oni entouraient la petite . horde ' Jufve v
fiàipelaiènt toutes peiipk âe Dieu. Xciiifi
^|les s'apeiaiënt ville de Dieu, àfonç*
j^eore nommées ainfî s leurs habitans
çç^^p> àuffi inconftants , aiifli fiipcrftir .
.t^i^xque les Juîfs. Tutto ilfnonJù efolP^'-^
S^come lafamglia nojhra. Et vous-mèmei* -^
^eflieurs , n'ètes-vous pa^? auffi incont
tpi^t^ que Içs^ anciens Ifraëlites , quand
J^ans, une lettre vous faites des complî-
inens à mon ami , & que dalas une aé-*
^re vous l'accablés d'in)ure& & de caloms-
j.yifs ? Moi qui vous parle , je fois au£
^r faible., àufïî changeant que vou3.
l^antôt je prends férieufement vos ci*,
^tions , vos raifonnemçhs , vôtre mall^ :
j|nité,tant6t j'en ris. Quel ©ft le réfuif ;
tàt de toute cette difpute ?.c'eft que noiïs .
nous battons de la chappe à l'évèquè. .
JEnçore yxn mot ^ mes chers JuifsS
fiir la tdérœce. QuiÂiqiie vôUs .^(^]^
trèé-piqués contre 1^ ncm>^u tirflamèttt/
Jitf^vôUs conjure d& Hre k ptrabôW éè
de l%érétiqiie fi^mai^in qiii {eeo^t^S
qui guérit le voyageur bleffé, fÉhffiy
qâe le prêtre & le lévite Vzh^hdoUneiAJ
Remarquez que JeAi très-tôlérant prenél
Fexemple de la charité chez^ uR ifioré-^
dule, & celui de la cruauté chetdeiW
doâeurs« ? - \ -^
XXVI I*
? Jujles plaintes & hons cmfeik.
Je viens et vous dire , monfieur ob •
meflîeurs , que je ris quelquefois A^
cakmmies atroces que vous vous èt^es-
permis de recueillir & de répéter côh-
t^e -mon ami . Soyez perfuadé que je
tî^en ris pas toujours. Vous lui impù*«
tez je ne ïvh quelles l»rochures , intkii^
lées didHon phiiof. ... ; nfueftions
de Zapata , dîner du • comte de S. , &r
vîn^ autres ouvrages un peu trop gaia^*^
BMriée^f jeH|^çs,,ge«>$^'îty a bî«n de la
Wfffii^ ( )^ parl/sid férieufameiH; ) à.
YSK^^rObai^r lïti. homme acoaUé d«
fÉI9-i^fC^aniié^s 4 KM} folitak^ preiqUjiF
î^QORtiili 9 u^ moribond , des facéties do
4;i^M9 jettn^s pliants qui folatraieujb
il y a qtiai:ahte ans. Vous prétendais l*:
brouiller avec Mr.. Piftto pour lequel
il eft plein d'eftime. Vous efpérez lui
faire iiitenter un procès criminel par des
i^iatiqùes; Vous perdez votre peine; il
dÇsfja ii^ort' avant qu'il foit ajourné ; &
%'il eft.en vi$ il coiifpndra les calomnia^
rilLjip; ^rai que vous paraîiTez avoif^
b«ft}|r2Je^ dans la gu>erre of&n(ive qu«:
Vfti«»ffiiites , Jvoys combattez avec des-
?irjppbç^ q^'on révère 5 vous pren® fur
IJljUtcHe cotitcim dont vous voulez ftap-
El^iPr-v^tre victime. Si vous demeura
.E4
dpnsi un village auprès d^Uçrcc^tiioVOXi^
Étçç yiûimes. you^incme&.v &,-yûjïs ypm
Uz^dayeniç bourçaux ! Et de qui? d'un^
bpmfpe , ,qm a . tQUJQurs ^ ^ud^muié. jf^çf^
j^erféçutwts, •.....:.;
. Qpe »ous iinport^aufbiuJà vo|jfi5^
fl^inoi , p^uvTfô: gaulois qixe nous foisH
inçs , fi on^aicrît )e uq fç^s w-, &vjç i|e
l^i$, quaiKl:, qu'un b^rbajre. dans.unç
gueire barl^a^e entre des villages barba-
res ait égoxgé(>;fe filje par piété. * Qu^
nous fait l^loi de/ce parricide qui^rdon^
naît que ;tP.ut cô qui ferait voué ferait
xpaflacré &ns ; rémiiSojKi:? Se,; quoi nom
cmbarraflbtts-n.ous fi un homme "^^ pi:«v
cba.tout n\id autrefois , 5$ ifî. c'éjtait vHt
figne évident que le roi à^ASfyïie enima^
lierait pendant trois ansl^ Egypticçfi -^
les Ethiopiens capUfs, tout.nu4ay.^anf
ibniiers , tnmtrani leftrsfj^s pqfit,l^
gnominie de l'Egypte.
♦jephté. ' ';
*KN^cfl>cfe-î)iïS'en^réi5té tme étrartgc &
Aîftè '6lc<ïfipûti<ni pour 'des habittms tle#
éSkès occldefntàlfes ■ de Pocdâent de s*»-
jffiïnîét'îéà'^tiihs* contre les antres , pour
décider comment s'y prit un voyant jï
ôh*httW fur le bord de ta rivière de Gho.
itt^i *^'totfquHr coucha trois cent qua:.
ift-^rtgt dîr Jours fur le côté gauche*
îc*»^u^ mangea des excrémens étendus
dtet-^fôn^ pain pendant tout ce tems-là ?
tFaiit 1 il injurier , calomnier , perfécu-<
«r'fiujôurd'hmfon prochain , pour fçai»
*éîr fi un autre voyant *=^ donna autant
6'ai^geht à la proftituée Gomer fille d*Er
èîSaïrh dont il eut trois enfans par ror4
<ke exprès duTeigneur Ton maître ; qu'il
t^ donna à Pâutre proftituéé adultère par
le même otdre ? S'égorgera - 1 - on pouf
prouver que cette adultère ayant eu qua-
tre boifleaxix d'orge & vingt - quatre
* Ezechiel,
?* pzec.
9t XK^Xfi^^fénm^^wcm^fll
fioWAflrdr Hâta, Unn?jàa7&llut^pa«Lt^
^ut^ à la iîmple^ipEoftttuéct d0ïitfe3Jk
çjjt. l;rois enfants ? . ; > ; or/
, En bonne foi , melS^^irsr.K.ikyraodanô
c^t ancien. Uvre plies de ^«inq ceiit, pn&i
iages tout auffi dilBcUes à esqpUqilGlr ^
& qu'on: peut tâchée d-c^ateodre ;^D|fc*
d'oubKerou de refpe<aer fitfis ^o^èn^orp^^
gerfonne, 3 , 'rro::?
J3^ 61 milU ânes ^ dt iZ miîhipucéks^^
Malgré le dégoût mortel que , me^
donne cette vaine difpute , vous me f<^-
cez de continuer à vous repondre ,>
puifquç vous continuez d'infultcr & 4^^
perfécuter mon ami. Vous lui repro*.
chez d'avoir voulu infpirer la tolérance
aux hommes dans fon trait^ de la, ^$^<y
lérance. Vous vous réjouiflez dç, ç^, ,
qu'un capitaine juif dans le petit 4éfe!:fc^^
du Madian ayant donné bataille ^^^
XXKTL UTILE TUCÉlZESj ff
Kàdiltlâtes ait*%orgé tons les honv»'
lires & n'ait dans :1e butin confervé ta
vie qu'à trente-deux mille pucelles, à
fiïr cent Jbixante & quinze mille moiu
tâfl6 , à foixante & dou2e mille bceufs »'
& à {ûikante & i&n mille ânes. L'auteur
^ la tolérance n'a parle de cette étnuv-
gtf capture que pottr examiner s'il faut;
croire les écrivains qui aflurent que
parmi les trente*deux mille fiUes con«
fervées il y en eut une par njille im-
molée au feigncur , comme ees mots
trenfe-deux vies furent la part dufeignepir,
Semblent le démontrer.
Si vous lifiés dans un auteur arabe
oU tartare ^trente-deux vies furent le far-^
tàge de ce vainqueur , certainement vous
n''entendriô2 pas autre chofe , finon ,
ce vainqueur 6ta la vie à trente-deux
pètfonnes. Ceux qui ont imaginé que,
le^' trente-deux filles madianites furent
cinpldîées au fervice de Tarche , ne fbn-
g^nc p^s f^ue jamais 61U ne fervit a\i
fif^aire cfeez4<;s. Jinfs» p, qu'ils ,^]'c,^.
rçnt jamais d« nomiç^ i que î^, yfi^-f
lûtéj étfut çhaz ûu^mW Jborrçjir,'Il^
^nct iafinimcnt pr<)^^1e , i fuivr^t^ ^|a
tftxte ^ue les trente-deux ipucelj^;f^j^-|
îciit immolée$ j. & c?eft-^ce jjui .p^j^
avoir &it dire au R. JP. don Caln3tç|
dans fon diâionnaire à Tarticle madia^
mtQ. Cette guerre ^Jl. ferrihU..^Meti
cruelle», ^ fi Dieu, ne t'avait ordomé^f,
m ne fourait qtCaccufer Mpips -4'^jtifiicfi^^,
^ de brigandage.. ^ : , |i,
•JVrégfirddeS foixantcdouie mille boçijfsç
^ des foixante-un mille ânes , vous yo%'.
IfiL rendre mon ami fufpcél dUrrévérçnge^
parce que dans rhorrlble dcfert fajblcH
açuxfde Jared & de PAxnon Kénffédçç
cockers , on nouri0ait fîx cent . foixante.
& quinze mille brebis, qui. furent pri^^^
tés ^avea. les bœufs , les ânes,, & lef
fiUes: & là deflus vouji dites avoir lu
^u'en. Dçrfitshire dans un petit terreii>
marécageux.» il y a., quatre, ççnç mjUe
ttôiJtoris. Tant pis pour le propr^tal*
rêV itionfieur 5 j'en' fijaii des nouvelles ^
cfeekmôî, les 'moutons, meurent bie»
«te^'iïm les inafécagèss JV ai perdu
r^rnfiens. Je né -vous eonfeille pas de
ififé^Td tbs moutons dans un marais ,
iê&tèé -y des étants , élevez -y des"*c:ir*
Au refte voiis pfenés trop de peîiio
âô* ^cttercher les limites d'un Madiali
'fft'è' le ruifleaù de FArnon , & celles
d'un autre Madian vers Eziongabexv
E^tih pouvait être très-aifément une
eotônîe de l'autre, comme on dit qu^
iiôtre Bretagne a été une colonie de h .
Grande - Bretagne. Mais à propos dé ce*
Âladîànites dont l'horrible deftrudtioâ
^oiïs plaît [G fort 5 & qui Habitaient fi *
foiii d'Utrecht , deviez -vous outrager >
dénoncer , calomnier votre compatriote
parce qU'il a recommandé l'humanité i
is(. tolérance ; parce qu'il l'a infyitétk
âé$ hommes pui^ts » parce qu'il : 9
teoân fçnrice au gctiie hùmeiti ?'â tidttii^
aurait rendu (èrvice à vous^hiÂmk''^^
vous aviez été perfécàtés pat i les ^Jéii
&iteà.- • • " i -/• ,. •• f ';. v'UjiM
D^x oifmts îla hrochâ^ '"
Il rfeft que tïop vrai, monfieur ro^î
taelfieurs » que préfque.tous le pâupleÀ^^
ont tâté de la chair humaine i Vous 7;
n'eu mangez pas, vous n^ètes pascam^;
tropofages, mais vous êtes des auteurs :
Androp^ekthroi , un peu ennemis desv
hommes , fi j'pfe le dire. Mon ami
qui a toujours été leur ami ne poil*.
vait croire autrefois à Pantropofegie» ;
Il a été détrompé. Meifieurs Sank.^;
Solander & Cook ont vu récemnakeniK
àe$ , mangeurs d*hommes daits lçur$
Voyages. J'ai fort connu ^utt^ç>mMfà\
Brebeuf petit - neveu de L^ait^KHilé ttâ*
duâeur de l'ampoulé Lucain^i & làii
f évérçnd père Bt^beuf jéiHte mti&ta»i
'tsà:» J^it Qm^àAiikinùi cosité que &»:
g|ai%d#oâde ie jé&ite ayant coit^erti un
fuà^t i^£anàdiea ^fott )qli ^ fds compa^
tiiotes très-piqués rôtirent cet enfant 5 \m
mangèrent , & «n préfcnterent une
feffe au rçvérçnd ^xt Brchçuf , qui
pour fe tirer d'affaire leur dit qu'il
fctffiit maigre ce jour* là. Le révérend
pèrercCharleroi qui, fut mon préfet il
ysaofeixaftte & quinze ans, au coUè'*
gende Louis le Qrand, &<qui/ était un
pemv bavard , â conté cette avanture
idatiis fon hiftoire du Canada.
-V«ous reportez vous-même que mon
ami vit à Fontainebleau en • 17ZÎ une
1>dte Sauvage du Miffiffipi qui avoua
«lYoir «^^ diné quelquefois de chair bu*
irÈflm* Cela eft vrai 5 & fy étais ^nott
psts-au dîner- de la Sauvage , mais à
Fontainebleau.
Vous fçavez, meflîeurs, ce que Ju-
vétfel taporte des Gafcons & des Bat
t^ues' qui aVâietit tu une cuiGne feitti»'
blable. Julcs-Céfar , le grand Gé&r itl^
tre vaiïiquemr & notre légiilateiir , •
daigné nous aprendl^p d^n^ fon, ]yit^
fept de bello gallioo y que .Iqtfqu'^
ftiTiégeait Âiexia eu Bourgogt^.»^ l^v^i
quis Critognac homme très ^ çloqi^i^l
propofa aux ailjégés démapgçr . touçi 1^
petits çnfans l'un après l'autrei, l^ort
l'ufage; Je ne me fâche ppiut qua»4. PîJ
me dit que c'étsfitja coutume àt n^
pères. Pourquoi doue les Juifs fe fâchc^
raient-ils quand on leur 4it e|i. conyet^
fation que leurs pintes ont fuivi quelle
quefois le eonfeil de ce njonfieur dç
Critognac?. . , ^
Voulez - vous 4Ue j'ajoute au téiho^
gnagede Céfar. celui d'un faint qui efli
d'un bien plus grand poids ? C'eft St^
Jerônve. » J'ai vu , dit-il , dans une de
B fes lettres ^ j'ai vu étant j^une dans H
> Gaule des Ecofiais qui pouvant fe nou-*
» rir de porcs & d'autres bètes » sàmaiex^li
> mieux couper les feâes de^ Jeunes gai^
> çons
^fts^ A lès tetônsaés 'jeunes fiilleS. Puis
lervii^. !'V. . -' Tpfe'^ adolefcehtulus videi'iin
W'^tforfB'// Scoiàs fmtanf'vefd camibus ^
^WiH^'fecùr^m ^'pecudum nates repe^
'iWiV'y' fàm^ jtihénufn nates ^ finninûh
i%W papitlaf foleré alfchîâere , ^ has oL
fkftnm dèliciui arhitrari. *
-^'^'^ a. t. Il donc tant à s'ëmetveïïlet >
'fcorifîeur ôti rtiéflieurs , qtre les Juifs
ilîéht faî^ 'qjuélqûefoîs la même chère
•^^V' hoirs , &; ' que tant d'aùttes na^
t&fts tiui nous valaient l)ien ! Je fufe
'^eflbâ'dé que Mi'. Pitito rfeft poirit
'ifc tout îlumffié qui'uftè femme de Sa-
ïnarie ait fait autrefois avec fa conî-
itoète', la îpfiartié îïè manger leurs en^
^*is l'un àprte l'autte: Cela fit un prô^:
*ès -par* devant le roi dlfraël. Où âVcSs
^uS pris que les de?uSc fiémnies plaidé^
^eîit devant le roi dé Siric ? ' "^
it 1 r»
'^'^••^. Lettre contre Jovînîen lit. 2. Page ^t\
•içaition de Çt. Jjyômff in*folio à Frauc%t i'sH^
Chtift Ccaskîum '1^4,
XXX
Menacis de manger fes enfmts^
Vous râiibnnez » je crois 3 un peu Ic«
gèrement quand vous dites que les me«
naces £dtes par Moife aux Juifs qu'ils
lûangeraient leurs enfants^ eft une preu»
ve que cela n'arrivait ^ & qu'on ne pou»
Tait les menacer que d'une chofe qu'île
déteftaient* Dites - moi , je vous prie ,
de ce que Céfàr menaça nos pères les
magiftrats de la ville de Vannes de les .
&ire pendre 9 en conoluriez-^vous qu'ils
jie furent pas pendus 5 &u9 prétexte
qu'il n'aimaient pas à l'être ? On ne
vous a point dit que les mères juives
mangeaflent fouvent leurs en&nts de
gaieté de cœur ; on vous a dit qu'elles
en ont mangé quelquefois ; la choie
eft avérée. Pourquoi vous & moi nous
mangeons»nous le blanc des^ yeux poiii;
des avantures fi antiques»
X XX L
%îcai£er à table la chair des officiers * ly^
èoirt le fang des frimes^
H cftdit dans l^ànalilè de la religion
jfuive & chrétîeitin« attribuée à St. Evre*
imont i que la f roméfle faite dans Ezc-*
fchiel d'avaler la chair dés vaillants , de
boire le fang des princes , de manger
Je cKêval & le cavalier à table j ' regar*
de évideiîâment Icd Juifs , & que les
{^romeflès précédentes font pour le$
corbeaux. Mt. Frérct eft dé cette opi-%
Hion y mais qu'importe î Je vous cito
îôi St. Evremont ^ parce qu'on mettait
jfous Ton nom mille ouvrages auxquels
Il n'avait pas la moindre part. Vous
tn ufez ainfî avec mon ami. Laiffons*
là tous Ces vilains rfepas » & vivons en*
femble paifiblenjent ! Que je voudrais
monfîeur > avoir l'honneur de voua
^j(Uier à diner dans ma chaumière avec
F %
S4 J£P^t£^
des philofophes tolérants qUi iiaigiicftlj
y venir quelquefois. Nous ne mange-
arions ni k cheval ni le cavalier 5 iiousf
parlerions des fottifes anciennes & mo/
dernes. Vous nous inftruiricz ; voua
trouveriez eli iious des cœurs ouverte
& des efprits dignes p^ut-ètre de voutt'
entendre. ; -
XXX I I.
TMt ce qui fera voué ne fa-a fomfi rsù
. à^Hii mais mourra àt mort.
Vous acCufez mon ami d'avoir dit
que les facrifices de fang humain font
établis dans, la loi de cet exécrahU ^
défeftahle peuple. Je ne me fouvient
point d'avoir lu oes belles épithètes
ainfî accolées. Je crois pouvoir aflurer'
que c'eft une calomnie , non pas exé^'
crable & déteftable, mais une pure ca-
lomnie 5 d'autant plus que vous ne d^
tez ni là page , ni le livre. Mais il n'effc-
jEfHTÈ. $f
jpas queftion ici de fçavoir fi un «crivaiit
a injurie & èalômnié un autre écrivait!
à lui inconnu l'an 177 1 dans un oi^.
vrage imprimé en I775. Il s'agit d'en-,
tendre le diajpitre 27 du Lévitique
qui dit : Ce qui fera voué au Seigneur
"ne fera point racheté , mais mourra Je
mort.- Ce texte eft aflez clair , ce me-
fcmble , il riy a pas à difputer. Et quand
vous dites que ces facrifices font dé-
fendus ailleurs y que pro^ivez-vous par
ce fînguïier raifonnèment ? vous prou-
vez que vous avez trouvé des contra*
cliftions : c^eft à vous à vous fauver de
ce piège que vous vpu§ êtes tendu^
Je me retiré de peur d'y tomber^
XXX II ï-
Jepi^é.
'Votis ri^ôfez dire nettement que fç-^
Ion ie texte Jephté n'égorgea point fa
fille; La chôfe eft cohftarite ,*trop ave-
Fa
tée par les plus grands hommes de PégUfiip'
Vous dites que peut-être cela s'expliquait
d^unç autre façon , q[ue Jephté poyrait
avoir mis fa fille en couvent » que Louiç
Çapclle & don Martin ont faifi cet ccha^
yatoire. Je ne me foucie ni dp AJartiii
ni de Capelle 5 je m'en tiens au text^
en qui je crois plus qu'en eux. Jefbt^
fui fit comme il œvc^t. votiL Et qu'avaitji
il voué f la mort.
Le roi Agag coufi m mm'ôeoao^^
Il y avait donc che? Içs Juifs de^
îàcrifices de fang humain , & celui-là
cft bien conftatc. Vous voulez donnor
un autre nojn à la mort cJn roi Agag. A
la bonne heure j nommez fi vous vou«
lez cette avanture nue violation exécra-^
ble du droit des gens >. une aéUon hor-t
nble > une action abominable. Elle ei|r
raportéé par Thiftoriçtf des lojs juifs ^
^iii doit &ire mention des critno^ côm<*
«le des bonnes acflions. Mais remarquea^
Jbien en padûTant, qu'il y a une très-grande
difierence entre un livre qui cdntieni^
k loi » & une iîmple hifl;oire« On nû
§ot pas obligé chez les Juifs de croire
les chroniques çonime on fut obHgé de
croire le d^câlogue»X'efl;*là que & font
fourvoyés tant de bravas commenta^
teurs s ils n'ont pas diftiitgué Dieu, qui
parle , & Thomme qui raconte.
; Quoiqu'il en foit , j'srvoue que je ne
puis m'emp^her de voir un vrai fecri-^
iice dans la mort de ce bon roi Agag«
Je (Ks d'atSord qu^fl était bon i car il
itsàt gras comme ua ortolan : & Uè
Médecins remi^queht que les gens qui
on^ tfeaucdtip d'em^ionpoint , ont tou-
jours l'humeur .douce/ :.£nfiiite je dis
qu'il (ut facrifié » car d^adberd il fut àç-^
voué au Seigneur ^ or nous avons. vu
que, ce qm a été divoué ne peut itrera^
dietéy il fauf qtùl meure. Je vois4à ^»^e
F 4
Tiétime & un prêtre. . Je vois Simtrt
fut fe met xn prière ^vec Sa&l y quj^
feit- amener entr'eux. deux le roi cap-^
tif r & qw le coupe ^çn morceaus: d^
&s propres xnains. .Si; ce n^eft pjLs..^
w facriÊce il; nlyien.^ Jamais eu« Oui^i
inonfiéur > de fes propres maii|$ ; iiâ
fifujlaconcidit eùm\ Le zèle lui mit rek
pée à la maia:, dif le; favaitt don Ç4^
^çt V il pouvait^ ajouter qye le zè^
donne des forces £«riiatucelles$ car Sa^
lïiuel. avait près, .de îcent an$ , & à'çet^
âge»'bit: nîeli jguèros ^tep^ble de 'mettjj^
Hnyoi en hâcfais^.Il faut un furie^s^
coiiperot de cuifitie J^ un furieux br^
Je' ne:^ vous, jparle pas de. rinCol^nce d'i^
aiîinônter de quartier ^ qui , coupe e^
movceaux uni i?oi .|^ir<imnier.. que* (ha^
mâdtré a «aisàrançon » :& qui all^t paiei:
cette, ràiiqon à ce maître.* On a d^ja dit»
quefiun chapelain • de. CharJeçr.Qili»^
en avait fait autant à Français t . h choj^
«ùt paru rare, . ;
f ^ Vtite avei la^. cruauté , monfieur ou
ni^(Surs ,■ de calomnier ce pauvre roi
Ag:% ^6ur juftiÔèr Ije cuifinier Samuel.
Vhul' àfiîirei que c'était un tiran fen-
gtjxMie^Vpntce' qufe Samuel lui dit. en
Ife^ ètAlpaîlt^pàr inot'ceaux , comme toit
ipQ€ ^ ravi des eûfants à des mères ,1
àinfita^ère ijeflcrà làns enfants. Hélas l
jfhoiifiettf , n*^ft;* ce pas ce que tant de
fiërôs de HHiade difent aux héros qu'ils^
ftiént dans les combats ? Le pieux Hec-»
tor kvait fait pteurrt:- des mèrea' gfeo^
ques, Achille fit pleurer la mère d'Hec*
pjT lequel n'était; pot«it un tiran ftngui^
liairiEf. Ceflez de: remuer la eendre dit
Soiiî'iroi; Agag & de flétrir f« ittémoîre;
Ceftbi^naifezrquHUit été h^çhk ^^wk
|w Samuel fils d'Elcana, . . . ,.'{
XXXV
JDex Trofitesl \
Paâbns à une autre quefiîon* C'eft
m» choie relpeâable ikiis doute , qaH
Je don de profétie ; ce n'eft pas afleat
d*exalter fon ame, il faut une grâce jptt^
ticulière. Jç ne Gâs pas fi taon anû a dit
fue connaître Tavenir c'eft connaître oo
eefqui n'cft pas. Mais s'il Pa dit , il a dit
TTai»^ Vous répondes qu'on connait le
pftfifé, & que cependant le pafie n'eft
pas* Voilà un plaifant fophifine ; tm
jhomme auifi férieux que vous Tètes »
peut-il fe jouer ainfi des mots ? &ut*il
4u'on vous dife que le pafie eft dans Ift
bouche de ceux qui ont vu » dans lef
livres de ceux qui ont écrit î encor n'y
eft-il guères. Mais où eft l'avenir, où
le voit-on ? Mon ami a toujours rêvé*
ré les profètes , non pas tous : peut-,
fctre a-t-il eu quelque fcrupule fur la vî^
iion qu^eut le profète Michée quand
pieu au nûlieu de tou^ fes anges ^k
demanda qui d'eux voulait tromper
«Acbab en ion nom & le faire alle^ i
lUmoth en Galaad » & que Je jpro&t«
(Sédékia: donna un grand fouflet au pron
lètei Michée , en lui d^t: 4evine conU
faent refprit a pafle de ma main fur ti
Ipue ? P'^leiars mon ami croiait ferme«
inent aipc pr<)féjdQs mais peu à Sédékiai
i Moniîeur oumeffîeurs» vou9 ecrivei
fous le noiDi de fi$ Juifk» & "rous léu$
faites citer St. Paul à propM des pro#
|çtes ? Cela n'eft pas adroitr !
l ' '. ' ^X XX Vt ' ' .1
Vos Juî& ont eu é^n mt^eiêns, de^
poffîd@s^ 4e& e:£orciftes. Et quel peu-*
pie n'^ a pas eu! Lifez TAne d'or
d-'Âpolée. Vous voulez faire acroire que
mçtn mii^tS^ contredit quand il a prour
9Ï ^Sèkôf^tsl
Vé- ■ que ' ics jmfs furent longtehis '$nS
C(«inaître les anges -&' les diabtes , 8t
qu'ayant été -feits-^'e^fàite ^fdavès îlà
connurent leis^ attgés' & Ice àîîàbîes^ctS
leurs maîtres, ife forent mèMe^kentôf
an a des enfotcelés theîs foi !>- il faut
hièn qù^on les' d^faTccUev tés Fraitqaif
fttes Voifîrî^' ont uh •' jôlt opérai xxjrnîtîùtf
appelle les eufforcelés ; il eftv, je'otoî^*
de . Mr. .Sedôiné. Janot & Janfelte y ftmtr
jofTédés du'-diaWe^ &'àla fin ils font
teor cifés C0amii& ée raifon , & heur èu->
fement guériô. Les- Jûift ayan^ doiio fkif
connaiflance avp les diables eurent le
fccret de ^es chafler. Ils firent des livre»
de Salomott (Jonittie^^îe vous l'ai Jit ; ils
mirent de la racine Barath ou Barad ,
dans le nei&^es pjîffédés -^ corm\& je vous
Tai dit cncor^. .pe):ftiette2-mài ^'ajbiiter
qj^'il faut avoir le: di^bJe au corps', pour,
tro^ver de 1^ cOintr^diâion djànavles lan^
)^rie^£es reçhe^che^ 4^ mon^mi**' ::v i^
t - Et ^vous ^ mes amis les. Juifs , Télif«»
Totre hiftpnen Jofcpji au Livre 7. du.
*3 àe la guerre contre ; leô Romain» ^
î:4M;nord de la vallée de Alachi^ron ,
f au .champ nommé Barat , fe trouyot)
*.iine plante du même nom qm refleiii--
? ble à une flamme. Elle jette le foir â^s
t rayons brillants , &fe retiré quand on
' % 4a ^ veut prendre. On né: pelit l'arrêter
? qu'avec d^ l'urine dç femme ^ ou avec»*
l^fes mal-femainès. Qui 1^ touche meurt:
11 fur JEe c^«mp^ à moins qax'il n'ait dahsî
^iamaài.'oae.Tacine de la même plante,^
> à cette iracine on attache un chien:
> qui en voulant fe débaraflèr , arraohe«
» la. plante & meurt auilkôt Après cela:
» on peut, m&nier k' fe^at. fans périU
syC-eft avec cette pîante qu'on chaflfe.
» les démons infailliblement. « >
' Cette recette était fi commune du
tems de la perfonne infiniment; relpec-
table , dont il faut bien que je vous
parle malgré vous , que cette perfonne
convient elle^-mème de l'éficàcité du fia*
nt ) & avoue que vous avez le pou«
voir de chaâfèr les diables*
Vous devez ftvoir qu*il y avait beau*
"àoup de maladies diaboliques qu'on ap^
pellait iàcrées chez prefque toutes led
tiations » & que Ton croiait guérir avec
des éxorcifmeft s telle» étaient Tépilep^
fie i la catalepiie 5, les écrouelles* L'inu*
puiflance qu'on appellait la maladie des
Sçytes était far-tûut caulee par des e€*
prits malins qu'on exorcifait ; c'eit c6
Qu'on voit dans Pétrone » dans Apulée*
£t il faut vous dire » mes chers Juifs 5
çue tous ces faux esordfmes ont en*
fin cédé à k puifl^ce des nôttes qui
font les feuk véritables* Je fUs fâché
de vous dire des chofes fî dures; mais
c'eft vous ^ my forcez.
XXXVII.
'Des Serpent cnchmtiil
Vous parlez (Tenchahter les ftrpcmti
Vraiment , monficur , rien n'eft |ilua
èommun. Mon intime anû raporte lui-
même le certificat d*un femeux chinuu
gien d'un village allez voifin de {on
«feâteau. Voici ce certificat Je ctrAfé
fué foi mé en dherfes fois flufieurs fer^
fents , en moiùUmt un peu avec ma fa^
Ùve^tm bâton ou une pierre 9 en donnant
nn petit coup fur le milieu du corps Jbê
ferpent. ïp Janvier 177a,
Figuier Cbirur^mi
n faut croire que ce chirurgien tUr^
filante les fçrpents avec & felive. Ce*
Sait l'opinion des anciens phifîciens. Li^
trèce dit dans fou quatrième livre; ^
^ ttUfUi taferpefts bominîs cûntaifafiUw J
^6 SERt^ii^Ti EiTCitA^t^È;
Crachez far nn Terpciit « Ift fof ce Vabandonnei t,
U fe mange lui-même, il fe dévore » il meurt.
Des 'incrédules rôupçonneront qi»ft
mon chirurgien doi;inait à Tes ferpents
ÛQ grands coups de pierre ou de bàton*^
qui avaient plus de part à la mort du
reptile que le crachat de l'homme. Ma»
,«nfin 5 Virgile qui paflc encore à N^-
,plés pour un grand forcier , dit en ter-
mes exprès :
• Frigtius in ftatis ctttttanio nmtpîtur al^uit.
Ce qui à été ainfi rendu en François
"eu eh Français par Mr. Perrin 5
Chantez dans Totre pré, les ferpciits ctèvctolit*
Vous êtes perfuadé que les fauvagéd
^d'Amérique charmfeht les feri^etlts. Je
4c crois Men, monfieur , les Juifs Us
"tharmaient aufE. Vous trouviez dànS te
Pfeame ^^, le fei^pent i Tafpic foufd
qui fe bouche les oreille»^ pour ne pas
gntehdre 'te voix de rienchajitsur.
Jérémie
^éxéM^ à^ foti l^h^pitTé â » menace les
Juifs de Içnt envoyer des ferpents dan-.
Jtefçu^i contie lefquds Us enchante*
^|a«nt$ ne pour ont t'viw. VEçcléfiafte ^
l'Ecclcfiaftiq[UC rçudent gloire. à h puifc
fence des feges qiû.ch^Went des fer-*
jrent$. Jç m? joiçfe è eux : j'ai dit à dw
gçns, j^ a'aifeii:? put jttfqu'à vou» chai:^
XXXVÏII.
iy Edith femme ^ Loibl
Vous, parlez de la femme à l^oth tranÇr
ipiniée çii ftat^iç d^ fel, & je ne fai§ iî
tf'eft pQUf vous eu mo(|uer çu pour la
.pl^màtç, 0\\ ! que j'^iine bien m^uiç.
yirgile quan4 il racçu}J;e le malfeeuif'
d'puri4icp !
I&t qms & «yr mt^mO , tnifiram Êf i« periiiU âr^htu t
jFata vacant j conAitque natanti^ hminoi fq^nus $
Jûiftque vole fer or ingènti circumiata noéie , /
' tfW^UAoffudtii tenâtifs ,1bwr mn tua palmas /
G
V Pouve5z:-vous iafFaibUr les miftidéè^it^^
ribles opérés fur cette femme ûifoirttii
née , fur tous fes compatriotes jeunes
& vieux i, enivrée ée là fiircur de vio-
ler deux anges > & quels anges ! en nous
racontant froidement d'après je ne fais
quel Heidegger que -des poifeils far Ait
Rangés en ftatues\e«Kx & leurs .vadieff^*
vous. ne dites pas en quel païs« J-aveiiiQr^
que le malheur d'Edith femme ^dç [lisdÛ
excite ma cômpaflion- . Mais en vÀitéi^)
tnonfieur , vous me w faites compafEoaï
auffi. Vous ne croyez pas à Switt:^
Irence qui prétend que la femme: à î
Loth a confervé fes ordinaires , fesi
menftrues dans fon fel ! vous contârc*-i:
dites un faint ! Il eft clair pourtant que^^
les menftrues dont on a. tant parli, nt:\
font pas plus prodigieufes que la meta- ''
Aiorphofe en ftatufe. Je vous prie de I
vous fouvenir que mon ami vous a'>
toujours regardés comme un peuple à '
prodiges , & qu'un miracle ne coûte .
faç pîu$ qu'un autre an maître de U
ttature.
'. , [j XX XIX.
,' De Nabucodonofor,
a: Vous .foutenez que Nabucodotiofôf
îja. fiit pas mitpmorphofé en bœuf j*
tBflisvj eti aigle. C'^ pendant il eft dit dans
Dbiaiâl 9 il brouta therbs en bœuf. J'avoue
q^é 'Daniel dit auiH que fes oheveux
rfiâemUerent à .des plumes d'aigle > en-«
ç^e Je met de plumes n'eft pas dans
loL text^. Eh bien ^ mçrjXÛQur:, faut-il fe
fiteher pour cela ? concilions-nous , di-
{jûns qu'il fut changé en aigle .- bœuf.
G'eft un animal auffi rare que le dra-
gua .de l'empereur de la jChine , & que
l^le à. deux, tètes. Je~ne prends la li.
feptté. de railler qu'avec vous qui raillez
Continuellement avec mon ami. Je ré-*
y.àrç le texte fur lequel vous & moip^-i
li^iis. nous tromper. Et ce n'eft certai-»
G z
liment pfis avec le teai^i^ ^^ n^ws o^
)ions badiner.
j
XXXX-
Bes Pigntées ^ des Géants*
Bifons un petit moe des Pigm^es' &
des Géants. Quant aux races de Géant»
Vous ne prouve» leur cxiftence cohfltU
tée dans récriture que par les Pâtagonsy
& vous niez celle des Kgmécs quoîqu'élHi
foit értonccc dans Exéchîel. Cependant ^>
vous avoue«5 fens difficulté que les ail-r
cîcns Pigmées qui 'combattirent contife
les grues avaient un pied & demi de rcji
de hauteur. Et vous ne voulez pas quô-
les Gamadim , les Pigmées H'Ezéchièt
qui combattirent à Tyr , comme tout Im
monde It fait , ftiflent de la même taillé !
N'eft-ce pas avoir deur poids &' dcua:
mefures ? Il y a des gens qui préten-.
deat que lorfquN^n di^utc fur un peu*
|te d'uhïliêd & demi de haut, 6fl pbùi^t
lien avoir uh pied de rs&t.
XXX XL
Ip es Types ^ des FarahoUs.
^ VéUS r^e« et ^qtlé iî«ft 9ttA à dfe
• quin abattit 4a tètè ^i$t flg]f«8fer •^'ii
; felkit âéii^ûiM te$ gfâttdi fkg^ilts lâ^a*
rbfeiiS -, te ï>téieht et tàiàq Sècîifes , îf *fté^
' fburiô , d'ail riioiheati & d*4ihe gifénôuiRé^^
^feit jïàr Bft îrôl de Scjrthie àu prefftieï;
-des Darius , pour Tayertir de craindre
les flèches des Scythes, & de s^enfuir ~
commç une fcutis qU UA moineau é^r
f titféz\c<^^. 4Î de fa fhilbfophic db
G3
plus vîtç , &lcs chaînés dont le pxotcté
Jércmie îe lie pour engager les Ifraclite*
à fe laifler lier par Nabucodonofor ; la
proftituée à laquellèUë proFète Ofée fait
trois enfjinjts , & la femme aidjiltèrè I
laquelle il en fait d'autres , pouf repro-
cher aux Ifraëlites quïls ont forniqué
avec les nations 5 Ezéchiel çouçhé tibia
cent quatro-vingt & cjix purs lur le cô4
tfé gauche , & mangeant fon pain couycrti
4*excréments , exprès ^our avertir ïe»-
cempatriotes qu'ils inangeront lefii: pajÂ
Jfbuillé. parmi, les. nations , &q.
.11 y a. chez tous les peuples milld
exemples de ces emblèmes , de ces figu-;
tes , 4® ces allégories , de ce langage t}p
pique, t 1} )ie faut pas Toutrcr î Ciçéroa
*". t N. B. Vpu^ êtes de bien mauyaife Humeur^
Meffieurs , Se votre' indignor tft bhcir mal ap-'
pHqué. Lifez feulement le commentaire dc^ Cal-
met , vous verrez que tout cela f u t TâTt r"eèllc7
ineyit. Que o*éfcait à la fois un fait & un type ,
fi: qu'il fallàîtlbien quç le p^ia {d'Ez icl^iel GxMi
lipt^.5 en avertit : verecunda débet elTç
pranslatio.
^; Moq. ami a remarqué que des moineç
JiqguedQcJiiens avaient écrit fous le por-
Ifa^t 4u pape, Innocent III qui avait mau-
dijt^ks^ fujets du comte de Touloufe^ Tu
VIS mnocent de h malédi&ion.
. jtl obfcrve auffi qu'on trouva les mini-
mes prédits dans la Genèfe , firater nofier
ilûnimus , notre frère le minime.
.Dq grands hommes même ont abufé
quelquefois de ce langage tropologiquô"*
miflique- typique. St Auguftin^dans foH
fermon 41 , s'exprime ainfi : » le nom-
» bre dixiîgnifie juftiçe & béatitude ré-
» fultante de la créature qui eil fept avec
7» "la Trinité qui fait trois : c'eft pour-
» quoi les commandements de Dieu font
^ dix. t Le nombre onze eft le péché,
fouillé pour être la figure d^un pain fouillé,
Ç*eft à moi de dire indignor.
[;. t N. B. Dans le Shafta ancien ouvrage des
G 4
ÎQ4, TYPfs P^JtàAr^^t^
% parce ^u'il tràn<ièréiïe âkx. Lè.iioô^ï^
^foixante & dix-fept eft le ptocfok dé^
n péché qui mîiltîpHè dix par fêçt 5 car,
> le nombte fept ^ft te fymboie de Iti-
» créature. « ^.
Céft àinfi qt*^ St. Auguftin îlaîghattti.
employer ce6 i^ees ^itha^iriâ^Srii*^
-poixt èombattre les gèritils. àvet létirot
propres *ïmcs , âk daii» fanfermdh f3^
» que IcVteoîs ^hienfiôfis àé k iîiatiètt
^ ffiiit la latTgeui^ qui éft h ûiMkÛQn dus,
» côeUr-, Tn loftgtteur qui eft laperfévéM
4k f allée', ^ la hauteur qiïi èft l'efpdît.
■^ de là ftlièité. *
• Mon iihiî i^ktve encore ( ofeférvéfi?
-hkti ceci Vtfliè-iïiènie , ntohïîéur oti
anciens Bi:acnîanes qui félon M. Holwcll & Dow
fût écrit il^-k près de chiquante fiècles ; et
fbnt les .jiédiés. mortels ^im. ftmt au. nombre
çle dix , & la vertu eft peinte avec dix bras
pour lés ccm|battrèL C'eft cette irtiage de la ver*,
tu que les milHonimiits ont prifç 'pouç Vit&^s^
du diable. "
\
n'effî^r^ , qtïfe te matiVaw ^ô^t anqud
iSe. Attguftiiri s'abaiiâoutna quelquefois ,
^e diétoba ïiên à fôn éloquettdë , à fbn
jtergèïftëfil folide , ft fortout 4 fe piété.
Oui mes chers Juifs , tout a été type ,'
emblème , figure , prédidron dans vo*
ÂVantùrës , Vous êtes types Vou$-mèmes#
Vous êtes nos précurfeurs 5 mais le fer-^
viteur qui porte le flaml!)eto , fe qui
ifnàrche devant fon maître ne doit pas fJH
évokt ftpéricfur à hti.
5CX XX IL
Des gens qui vont tout ntids.
' Vous ï^v^enes ehcoreiviotts dire qt'aïf
voyant , fuii nabi trés4««ôrtmiîiftdaWè v
tie prêcha pbiltt tout ntid , «fiiis qu'il
était on vrfte. Et je t«firt)m$.à smût dit*
qu'il prêcha tout nûd , ^u^ ^Mtàit M
flïodigfe , ùii tyîiè. Cwme mn jhroMm
t ?^U5.
a marché toutnud ^ fans JouJiers pour wf
type & m prodige fur ^Egypte ^ fur, /'|é
thiopie, ainfi le roi des Affirieus emntéffer^
captifs d" Egypte. & d'Ethiopie , jeunes^ ^
vieux , nuds , déchaus , feffes décoHvçrifn
En effet fi le voyant avait: marcl^c t^
prêché en vefte , où aurait été le prg^i^^
ge extraordinaire , le^ type !.. . ,^
: Vous ajoutez que l'anglais Tyndal, a
prétendu que D^vid, a^'ait à^nïh tputç
nud devant l'arche. Je n'ai ppipt J^ij
Tyndal , je le condamne sHl l'a dit. Car
David en danfant portait un Ephod de
lin , une efpèce de camifole de linge y il
cft vrai qu'il n'avait point de culotes ,
les Juifs n'en portaient point, il eft vrai
auffi que Michol ik femme lui reprocha
d'avoir en danfant montré tout ce quUl
portait aux fervantes y en fe mettmt touA
nud comme un boyfm 5 ^ quf l>avid lié
répondit : oui , je danferai , ^ fen ferai
plus glorieux devant les fervantes. il Rois
Çhap. 6. Cela peut faire croire cju'il x^^
t^ait tr <:)p îiâut ia tuiiîque cii dânfant'i
^ibsSsf nan/prftSv qij^il s'était mis abfolumerit
fnud; G'éft ftif quoi , monfieur , je vous
âerriàhdë la pàrmiffibn de répéter ce que
j'ai dit fouvent diaprés mon ami , cat
*6u^ fevez que j'aime à me répéter j faut*
iï^'fe^harjpailler , fe quereller, s^injurier^
fe pourfuivre pour décider fî un certain
homme avait des cûlotcs il y a deux
ihillfe huit cent vingt-cinq années félon
I)cms lé Petit?
- X XX X I I L
, jyune femme de fomicationu
* Voulez - vous encore difputer fur la
^roftituée que le feigneur ordonna au
^rofète Ofée de prendre ? Prenez vné
femme àe fornication^ & faites dçs enfanta
4e fornication ^ &c. Je vous avoue que
je fuis las de cette querelle , & qu'Ofé^'
f&riîiquera farfs que je meh mêle. Oui,
iWïiLrieuv ,. qu'Ofée difel^t qu'il .yow
toi Femmïï db TOJkmCATi^it:
4ra qu'Ephraïm eft un âne , & quHl-^ï
fait des préfents à t^i iamants \ end^i^
fùtitariùs fibi ï^brijOin munèt» iiiit û^À
fùfibuf i que le tommeittdlte de Calmél
6ite Flin^ » félon lèqud ûeràinfc ààieit
cdmmâ»d)erà defpdtîi|ttiement à û&^ trou^
piaux d*àneffeë , êc coupent les teitieu-^
les de leurs âtiotis ( Ofée Chap. S- ) E»
mérité cela lîe \toit pas ttoubter ia fàk
4ôs koimètes getis.
X X X X I V, .^
'D^EsUchiel encore.
Vous infiftez toujours Tur Ezéchiel ;
*ous fuppt)fet qu'il ne dormit fut le oôté
gauche 390 jours iju*en fonge , qu'il n»
fe fit lier ^u'in. fongc , qu'il né ifiaagea
fendant plus d'uii an fôn pain «ouvei^
d'êstcféments x}1ï^en Tdilgie. &e}!i&2 done
le favflRt Calt«*t ik^«[*vm« troM eît
rà^p^ross û foulent, il eft du ftini^ent
^e St. 4ûm ClDriMome , âe St. isSita
idiquem Ift (àQÏà §U fjk4 delglottiq. Si
tout cda , dit'il. «6 <éftiiÈ ftlt qu'en Vii
ikm I. ^n &cige » cpmm^nt fiç profita «ti^
raitJl exécuté. lfi« wdfgs d« Diw ? I|
<4iç qu'il ^ tfèfepoffible qu'un hppi-
m. àmmra nnch^ué Se couaM fur If
Qôté tfQi» eent. quatre-ymgt dis: jo«r»i
,& il dtQ re3(0»iplc d'qn fou qui étfWVh
M Ué & couché fur le mômjo. côt^ pfiikt
daufc quiiMP au^. ( Ezechifll ^ciJi^meWa
Pag. 33. écjition de Paris.)
X XXX V.
JDes TrofèUs encore,,
,. . M^fSimx^ Ifi Jui& , }A fir&i$ oûmmr
tmn ^înis àteiiii^jg le$ profétiési & }g
/Vi^m âiQhï^ que mon sxni ^ mm nouii
y tfonYôfla à chlquiï |»gè l| lufiffifl qu?
voœ tfy trcaiw^a; jamais. El vous Mfii>
G***, fi vous êtes sk^étmi y Je icoug
tiQus faire eondaijiuiQV, oooime; eriraîit^i
daiifi là foi. Noys fenruries ibmstts^i.ài
toutes les decilions de réglife , & tnôtji»;^^
fuppofons que voufi> Tètes, auflî. Afsitî?
tous ti^atiquez de dharité. . ;i ff
,Par ma foi je ûrois que vous, votariv
Êtes trompé en tout. Pat ma oharité je
VQUS pardonne les accufations dont vous o
chargez mon ami t pourvu qu'ellesn'aienl^ -^.
p^nt d'effet. Par mon efpérance jemie^^
flatte que vous viendrez à réfipifcejucc» ... ;.
XX XX VL ^
Accufation légèrCé
Vous accufez mon ami dWoîr Ait
qu^ le conunun des Juife apprit à liife
&-à écrire dans Babilone., & d-avoif
dit enfuite que ce fut dans Alexandrie. :
Si dans quelqu'un de fes ouvrages ;
que je ne connais pas , quelque copifte \ ,
ou quelque tipografe a lîwté une ligne .;
jcamal placé le mot d'Alexan4rie.x.j
U^^^anne'mtÊHgnké puérile à charger '
réucew d^unetdle &ute d^impreflîcwti ,->
&fc'eft ce qui'VoéîT arrive*trt)jp fonvcntv v
S*idètte^iè*r^ur ne' fe trouve pas chez '
mon ami , il y a «ne lîmlignité d^hom-. ^
meiikit à4*en icoufer, & une grand©
ptt[te^de tems à fetigucr le public de '
c6BJimfères* Une -de nos grandes fotifes
à nous autres barboHilleùrs de papier,
c'ofti de croire que le public prend le;
mênae: intérêt que nous aux inutilités >»
qui nous occupent..
X X X X V I L
JD^ P^me & de quelques autres choCeK.
Jie vais entrer autant que je le puis
dàiis la grande queftion qui iritéreiTe ''
tous les hommes , & qui a partagé tous '
les philofophes depuiis - environ trois
mille ans. Il s'agit de- favoir- fî nous ^
avons une ame , ce que c'eftque cette ^
ame, fi elle ejxifte avant nous de toute-
iternité dans U &in de Tftre ^^^çtresjft
fî elle Ç3çifte ét^mflkmçut ^pxès nous.:.
fi c'eft par fa propw nç^turç qu par
^in* volonté particulière dfs fan créatçuti
fi elle eft un« Aibftanq9 ou un^ fecuk
té i ^% y ^ dçs diifFére»cQç fpécâfiqufA
cmtre l?s amesi ou iî «lies £e fe^eii^
hlim% |QUte$ # fî ellps tiçûnei^t une pte^
^ç dau9 l'eipace ^ fî eUe9 ^rivçfit çhct
x^us pourvues! de penfêeg od fî elle*
i]^ penfeîit qw'à mefure j 5çc. .&q, &c^
Mon ami & moi nous çQ^inençous
par attefter le Dieu vivant j car ce
grand objet eft digne d'une telle atteC»
tation i nous le prenons dis-Je * à téjnoip*
que nous Croions ce que nous enfeignd
ttptre Felifl[iop fihrétipnno. Jf çip^ vouç le
difous ^ V911S , foit que vous foye^v
J)ûf$, pbarifîen^ i pu JyÀS% fadupéei)^ f
Jjwfs.al^wa45, oji^ Jifif^ poFtug^i^. 4'
vous Mf.- G^"^*. leu^ f^cré^aiçe c^ré*;
tien par \l^Z9xâ ^ foit qije vqjw fpye»
dipmîfte ptj janféBifte * ihi «jelinifte *,
ou
^» èrerè ;^rti6i'ave ftrvâiit DîeU auprès
tJ'Uttefcïit'Sîyous riie demandez ce que^
<?eft prédTéfnehl'^ qii'fihé .amc , rioufi-
♦oiii^ré|Jolidohs ce que mon âmi a dit
tent de fois i nous fi*èn fayon^ rien.
Ilièvi! abcielUs yeHXci tUs'«içKae', il i'éetki,
Bemandex^lo^à Dieu qui nçus donaa la ^ie.
- Môft^àtfli a fi|ù ^aiL t^ot Wut ce que-
^t St. Thomas d'Aquin dans & Sômme;^
Cet Ange de récold diftiilguô Pamc ^en*
tfok pi»:Ci6^-d'âpràs tes ^éripatétidëns ;
Tape fenfîtive -, Tâme des feûs , Pjichi
4ont Ero^ ûh d'Apfirôdité fut amou^^
rcux-^ete^ck GJrecs'rl^itme végétative t
Émmnà , foxiâe s qUi donne le Diouve^^
i»eht à fe machine î V^rAè intelligente i
Mms^ entendeiiAent^ & chaéuife dé cei
parties, eft eneore divifôe é^ trois àus.
très. Ainfî péripatétiquetâent parlant,
xfila' compDferait , neuf *ames à biea
compter.
; ZiOngtcms avant lui St; Irénée dan$
H
Ïj4 àh$^*
Ton liv. f ,Chap..7. dit » que i'am0 «*éft,
» incorporelle qtic par comparaifosii .avec
^le corps mortel , & qu'elle çonfervcU
j» figure de rhommc (, après lajpjoîO afia
> qu'on la rçconimifle-, . ? _
TertuUien dit dans fon difcours ic
ÊÊwm , Châp. 7;^Lftcô.rpôraHté dé Fàmc
» éclate dânsî*£îvarigile , car fi l^ame ffa-
». vait pa9 lèS oorps i l'^me n'i^uraiit fai Vi^
•OTag^ 4u:C^pi5. :.- ' i
, , TatiieQ é^i^ fcA difcôiir^ coiitrA :k»
0^«€S5 dit :» ram« de i'hominfc^ft QOim
•pofée de plufieUiA parties. ;
.';Si:. ^m^irç dit ^n^ im tox^iiîintiârb
fia:. St. Matthieu : » ilii'eflitieai.îie:<?ré«
.:i«qui ne foit corporel , ni dans le t^iel»
» ai fut la terre^ n^ partni les VifiMi^ »
) ni parmi les intiiiHes ; tout efl^foimé
» d'olément^js^^ , & leîs âmes /fait qxi!eUes
»:habitent dans un. corp^, foit qu'jotUts
»^n foi:ten£ > ont toujours une ikbftamcc
incorporelle. <
. St. Ambroife dans fon difcout^ fur
4 Ai J^v itç
ifihic^irà i dit : y nous ue cmiuaiiTons
. 9^ lien d'immatériel «xcepté la v&aérabl'é
Mt>H ami çivQMc ^e ipeç fa|ntï cfcîiiOTt
j(»»2>a$ dags ^m er^eair a]t)fs univers
l^ki i^çet^iei^t hpmn:^ > dit-il *, mais
l^s ne fe ^roiD^ent pa$ Tyr rimmpitalité
die r^iç » pa^e (u'^ll^ e(t ^videmme|it
. énoncée 4an^ le^ . ^vapg^e^ .
Cjo^TOÏ^i^ cîfplifltv^^-Qttp -#WB St. Au^
gisflz^i^ qui.4^11^ h i^re g. de la Çijté
vie iDi^ •g^^çûo:^ ainfî : ^ Qu^ ceyx -ià
. j> fe tftifeéfr. ifWNpL'Qnf pus x^Çé , à la véçi*
. ^ té ^ êisi ^}^^pie^ e(t ^ù çor^s , msus
Il q^v^t-xCjipfiqu^^ DOS ai;»e$ éta)ie»t de
.»iî^« ^fjtijre (a«é lijMu 11^ ii^wt pas
-91 Àé ^af|p4 ide l'extrèmè m;utabilité de
Mon ami a ifeate^}! A^^^^^ ftp^ ^s
>- véritabtejS 'ft varits , jju^ Pajl^^ur du Pen-
. tateugw nV jamsâs ||arié. ejcpaM^mant
. ^4Û do Pip^Qr^^^té de l'ame ^^ Hii iJea rc-
ii6 . A M Mé ••
compenfes , ni des peines après la moffc'
Rien rfeft plus- vrai, rien n'eft plus dé*
montré. Tout était temporel , comme
le dit 11 * énergiquement le gr^nd Ar*
naud : ^ Ceft le comble de l'ignorance
3 de mettre fans doute cette vérité qui
» eft des plus communes , & qui eft
^ » atteftée par tous les pères j que les
a promeflcs de Pancien Teftameht n'é-
• n^ taiônt que temporelles &" terrcftres »
9 & que les Juifs n'adoraient Dieu que
3 pour les biens chafncls > ^c. Apologie
» Port-Royal. *' Et c'eft en quoi fur-
tout , mefEeurs les Juifs , notre reli*
gion l'emporte fur la vôtre autant que
la lumière l'emporte fur les ténèbres.
Dès que notre légiflateur a paru , l'im-
mortalité dé l'ame a été c!>riftatéé , Toit
qu^ôn crût l'ame corporelle , foit qu'on.
la crût d'une autre nature.
Il eft certain que les Perlans , IH
Caldéens , Ifes Babiloniens , les Siriens ,
•es Cretois, les Egyptiens, & fur-
^ut; les Grecs admirent avant Homère
la permanence des âmes , & que Iç
Fentateuque n'annonce ce dogme ea
jucun endroit.
Vous vous épuifez en déclamations,
vous faites de vains efforts pour tacher
de V0U5 pçrfuader que le mot hébraïque
l^eol , qui fignifie la fofle , le fouter-
rain , pouvait auffi à toute force figni^
^er , l'Hadès des Greès , TAmentcç , le
Tartarot des Egyptiens. Ah!meflîeur$,
d'auffi grandes , d'auffi terribles vérités
ne font pas faites pour être devinées k
Taide de quelques fubtilités ^ de quçl-
quçs explications forcées. Elles doivent
,ètre ^lus claires que le jour , U(ce cla^
rioref.
Certainement ce n'eft pas dans [ré-
criture fainte que vous trouverez votre
prétendue diyifion du iponde en trois
parties , les deux qui étaient la demeure
du Très-haut , la furfàçe dç la terre , ^
le creux de h terre qui était l'enfer 5
^ H?
iii J M éi
encore otJl)lîe2.voui Vocêm 4|ûÎ ttt p\v4,
ëtendu que PhémifpîlèyB habitable. Pou-
vez TOUS , mefltetrrs , eiv3n<rôt de p».
reilles chimères r^bini(jue$ j & eom^»
battre dans rton anû A^ vérîtéa fi re^
connues ?
Quoi î vcrcrt vûukz ptoiitcr que Irt
anciens Juifs admettaient un enfer &
tin royaume des deux ; & votre preu^
ve'eft que dans TExode Dieu aparai<?
% Moïfe dans un buiffixn ardent ! Juife
&; fécretaîres Juifs j foùvenea-vous à
jamais de St. Jérôme ; il vous dit dansi
Ta lettre : fEvanpîe me fromet la pt)f^
fefJJon du royaîwie des deux don^ il rf^
fus fait h moifiâre mtnpibn dûins vas écrp-*
tures. >
Tournez-vous de tous les fens , met
iîeurs les Juifs , vous né trouverez chez;
vous aucune notion claire ni de Penfer,
ni de l'immortalité de rame. 11 n'y a
que deux paflages en fâ^feur de k per-
manence de Tamç , ç'eft dans te fécond
A M B. 219
fivre des Maccabées. Mais de grâce ,
fongez que vos héros Maccabées ne
vinrent que plusieurs iîècles après votre
loi 5 & que Thiftoire des Maccabées
écrite en grec pour dés hébreux, ne
parut que longtems après ces héros.
Souvenez - vous des fortes objedlions
renouveîlées il fouvent contre la vé-
racité de ce livre. Vous favez qu*on a
détruit rautenticité des deux derniers
dans notre églife , & que les deux pre-
miers font déclares appcrifes dans lés
autre communions.
Sans entrer dans ce détail, meflîeurs,^
'îl nous fuflfit que ce Ibit à PEvangile que
nous devions la connailTance de Tim-
mortalité de notre ame , & des peines
* & des récompenfcs après la mort. ' Ces,
'dogmes à la vérité étaient reçus alors
des autres nations, mais ils ne font
démontfés que par notice fauveur.
Vous tirez en faveuir de Tame iin-
imorèelle , une înduftion-attflî ingénieufe
H 4
que plattiîble de des paroles^ fi ceiuAuesc»
il fit f homme à fin image. Çair dite^t-vou^»
ce n'eft pas le corps qui rçfferpble k
Dieu , c'eft l'intelligencç. Nous çroyon»
cette vérité , maiç elle, n'eft pas expri-
3tnée dans le texte. Si l'auteur de \^
Genèfe ^vait daigné tirer 1^ mê^ie coiju»
fcquençe 5 il e(l: clair qu'il aurait conjp
taté irrévocablement ce grand dogme 5,
.& ç'eft préàfément parce ^u'il ne Ta
pas fî^it , meffîeurç , que nous fommes.
çn droit de dire quHl laiâa le tems à
cette grande vérité d'être annoncée pa^r
^n plu^ grand maître que luv
Toute l'antiquité ^ excepté les. Braç*
nianes 8ç les Chinois , croyait qi^e \e
corps de l'hompie éjçait fait a l'iinage dfi
la divinité ; Finxif in effigiem^ mqderûo^
jum cm&û^ deorum. Qu plutôt l'antiqui-
pS fèfait les dieux à l'image, de l'hom-
me. Vous trouvère? cette erreijr biep
exprimée dans des vers ^e Xçno-.
çhon Iç Çolophonien ^ cités par S^
JClément <|'Ale3çandrie le plus feyâht des
jperes grecs.^Eii voici le fens dans de
jwauvaifes rimes qw jç vous prie de.ini
.pardonner, . : ; -
On ne penfe qu*à foi , Tamonr propre éO: fans bornes ^
Dieu même à leur image eft hii par les humains.
Si les boeqfs avaient en des mains »
Us le peindraient avec des cornes.
C'eft cette faiWefle de raporter tout à
nous-mêmes qui fit croire à tant de peu-
ples que Dieu avait une femme & des
•enfants. On le peint fouvent comme
un géant énorme. Orphée lui - même
dont les véritables fragments ne fe"
trouvent que che:&^ Clément d'Alexan^
drk , parle ainfî de Dieu.
Çnr un grand trône d'or jl-fiège en fouverain
Au haut de là voûte étoilée.
Sous fes pieds la terre ift foulée ; .
Il tient l*9cào dans & main.
. Ces imaginations fi bourfouflées ^
fi cliQtives* n'ont été que txop iwté^
V
t« 4 M »;
par dVintres nations. On a toujotih
vendis figurer aux yeux Pêtre învifible^
étemel, încompréheofibte , & Tes mi-
nîSres céleftes qui fe dérobent comme
lui à notre vue. C'eft ainiî que le$
Juifs eurent deux chérubins dans Iç
finâuaire de leur temple , Se leur don«
«erent des têtes monftrueufes d*hom-
me & .de veau y avec des ailes aux
qpaules & à la ceinture. Ceft ainfi qu^
BOUS autres qui ayons moins d'imagi^
nation , nous nous contentons de peiiw
dre Dieu avec une longue barbe*
It efl vrai que les vers de l'ancieji
Orphée cités par mùn ami dans te
philofophie de Thiftoire w chapitre de
Cérès Elcufine , font bien plus fimples
& pW ftiblimes. Je vous le répète ,
xnonfieur ou meiSeura » parce qu'il faut
répéter des cho&s. que tout le monde
devrait favoir par cœur s c*eft la prière
ou ITijrmne d'Orphée que THiérofante
chantait k Couverture ides miftèrei j
• Marctjez dans la voie de la jufike $
0doreZ hfeiil mtiître de Pnnivtrs , il eji uni
M ejt feul ^ il efi fa^ lui-même ^ tom kt
êtres lui doitent leur eoaijtenee , il agit
dcmr eux ^ par eux 5 U voit tmi ^jOk
mais il n'a été vu des yeux mùrtels.
On demancîera peut - ètrt comment
Orphée pût parler en cet endroit avcd
une granàçtir fi fîmple , & ailleurs avec
line enflure qui n'apartient qu'au pèréi
le Moine , ou au carme atuteur du poSU
me de la JVlagdelaine ? Je répondrai in^
génûment qu'il y a des inégalitct chet
tous les hommes,
Cicéron^ meffieurs, vous Vzvouttl
a dit dans Tufculanes, que toutes les
nations admettent la permanence des
âmes , & que leur confentement eft k
loi de la nature. J'en conclus , meffîeurs
les Juifs ; qu'on peut reprocher à vos
ancêtres un peu dé groflîèreté potfr
n'avoir pas connu ce ^ue tous leurs
voifîns connaiflaient, - -'
jra4 A M x:
; Mais permçttez-moi de vous dire ^e
fSelui qui vous a fourni le paâage de
•Cicéron Ta un. peu dénature. Cicérofi
^it dans la Ire Tufculane liv. I. i^uod
fi omnium confenfus nature vox efi , om^
nesque confentitmt ejfe ajiquid quoi ad eos
perTuneoa cpù vitâ ajferint 9 nobis quoque
id eocifiwuMium efi. ( L'abbé d*01ivet
traduit Page 90 ) Puis donc que le
^nfentement de tous les hommes eft
ia voix de la nature , & que jtous coiv-
viennent qu'après notre mort il eft quel-
,^ue cbofe qui nous intéreâe , nous de*
vons auifi nous rendre à eette opinion.
^ Mais dequoi &'agit-il dans cet en-
;droit ? de l'amour de la gloire- dont tous
les hommes font épris , & qui était U
:grande paiSon de Cicéron. CicQron veut
nous faire entendre que nous avons
tous la feibleffe de nous intérefler à ce
qu'on dira de nous quand nous ne
Tçrons plus & que notre imagination em-
braffç ce fantôme qvû eft fon ouvragç.
A M k. lar
:. ^On aurait dû vous dire qu« Cicéron
dans la moitié de ce dialogue fur la
mort, quieft le premier des Tufcuia«-
nes , foutient Popinion alors commune
que les morts ne peuvent foufirin ^ Il
fe moqué de fon auditeur qui dit »
qu'il eft ficheux d'être motti c^ié^ftdirc
lui répoiidit-iU qu'un hamme:quixi'e:sifT
te pas èxiftef. Puis il lui dte un yexs
d'Epicharmc , & le tourne en.Iatià.
Emori nohf fed me ejfe mortuwn nîhilfftim9*
Ce que l'abbé d'Olivct rçnd.ainfi en
français,.
Movdr peufaitre un mal , maisitre. msrt hL*eft ûaU'
' Il foutient l'anéantîflèmcht de l'home
me dans le commencement de Vôuvrage,
& la permanence de l'ame à la fin.
Vous me direz que Gicéron ^c con-
tredit ; ilpouraitbien eh* ctfè quelque
çhofe ,• mais c'eft le privilège des pTii-
lofophes dé Pacadémie : & ' vous ' fave?
que Cicéron était académicien. ' On a
né À a t:
pu vous, fsiït lire fon ondibn pour
Cluentiuis tnt vous ayez vi;l ces paroles^
^fuel wâl lui a fsit la mort ? à mrni
wps forns ne fayms $iffA bnbmUes pm&r
iroiri dis fabhs ineptes^ &pour imagbm
^U eft €miamm au fi^pkct ék$f9rverii
fiais fi ce f(M iè Jes thùnèrts ; cojtmw
iout kwanàe m tfi convaincu i de jpioiM
Mm ^a-Mlk privé ? fim)i du finnmeni
de taJimleur, -
Nam imnc quid tandc^n mali mprs
illi attulit ? nifi forte îneptiis ac fabulis
àucimur) ut exiftimemiis iUum apudin-
fcros impiorum fuppliciâ pcrferrc . ?
Quàs a ùi& filiit é ià iquod.oi|iâ«s m*
telUgunt i_ quid ei tandem aliud mord
eripuit prxter fenfuxn .doloris^
Vous voyez que le dogme de la peé*
jlnatiexice de Panie tant chanté par Ho^
ttière 9 tant, fuppofé pat Fiaton ^ étais
.bien obfcurcl dans Tempire xomainf
On voua «ura dit {ans doute « me£.
iie}u:s i iffto tovt le (enat pLenfait alûTs
cptnme Ckét4m. On vous aura ctime
^neCéfàCrpqQf^k de même JbsVn.ex*
piquait ^dyap 1» rjplias: gnnde hnitmic
pn voii« ai£ra parU it fpn a^aiitm
n^ec Caton :^tt pleine àfa^iènœiî lorCi
4u'il faiif&^M vif.'à Catiliiu*» en ro.
préfentant q\ie û on fefiiit:.pént Cah
liCiUiia. Gp p.b ferait ^pas le finiiir.^: parce
um'il n'»ui^( pteis de fentioient^^&rque
: Les Ronuims; uvers . ce itensi^jà reno^
.«refit telle^Qs^nt ttust opinioBSi de kilts
^i^ticètres^ & ÔM <»tecs hrors mantes,
^ue St.. Quittent, le. lomam âatts k fora^
jyiier fiècb de iM>tixi égli&^ commeojqe
Jim livce 4e3 récognitioiis eci/retoiu
JtoaUTanc^ ]^ titvdiHite fur l^iisgns>rtaUU
M de Pmiçu. U.avDUie ^u^ii ptitt [la s:i<
ifolution d^allercû Ëgjqpte ^prmidfe la
nécromantie , . Ja sagLe , pour 4i;^Koliî^ase
. à £cmd fut Uiwpe* .» . ' ' ' r j ^
Il ^doQo,.«lmé &iiidblev liéti cet*
takia maflîeiiTOlfè Jiijfe^ Wui^quite&
|)eâi)ez^.tant. lés hàiL(:Qi^:ti^^\ii^
.rinunàrtalité de rame,âî;e(l bstûo^lh
"* mcoïtrcr que nous aviohs htîxÀh'^t^
'révélation pour nous iiiftruii^e- fiii:/u4
ïûjët fî intéreflknt. Ce; n'était-^as |i,i&*
^'un SoQratè & d'un Platolà^^t-iiousil^''
Jail un plus grand hoitintt^ ^* , «^
: Je nevous parle ^pd» ainfi pâUr vofti
',r epf ôcher !« crime (jue y dus ave? co^-.
mis envers ce plus ç^ grand hoiôm^.
\Je me^lai&i croire .que vous ne det
:ێnde:& pas de'ces fanatiques qui criaieilt
>€n-îénrpatofîsf comme ori a crié ailléi^
/en tknt d'occafions ', tollé ♦* toUé. Je
tprifiiinè: que vous èCes pcortugais, &
Vque^vD» sancètres s'établirent yefs
Ûes AlgafVes du teihi de Moïfe , l<>|t
rqûe'plufipiûrè Juifs fuivitent les Tirieiis
.qui vinrent faire exploiter les nûnes d^ôt
\ & d-argent des . Eipagnes. r ^t
Je vous ai déjà dit que loin d'èti»e
»^etre <mt€!iâi > je^tfuis votre généalo-»
. gifli^v ^ fuis j>erri|adi très-férieufemeAt
que
^»» votre race pouvait être établie en
Andaloufre & dans rEftramadoure avant
■les Çartagiiiois , avant les Romains î &
que par conféquent elle ne put être inf,
•truite de ce .qui fe paflk du tems dl
rempiareucTiJbère, vers le torrent de
CédïiQn qui eft à fec Gx mois de l'année.
Si me» «mi, en qualité de chrétien*
« qualifié de déteftables les gens de ji!
;i:ufel«m , qui fiippofé qu'ils parbflènt
;«rec au préteur Pilatus. romain , s'écrie.
-leat felçn St. Matthieu.,. StauroJeito
iStoHndeito , «•«,<, tau<m sph' emas Kià
Api ta ukm eivm :• Crucifiez , crucifiez ,
q»e fon fan« foit fur nous & fur no»
enfant». . Çeieainement fi vos aïeujc
.^ent.alor» 48i»s la Bétique, ou dans
le canton d* Sétubal fi .fknBux: pour
Ton vin, ils ne pouvaient èt« coupafew
•de cccrijiie. - ■ -. •' ■ *. Tf-
- . " ... 1
PERORAISON '
i Mr. G. Sécrêtah-e des Juifs. . .,
Je fnppofe, nionfieuT) que vous êtes'
enterre y & ^ue moi Se mon mH nous,
ie fomaiss auffî. Nous coippacatâbns
tous deux devant celm qui iènl a re«
.vêlé au genre kum»in Pimmortalité de
i'ame 9 }a réfiirrQâiun » & ie jugement:
dernier* ¥0125 lui dîtes : Seigneur, nous
^l'avions nul , heibin it ^ôus , nous fu
fions., tout ceiet avant que vo»s vinf.
fifiz su ingade^Hiion «mi À moi noQa
|.ui diibns ^ nous n*en avions rien;^
.^pjis vous devons totitte nos cpnnai£.
jEioces: car qui oroyesivous qui fefa
ti^ieuxirtiçui? '
toE QÛELClUES NIAJ.SERIEÇ.
Après avoir jette deux volumes i la
tète de mon ami , mondeur ou mei^
iieurs , vous venez le battre k^tçffe.
âahs un ^CQîfion>e;jj il ef^ çcrafé & vous
venez encore le percer de coups danf
im pelït4oinment»ire.* Voyons fi à Te-»
xemple du làmaritain raporté dans PE-
Vangile , je né pourai pas , après avoir
ilcouru le voyageur baigné dans fort""
éiigVIç défendre des mouches qui vîea«»
i^éhty goûter.
^H EM-I E R E N î A T S B R I Er ;
Sur, h Kifk. Ibrahim. . .,
Vous voulez parier que mon ami quî
à"* cité Hidc far l'ancienne religion des
Pçrfes, h'à jamais lu Hide» Ne voilà-^
t-il pas un fuj^t de diipute bien inté-*
r'éflant , bien utile ! Un vieillard retiré
tntre les hautes Alpes ^ a-t-il lu un
livre très-confus d'im- anglais , écrit ert-
latin ? Oui , monfîeur , il l'a lu & moi
RÔffi j & je n'y ai gilèi?e profité*
*Vbus Voulez bien convenir que Pana
«ftiiôè ^eîîgtén des-Pètfçs ï^àppellaif-
^Xi^h ïbrahim , Millai Ibrahim / euîtè
^' Abraham > vous Pavez agpris ^è moijk
3011 ,. & vous ne dèyêz pa$ rougir, j'
.tout Jayant que vous etçs d avoir ap-
pris une chpfe très - indifférente â'un
homme moins . éclairé , mais plus vieux
que vous. Et quand je vous dirai que
félon des gens plus inftriiits quç'iiiory
Kish Ibrahim vient de ParabeVà MÔ-
lat Abraham ou Ibrahim , vient d^!PaÎL-
cicnne langue des Médes , je ne ioiis
dirai une ëhofe ni' bien sûre, nf biâi
importante, ^ \
DEUXIÈME NIAJSERÎE.
■•■■,.'- \ " ...}
• Sfir Zaroqfirt, ' ,,: ^..^ '
Hidc rapporte Pàg. ^y & 28^'que fèa^
anciens Pèrfes ont cru qu'un vieux li^o
qui contenait leur religion réformée »
était tombé du ciel entre les inalhs
ji' Abraham dans le territoire de Balè ,
du tems de Nembfod , & je le ctd&^
Kl Aisn R2 E s, Ig3
avec vous fi vous voulez. Puis il repé-
te des. contes de Plutarque , comme tkit
exemple , gue la^ reine Ameltris oaris
ïes ûevouoils Féfait enterrer douze hoiîa-
mç5 vivants & les envoyait en enfer pour
le falut de fon ame. ^ ^
Puis il le met en colère '{ Page 32 )
i^ntre ^'empereur Alexandre Sévère,
J|ui fiiiVant un rêveur du bas empiffe
nomtpe Lampridius , avait dans fon .
Jdlp^toive le portrait d'Abraham ,0 J) ' r-
|yhéev d*Apollonius de - Thiane ,' & de
Jefus-Chrill , .peinte fwis doute très-,
reflemblants.
^'ÎËîâlBtë i('Kig: g^ 5c fuivantes D il
Êdt le roman d'Abraham qui ayant vaitt-
eu le grand^roide Pcrfè , & quatre
^autres ^puiflfàhts roi», avec trois cent
,|[ardeurs"de brebis , abolit en Perfe
l'antique religion du fabifme. Voîli
^ donc Abraham auteur d'une nouvelle
jeligion des Perfes, & c^eft lui qu^il faqt
,,3fegaràêr comme le vrai Zerduft , le vrai
15
fîx mille afts auparavant , & le dernii^
JSoroaftre; nç patiii qtie fous Dàfius
î&ls d'hiftafpe . • . . XffAnté cent ans kpirlSfe
Abraha;n. Ce font là defs faits aVéresi
demandez à Mr. Larchet mon ^iitr^ Mil
Ce romaipL reflemblc affez à celui qù'i
fait depuis un Ëçoffais nommé Ranlikt
préceptcjar d'un duc de Bouillon v'Tw{
les voyîiges de Cirus. ]'"■ ^'■
TROISIÈME NIAISERIE,.
Ceft à vous fctii , fflOftiieur % fôii
trétaire des Juife que fe m'adrefl^^ ifcft
Vous nous objeétez la déçijfîon d'un fe*
vaut qui a eu le courage d'aller .cher-*
cher des inftru<ftions au fond àe l'AGe^
à Pexémpl^ de Pidragore- ; il fait peu éé
cas des écrits ^tribués ^ Zoro^re -, il dift
qu'ils folit "remplis depétitefles d'^dpriV^
q[u'ilsTQnt^fade$ , rjdiçulés ,-at;ifî mtt rm^
ijue le Sadder. . s
. Je vQu^ abandonne, monfieur 1«
^epda Vefîa de ^aroaftre , que k xit
connai^ ppiiit , &,V^lç??;atf gue je cou,
aais. Mais permcttei gue. je prenne le
parti dû Sadder. qui eft le' çat:éclii0ne
des £arfîs moderne^ que nous uom^
mons duèibrès. Il eft. divifê en cent porl
tes par leiquelles on,entip daiisie cict
£n voici quelques-unes ^ entrez Mon^
fieiir. i ^ n ..... -,
PORTE ÏVe, Zoroaftre fe promet
mnt un .jour avec Dieu auprès de l'en;'
fer j vit un damné aùqjuel il manquaiis
nn pie4. C?eft un roi , Lui dit Dieu ,
qui régnait fur trente trois, villes , Sf
qui n'a jamais fait que ^des aâii>ns ty«
jfanniques i mais un jouX: il apperçut^
une brebis qui était liée trop loin de
fon herbe ^ il lui donna un coup de
pied pour Fen rapproclier ,• c'eft le feul
Jbien qu'il ait jamais fait. J'ai mis fou
pied tn paradis , & fon corps çii (jnferr
Mon ami que vous vilipendez 'tanV
fuc vous^ pouvez V avait ; if y 'a plus
àt dix ans V écoute a cette' porte V'ît
î*^ait cîtéë ^dans' plu/ïeurVde' Tés ou
vrages 5^ car ilainiç à répeter pour in-
culquer. Vous ^ voyez' Bîcfi'', monlieur^
qu'il avait lu! ce &àdder^ &'qu'iVn'£
vait pas pris un livré pour ûhlioninielj
Mr. rabbé Foùchei: jpéûV woir îu,^^^
SadderVmaîs ïnon àniî pofl^de fbii'Sa^^
der auflî. Il eft vr^ qu^il a pris Wpâ^
â^ liberté îtvêc îç^èextç facre Gûèbrc'^
îi z ritis ■ un âne pour ùiiç^breb^'.', ' afiii
de rendrç' la choie plus yraaeiiîbîabk
fcà'r orilîëuri ànéaTa niangè6îfcV& on ht
lie guère une brebis.
/^PORÏÇ; IX>.Xap^c!eraiîié Mmcif.
mé abotiiinabté i' Sa II \^ défendu par
le phd^;îl 'rêvplte';jr'n^^
l^fni cita êfiéore cette porte four ^fftyuvçr ^
f^ les i^vèa^^^^UsM" cette 1^|5^ ^
^tânt céUlpré'e'-pàr Horace, cniaieia^^^'^
-% ^\ .^» . i -^> îrf* X? <♦
. .fo^fîj '^^ ?'['• -— '■ ■ • , •.'••■*
tort de dire qtfelU était recommandée fçxr
Us Joix delà Perfç. Mon ami fe fervitd»'
? Il ^ i '/-■■• '
cette ^ Porte contre . ]^t. Larchét -qi^i
croyait. cette yilçHi.e plus permifc qu'içUi^
% Vêtait. ,
ï^i^ÔRiE XIIIc. Chcriflez votre pcrr
&,vo,tre mipre.,y,^qiie toute la famille >
iûit contente de: vous , afin ^qu'^îlle vou»~
ïieriiiïc éternellement. . -,
., Cette Porte fenible avoir quelque.'
<iolc de plus fb^t,;fi oa ofe le dire'/
que'çé commandement , Honore ton père.
ÏS.ta mère afin de vivre Mngtems fur li^
terre^ , . ; . ". '" r ^ - " ' . . • .;
' ÎPORTE XIXç. Mariez - vous -dan$
votre jéunefle car à'la,mort quand^
il faudra paiTçr fur .le poiit aigu , .vous
ferez trop heureux d'avoir un fils^ qui
yo'us donne la ipairj pour pafler. . ,
PORf k Xjgie. Nç mitiez /jmaiA
votre pain fans .prier le Dieu qui vou^
l^^^^âonhe. , - ,_, \ ^, . .^ ;,;,-. .^ /-
FDE.T5 XXYe. Garde?^us de j^u.
!^^««
îSS- Ni AI shkie si
ner un jour entier , notre Ttai jc\ïné
eft de nous abftenir du inal.
Cette Porte fe retrouve dans les recotniç*
fions de St. dément le romain.
PORTE XXVIIe. Demandez pard^m
% Dieu de vos feute^ en vous couchant^
PORTE XXV^IIIe. Quand vous au*'
rç2 feit un naatché ne vàus en rcpen-«,
ttz point , & ne fongcr qu'à le remplira
PORTE XXXe. Quand vous doutez
£ ce que vous adle^ fait^ eft jufte ou in^
jùfte ) abôene:£-vous- '
Cefi la f lus helle mêocime opCon ait ja^
mais donnée en morale , ^ mon ami fa-
réféiée il y a Imgtems dam fkfieurs d^
fes auvrp^es pmr l^édificatien àtf.froàmn»
PORTE XXXVe. Qutod vous èteî ;
à table donnez à manger w» dïliens. .
Ce précède apprend quHt ne fçiut pat
€raindre de fiii^e des ingrats. .
Voâà z§&i de pertes. -^
Je ne iiie pas qu'il rCy eût dans ce ca-
téchjfme des Parfis, beaucoup de ver-*
Isiiage iSc da gÂlimathias. J'ai .été forcé
â*âi}régcr chaque article. Si on s^arrè^
tait à toutes ces Portes on périrait
ifeîiliuî avaiit d'entrer dans lé pajcâdis
de Zoroaftre : j'ofe en dire autant dé
falcor^n. I^oUS àbtf*s européans nom
ïie pouvons fxipporter la bavarderio
orientale s niais les bonnes femmes. guà«
bres , & les bonnes fçnimçs turqueâ
apprennent ces fottifès jpar cœur > & lea
îtfcitent avec dévotion.
': |e dis feuiepent que depuis le J^oà
Jufqu'au bord occidental de la Laponie »^
on ite vit & on ne verra jamais (te-
l^ilate\ir %m ^e donne de b^is pré^
ceptes 5 & qui iip prêche quelquefois'
une vertu fév^Kc; Ainfi j^ ne 4;egarde,-
ppint ce .que je viens de dire comme
une niaiferie. ^^îodon, nnçffieurs, 19'était
à îa.Vfôtr* que je répondais.
. Ce n'eflr pas que je vous f^rcnne pour;
des niai^ , , vous éte« dôs gens d'eljïrit
W peu malins i mais en - confcienec^.
f4^ 2fi4fiJ!çM^'^S^i
4^8 .«Uiferies- > -,, . . c. ■; A v.r
Si<r Page d'un ancien. ' ^
; Monfîeur ou meflicursv, vo)us^/me!&-
3Èigùei furieurement avtc votre '^teniHl^
ëcpctititin fur Page d^Alîraham;rJetC|^
«mterai pas^cehii' qui vous àit^i aMtat
Jthercher fon extrait fertiftaire.: je vous
dirai feulement que lèlon le: calcul dp
TaHcien tfeftament , fon père Tharé ou
Titatat ^ecut'fohcmtr^' dix ' ans Ç5 *^
genita Abram\ Kacùr' ^ Anatt , que
félon le mêtne texte il vécut deux cent
^iiiq :àns :* liîpurut^ Haraus qu'iU)ra-
li^m ialors reçut de Dieu utt/orikeç^-
.|>rès de quitter fon ^m.- \ , i k
:! Or ,. fon père Fayant eu à 70 sjns ;;
& étaitt mort à 20f > qui de soffr^?-
tràiiche 70 , ,refte.. I3f. Si malheufeu-
ïfouent: le te3rte.4it;..«îrfmt5e:;^r«**
W^t fqljèakte ^^thiké mis hffqt^itfar^
fit de Harm ou de Kharran , ee tf cft pÀ
ina &uté. St. Jérôme & ^t. Auguftin di'«
fèntr que . cela cft iiiexplicftble. Je-^no
rexpUq:uerat donc pas 9 je n'en fais pas
plus que ces deux faints , ni que vous. .
> îBiteï qu'il y « dans le te;xté cjfrçuï
dé roopifie , dites avec don Calmet
qii' Al>l:aliam pourait bien être né la
XKùX trentième année de fon père , & htt%
ie cadet de fes frères , -au lieu qu'il était
i^aîhé, Toift cela m'eft indifférent. :r;
^^l^QJJIEME NIAISERIE^:
J^"' ' Sur Page d^iine mcierme^
^ * Vous citez ài tout moment je n^ fàît
^qtiéls livres que voii s imputez ^ mon
ami , & que ni lui ni moi ne comiai:^
ïôûi\ Ce ferait une calomnie harrible
fi" cèla^ était férieux j mais je ne là là-.
gardé qu^ comme une niaiferie;' Voua
'^Ib'iltenez quc^^a était très-beUe à Fâga
>s V » /
144 itt'A'î^tAî àà: ''^ '.
de iSiisriitè ciiki ans loirfqu'cile tÀïà
dans le ferml du PharacNFi d^Egyptc»
,Vou6 accufcz mon ami d^avoir imprimé
qu'ellç en avait foixante & quinze. -SI
Voiiy avez une maîtrefle de cet ige ^Jçj.
lui en fais mon compliment^ mais nodi
t)as à vdU8*
SIXIEME NUISEICIÊ.
♦S^r Wi hommç à qui fa femme valut £af*
fifZ grauds fréfentu
Vous croyez qu'Abraham ayant fait .
paflef la belle femme pour fa fœur i \
en Egypte, afin ^'il bù fiit fait du
hien à caufe d^ellc > félon le texte » on
ne lui fit pas agez dé l>ien en lui don^
nant beaucoup de bœufs , d'ânes , d^â^^ ,
neifes , de brebis ^ de chameaux s àt
ièirvkeurs & de fervantes t pour moi }e
ttK^uvt ^te le roi d^Egypte le paya tirés*-
bien , & que vous êtes trop «hen ^
JTiJil SgRÎ £s: 143
\, SEPTIEME NIAISEKIE. \
S^ Pargent compant.
' V<m^ Sites donc ^ monfîei^ , qo^fl
(étxt de rangent comptant au mari d'une
telle dame , & qu^e le préfent du roi
n^était que celui d'un coq de village^
Cependant , des troupeaux de chameaux,
de bœufs & d'ânes , des enclaves de l'un
& de l'autre fexe valent beaucoup d'ar-'*
geiit Vous vous plaignez qu'autrefois
on ait imprimé Je ne fais où , chevaux
pour chameaux, voilà bien de quoi crierj
iin beau cheval eeùte autant , & plus
même qu'un beau chamearu.
ÎPÏon ami '5 <}ites-veus , peîife qae lei
jviramides étakfnfe d^)a bâties : deJà vaut
conckiéz'' qûie le roi d'Egypte devait
donner àû mârii de la belle Sara des
facs enoînics -de guinées , de la vaifi
felîe â'ôr& desdiamantSc Doucement,
tnonfieur ^ il y^ avait dans ce tems - U
^44 Jfl A ISEKt £S2
âe belles pierres pour bâtir 'des pira^
mides , & point de môhnoie d'or'-; tbut
le commerce fe fefait par échange ,- on
li'avait encore" fabrique ni ducats^ *4
guinées 5 vous favez que la pret n fe r e
jnonnoie d'or fiit frappée fous DnrnJt
£15 d'Hiftafpc qui punit fi bien ks^pr^
très du , collège de ZiOroaftrc : ailcar ;
Vous vous^ moquez » le préfent du xoî
était magnifique* ^ ^ /-,
HUITIEME NIAISERIi;* M
'Sur PE£ypfe^ .^
Vous ^êtes^tout étonna qnelegEgyp»
tiens aient été lâche« , luperlHtieux >
àbfurdes » très méprifables p après a\?^ii:
feirvi en efclaves vigoureux à élever det
tombeaux en ptramides ' pou^ leurs toi^
& poM les intendans des provjxices. H
left très'-yrai , Monfîeùr , & Meilleurs >
gue les Egyptiens font devenus le. phns
phétif peuple de la terre après un autr«u
.. Sï f& très 1. vrai qu'il a: toujours: été:
iiûi]npàé. par quiconque i't& voulu éott^\
pet la pdne. de le. battre ^ exce^ftç ps^^
«01 £oÙ8 dé croifés. Il efl: très .^ yraii
gu'Iiîs & 'Oiîris ne leur ont Jamais fejr^-
vide lÂefli , non pluï ;que les..pliila€k|««:*
tts des ph^rîfiens né.ies.xmtifem qo]|<:
tare les Rooi^ns. Il eft très &i:vrai 4110
SéfoftrtSitt!a Jamais: fongd^ à courir coâi-c
lyie un fou. avec, vingt^iept mille cKari
de .^erce pour all^ comiuétir toute^
la terre /depuis les Indes jufqu'aiiPontK
Euxin & au. Danube* \^ ,
0^ i^f:i;iyV^IÉME, NIAISE
iSi SoJolHe fu$ aûirefois m.i€au jarMny
N*èâ: i^ce pas une. nîaiferiç de iup=*
ipoffer ^tfe^lô "làc Afphaitidé \' là met
Morte ét;ait autrefois • qn- jardin^-^déli-»
«dçuk 1 Vraiment je vous/confeilie d'y
phwer-Jjs: paradis tœroftr^r . : ' ;
^\ ypi^,.d9vçicÊ mit. UPC jTavoit. votre (3iii
Slf ittJtSMKIMSl
nèfe : eile&e dit pq^it gue Sodosne ^
cliang^ en un bc ; elle di^ au^contniire
» qu'Abraham s*ét^t levé de çr^iia ma.
m^tin vînt au lieu ou il avait été aiipsu
^ rayant avec le feigneur , & jettaiit lei
>yeux fpr Sodopie-à fur Comote^^§^
» for-tout le^païs d^alencour 5 il ne mt
s^ptus rien que des étincèltes & dé ik
> fomée 9 qui s*élcvait de la terre' èop.
*' me la fotoée d'un Ibon "^ Ce i?^' ^qîïW
jmr une fàu^e tradition qu^on nous à
Wanfmis la.miumorphofcf des crn4 Vififa
en lac. Ce que je.vx)W dis là tfcft^iîaii
niaiferie t je vous témoigne mon pr<^
foi«i'refpéd~po»r WH^ésdi W^
■-^T
tant ipraÔeqicnt ,.& c*eft çc quelvpuV
ii^âvç2 pas fàitr * ' ; *
" DIMEMB NIAI$ÈRIE.
^ , Voulez - voua , meffieurs » que ^ipui
fiîffigi» eoieaiiilejio P^j^^ vo^a^ ^^
NI Aï Sl£ RI E s. l%y
lert eiiroyable.ae^.Guerar par de-Ia Sb-
5iij:' r:M^ yi: ;^r^ .>.<- ; ^^r,;'; :: A?^^:n.:L>
dôme ? Mn Broukana qui a pairp ])ar-u
•Ç-ïi '.:■•■■- ..-.^^/'b; Jfj;;V ^ :.":.>•-./., ."iL': . fi
dans la dernière guerre contre le Urteifc
) pétrel Vous erwez que
G^eft un pays charmant ^ & que les da^
hiesy cpriferveut la ftcw de^/lejùr beaiu
te iufqu'à cexit ans , parce qtfAbimeleè
jr6î de Gùérar y fut amôinreiix (Je Sara
J|ui eh aVàit quà'tr^viAgt âix 5 & vou's
beniei qûê Ton eft PoÀ titlie à Guérair
barèe qu'Abimetec Ôt à* Saïà d'^ûuffi
beâpt pjféfents qu^ellËJ tn a^aît re(;us dii
toi cTÉgirgW environ 'kehte
Viaiiit î en fereliis , en garijoiis ,' éii ooeiifs';
feh filles l eti âhe^i &^ qu'il Ttâ donna
fençoïf hîîtté é^u$ : f n tticiititoiç ^ ^ quoii
^ju'il ii'y eût de monnoiê nulle part. *
hé voiisr fuivroi^^ pas. Mon àniieft plus
^J^x%^^At3^îiîiam''& ^nîôî atfrîî^i^'biï.nè
1^'a pis teiii à^itotr'fe âge/ Emàfé^'^iiM
K si
, )A
qu'ii^ IdP vaut cèiit éàiis ; &^ un ^hSèiA
quarinté ëcus.' Jexîws ^tiliVîeîi^
*- '^■■''■- "'-'^'^ ■■ ■ ^ - '"' ■ " -? : nlc^l
Sur U timbre aStu^ldes^Ju^f.^ , ,^j^
/. jSïcflîeufî les JuiFs /vous dîtes 'î^ra(S)ï
%icuLT camarade , àpfàrumment voûi fl¥
f retende^ pas 9 quand hùus: "baitMi^^m
'Ammomte^i quand nous nous émpàrïtijâ
dé Ptduniét^ ^ que nous prenions ï>ctrîîil^
gui jioiàlf étions que quatre csnt m0éi6^
inesl *j€ vous, dexiiaride. pardion ,- liieîï
^euirs , nous croyons que vous étîeè en
pïùs petit nombre quand vpjus ne priteiï
point Damas , que vous vous ;yante:^
d'avoir pri8»:Npus peufons^rique vous
|3i'(ètes pas quatre cent mille aujourd^uiV
^^qu'il^ s'en faut près dçs troî$ quafts^
Cômptans*. ^: ' ' ; 7;:;' ^'^^5
Ailaçe^j^/iqjiz^ /pjHe-gii. HoUande & ctt
f b^B* fll^Pîf^ Mi^'f c¥? ^'^.."?lfP*3
|ne , & en Portugal j qmnze nUjie en
Italie 5 deux mille très - ouvertement a
Hongrie , Holftein , Scandinavie 5 vingts
cinq mille -ehPèïbgiié, -&-païs ârcon-
Yf^^ j (Çiioz^ jrnille en Turquie; qijin*
2c mille en .PerXe, .Yoilâ tout ce que je
çç^nais jie yQti;e population ,• elle ne fe
U^çir^tç qv'à cent mille fept cent trente
^ijifs^.Je çonfçns de vous faire ton dé
ç^fl,|milljç Juifs en fus , c'eft tout ce quç
je puis feire pour votre fervice : les Parr
^^ vos anciens maîtres hç fpnt pas en
çlufi,^i:and nombre. Vou? voulez rire
|vçc vos quatre million^,
. ^ Leur fecretaire me dit que je fu i s
• ïkohé çontr'eux à càufe de la band r...' ^
K3 -^'
' .^ <^<HifWte ans ^à. :^4^es ; ' il .fiiÇ|Ç%
» Jfeyoïis proteftc » meffieuf s , g[u>ç jçf^
4 fiiiâ l>oint fâché ; ., j'aj^yai ,. trQgj|jr^
■» chez Mr. Acofta ; j'avais vue. lettw.dé
^ change de vingt mille francs iur lui :
» ifyiedît qu^ilavaiî Ôëclarf; itS^îailite
^ la veille a & il eut la générofîtc de me
3 dohner qtelquèV gûiiiêes qu'il pouvait
jjj ffr-^f^irgeiiTer de m'acorder, Comp^tz ^
^ ^^e^rs 3 que j^ai efliiyé des banquç-
9».%VSÇ^ P^^^ confidcrables de bons chre*
^ tienç^T ^is crier* Je ne fuis fàçhé coife
Jfrpi^ aucun juif portugais , je les eftiine
j^ fQUS 3 je ne fuis en colère que ,ç.o%
ptXv^ JPl^inée fils d'Eléa^ar , ^.luyeyai^^
p le ji)^ea]tï pyincp ,Zamri couchée , ^^
:p nud dans fa tente avec la telle .ptiiv
^, cpfle Cosjbt^ toute nne: aii|fi , atten-;
.? !S^ itH'ils ^î^'avaieiit; ^ai de c^en}i^
n l^s jçjiièla tous dwxvave^p ^9%P^Wf^
l;jiftr 1^ luurtxés'^ » Si fax 0^
i'^i k$:hmie$ coiupâgftôus» foi^fài*.
i<gâréhe vingt<}^atte'jmilfo ftâiatits ». &
il^^t-^tmtte adW^ fitntmtet , ta mém
¥'dè' tecu ^ùe }c .n'en mctt i ooittftr
^JiDOCrZIEME NIAISERIJS. .
^*^* - ' • ' ■• ..,-'.
3' ; , 5ir la Ciràonctfon. ^.
' "Voiis itxkà les ttauts ^ois ^ te
l^ii^im aotre que mon ami t ifit tpàH
étiXÔncifiM dlAlbialpam « tif£«it poixitdte
fixitc NflA ; lâottfieiir,). file n'en «ut
^Int, pmi^e les Iftaïlhdir ite pi^ti*
qjuevcnt |>Qttiti ht ^cMmiGàsi «n i^gyf -
B'. C'était im prittlfig|ei|^ n^fitait cltors
tâirte qu'aux i^Atm Mik & /^bix
\dtii ^ Iti Juifs qui incmnrren^ tèÉs
"yù^s 1^ âéâire V )inb]iruirent: ^MxtxHk^
'iKimaiimc, «^ & «ai ; :inâ&^îl y
K4
teur ie hasarde à 4itf que ^ la' cdttbifii dcs^
fjrépîiçes: à GWlgaU; pù/» Jçftié A( c»
jpçud^ <|dux ou trois n«iUonsîd«iffif
Jni^r: 4taft daaâ^im déf^rt Aupi^cj île
Jériçp- Qu'a de qomiiiwi ttion-wriîEEJ^
:çe.Gsilgal? Il vou$ certifie qu©:?s^'^
çut à Galgal une montagne ^oipphSb
de prépuces ,. comme il y.. a dans iRst^
Jîie le monté Teftacio , , Icompofê) de
îço(|ç-cafles>, ^iL .ify.viMrfclid.p»s;fic 4^**
i^r uitçrê$* ' Il ^vom certifie crnooi^
éffiCil regarde comme: des ^txndfoies ttmp
: <e ^ef dfs'tipograFesMfir fomt ^^cmiirét
• ^rd'itnpiiirièr' , fok:^ -e» : cdnfuitant udes
f articles 'idjef ilifcrafcie >»! foit ^ -ŒBjhk
; confultant ; paç, fpiii eii vendant les^ pen-»
. iees jl'titf homme' à \etii' incpnriu* , ^foit
en ne les vendant pas. Il vous cérti-
.£fi. pour, hi rvingtième Tbis: qûUl^' n'a
..pM^' hit texplijpact.<des mzi((trksç^é&
'^•4i» -des- livres 'que voy^ Juirûjf^fih
•ni) plibr^ lè«ï n«fion^* rdéprépmîééîi M
rfi pTOp*4c^Vwtîi«<'(î«r cap de Bdnh^
'^«iftélaœc-'quiî'Mmfeht tilie petitelxitfll
•'^'HiérbW! fines '»à' là ^ place chmc -dèi
^Éh(W5fçetites'.bdîïte» i^fes (fue b mttit*
4kHr ^îîdonnés, ^^"î '«'--^ ' ■.••*^^ "'-^
^b Oh prodigue «ce nie fémbîe '^- ûrife
iifeîi n^fainè ' éitfdîcîoit {Jour deviner qtid
•4tomme fut cîrccmds le premier, \iA
':ï«il iei premier lavement 5 qui p(>r&
4b «première chemife 5 qui le prcmîèî:
«ihila.-ani5. huître à l'écaillé 5 quî ftft
ici premier vendeur d^orvîetàn i &c. &ié.
^•î»cn f ' ^ •'/•ï.:^ -' * ,»■> -'^ ' . -^:;• .i^'-"v^
-hjf^: i:io-' -^ ,.r^'" •'• ■-■"' '■ en n^
, j[^ejle fut U nation h plus barbare ?'^
'^1-V-oWi >"h6ïis' dïtèsv' monfîeiir <?***«
ii^^néioTH' de Ûx Juifs i que tr^
if 4 Ni kiéàk'^i'é:
çti» frétaient èttcôfè 'àliv«ritiig9*'>^i^nciif;
^ Je fera^ Uen^tâbal^âe ''s^iln&tkâ
vcnifidiré qui étaient fe$ pliiMs barbAf^éâ^;;
ou les Francs <^ tenfis 4e CS#\4k'9^^
les Juifs du tems de Jofué) & mon
ami ferait aulfî embaraue que mol Totr^
les peuples ont coB^n^jcncé piir .è^r^^à
peu-près également cruels ) voleurs »
méchants ^ fuperftitieux & fots. Ce
n'riljpdLnt ici une niàifêrie i^;GMpiâxio
txifte vérité, Mair ce ferait .^àlMî\)^is£*
ierie • très -^ puédie âe ■> vouloir iMoie
pr édfemejit quel éttàt U phis^Êatiiam
0Q xe fils de P. % • • Â4)îmalek ^liii ^fl«t;
de juger le peupteV de Hiitui égoègài
fiir vUAe grande pierjÉè feiscfOitô • &^ dne
derfesPirèfleA , ovl mt deiist £ls dé
Gtovik , Childebertl & Ootaire ; qtii>màfw
fîcrémtt 1» flfeitt pttîtsdiik de I Stei
Clotilde. Il femblenéli qu'Abimèielo Sat
immU^ & huit fisiis. iilus. abonrniahlv
^mfi rfpq»^a|t _^% - feut juger ,114
homme p^pfc«ttt*5 içs a^oa» def«Ti«(,
£telll@ii!p9r O^^^r^u^e. "On voua dirait
^^S)9f^ jQO'il faut: lire dans le «osur»
ébCjf^/^mr^rifefçratt aflfez niaife. .
^UjAi^k^jçiiiE niaiserie;
%A'Hdti€H Frànçûîfi honnie f<xr Mr. le
^^''''" "•■- ^^ heeriiaïrè. ' '
a:^ . -: ■ .
^ tMottfiaur .G^^<:f€cre taire éloquent
^rjia&9 vous faites un ]K)rtntit tecik
8âftb^tie: ta.C0iir^& de la ville en pei^
fii8tlt>tes mœulrs Juives du te.m$ iela
pM^mé de ce peuple. Vouis vaùs cerne
p^fes^ d'abord à. décrier notre com*
imitror &i.ni^fi Goaupagnie des ind»^
^àfcélébr^ 1er gtunds établiifement»
^£lfith & dr'Ë2âi}n|[aber 5 pair le(i}a6lë
les 6 Jtiifs, rqui. tife^reat jafnaîs ua vû£;
&Ài V ie^tit eiitttn^' oh^î^^^^ eux les 'wù
i^cïa&s::«i^or3::d'Câpkir:&:d^ T«iis«
qg^bei»; foiat les «gaîjfçfl . nJfntff-jasïrfi
t^yVÙft^a i i»iK^ ctfte «l^obaSiK fefi4l
l|?tr<^ de, fim père;, fio^im, pfiqpxÇiSgh
qa^.-^ lui; en propçç ,i çrnpriintail;: ^f%
"(leàfleàiu: & des matelots ; 4<s fo^-r^^
BSram.roi de Jyr , Mqtuels y^eaq^
tr^yejpfatènt t©ute;, 1$ . met! JRÏéd^^çfyap
nç«,, j côtoyaient TAfrigm. » «^wWaiço^i
Ift; -C^- d<f i^enne-IJpçranca' po>|r r^opr
le|ftr.plH| 4-oç j d'Mgfi*»t5;..-4M^j.i;,^S
ilfiéaf^^u ir iii^ opei-tf eômfques ^ ifl dàSnR
Ifewà dé^dojpdê .-^flf {jfâfâdes fur les bon-/
voir point imité les Sophoctes & Ict
l^i^^^à - doâ^^s ^l'avaient jamaifs en.
^Mv^^t^. E«-t^Ut 4?uîi coup fôrtâïûf
ê^ c8f(a^ rfiaiferie" de piinégiriques , yous-
ittKifî^etldt^^ éfeëè k« profètes iMci
Alftés- &; Mi^ééj îOUs ks traits de ^i"
fifè jUdaïçue^^a ^ëûs croyez pouvèiS:^
Àïémfeèi ^for te^^^àtioâ Frail^feJ SiP
^Wïl^ftè <îJΫîfefîe.,^élïe ^ ^s^^tfc
q^aftë^ Oh flè-t)efit à mon gré ,^6lâ*^
rieiÀ^t*à>'haiit«îfie«r cohtW fârf^felfe^ ■
^:'€ëla- ^fnô^ fait fôWeiïil: de Ml<. Bl^oufti
trave tîiéplogpfeiï ^glàis. Il fit îiSïrtîi;
i»^ lalux volutnési contre les foiifes ide
ll^atnë? W coffiffleÈceraëht de la fuélf-à^
ftiÎKtifs anglaîfes ,"iq[OT5êt^V in^OTBÀÎ
qtiè l'Angleteri-è' àe'-fctP^a^^Aimêé"^
«éui ânè. Q^'tà^êtâ'iH^p'leérè
fut vidorieufe dans *les' ' (jiÛzéi:ê^fyÛ
au ittohde. J'en 'MIlàiïë^;à^t!ftîîé"l"îi
France" eii îéiJohfé à Wire -pièafé^'fà
fire ;■ ''yé fais' miétix j "" je ■TolBliaitè''"§xif^lKJ
jiVit ppînt de gaétre/fàïtie mft^5?S^
Vèe' ibu^' des Sàlômonr que fô'i^ tfëi
Jiïifes! MacçàbéeSi Mais croyer"i^m6?'i
înQnfïèuf lé'fécrétaire juif, rie' <^iHptî
tt2 jamais' Jérufeleni à Paris ,• ie 'iotie^
çfë Cédtofl ne "vaut pas le pont-ttéufï^
r^^OHI^Z JE M È -M ÀÎÉEÎfel- E., uj.
;t:f- ■ -• f V, (•.■ .... :. ~.c:. /;î .;:,'i;.»ra
'" Apfêis ipîvQÎr Kcïierdhe. quèV fuc^ii^^
tf^fois^lè'pl'iî? "fearbàfë dé tdus^îés j>eu^
§îès\^"yoùs'^exammèz à préfent qùeY ftiî
fç 'plas^Tupetffideui , Veft4-àrê^ie^]^î^i
f^xqp%^.J^0}l9^f^ lesiiftoriejctf
g^c^^ feit lire i ' Ja..{ludiéufe jcunefle $
j^^ Y^4p^rSiif^ SmiXpi^ trouve le
IlJjis.j(j^^ ;fr^ raveoirt
|r%^Bet^Jbât{)n recourbé , foît en doi*.
tgmtj ji li^îtoger à des fk)»!^^ Nous.vcr^^
^^if^j^û^Ué nation a eu {iiliifi de métib>
ioups garons ^ dàn$ quel païs on a Vtt
"ptoéideprkideè foiiëttés par désprèttet")
iquettes aréhîvcs poffedWtt tt Aite fai
Jplus coWàplèïte de fidaifes d^gofiàmt^
i^ dé ^fttes , que h tAûs iôibêciHe le
t|,.pluç %avârdiB iicmrriec ti'oleraît irç^
j^er aujourd'hui: Necpiteri creimé fi^
êx^" W^^fe^ -^ï^ Iflvmttur. • Alôrf > oh
ll^ij^ haiai^ de juger à %}A. f^
ïto "^ Hl A I s M Kl E f2
doit le prix de la fodfè y mais il {èràH
trop dangereux de donner ce prix ^ trog
de gens y prétendent : il yai|t mieni:
laifler chacun jouir :en:papi: de la jul^.
tice qu'il fe rend tout bas, ;*; •
SEIZIEME NIAISERIE. ;
Quel peuple le plus brigand.
; Vous dçmandez enfiiitç quel piçupte
a été le -plus voleur, le plus brigand?
JEt quand on vous repçéfente félon vo*.
.tre propi^cj déclaration quç, le peuplç
de Dieu ^yola neuf wiillions aux Egyp-
tiens pou): allej faire bonne chère dans
des déferts ^^ quand on youjs ditqu'ei;;^
initexe peuple de Dieu s'empara du
païs de Canaan qui ne lui «partent
.pas^ TOUS prenez à partie^ mon ami; qui
»!ajden;dit de cela. Vous li^ adxeflejf
^ces...gawles.. foudroyante youf trqitess
Je
'^^ VOUS ai Hêja Bit r monfîeiîr le fé-
éferaire'r^ne hî moi, lii moii ami no
f^iënàoni déTcêndif e * d*un conquérant
a& XïauleS^; nous croyons être iflus
d'une famille' de hùnk gaulois pacifiques.
• iS^cp» tt'avons; ttouyé dans notre gé-
kiéalbgie aucun coupe - jarret qui ait
fervi foife 10 chiréttenClovis , quand
ce brave converti força Cararic roi ou
itiâttett'Arras, &lefilsde Cararic à feïaire
foudiacrés > & qu'il leur' fit enfuitè
couper là gorge à tous' deux j quand
il et màJcbé avec'Clodèric fils de Si-
gthttt roi de Cologne gour afraffiner
ic Sigebért fon père , & qu'il aflaiîîna
ê?fl[fuiie'ce Cloderic parricide pour avoir
fôn ■ argent 5 quand il fendit la tète i
coups d« hache à Ragnacaîre roi de
Cambrai & à foh' frère Rikcr aprèiî
io'ùpé 5 quand il aflfeffina Rignomer roi
Ôa Mans , &c. &c. ^
'" Ên'Yérité , on ctoit îiire ITiiftoire de
f os rois Achab , Jehu > Okofîas, .'...♦
L
x6% Kl AI sm:ri E^y.
Je ne croyais pas > terminer cette féi
zième niaiferte par ces horreurs dç
Cannibales. Je voulais feulement coîv-
tredire la généalogie qui nous, fait dtfc
çsndre des Francs ..mon. amf . .i§f ..IRPλ
Ji faut éplucher avec vous .tant . d<? gé-
néalogies! c'était là ijne fr.anphp ni^ç-
rie ^ mais Rignomer , Rikcr., Ra|[t)?-
caire , Sigebert , Çloderic , 4ch?^,5 Jé-
hu, Okofîas. fe font préfcntésj
& je fuis tombé à la reuyerfç. _
^ DIX -SEPTIEME NIAI^klE, }
Sur du foin. ^
Pe Texamen du brigandage .,& d?u»«
controverfe fur les.afiliflSyiiât? j-vous pafr
fez à des errata , .&,à. des corre^leurç
d'Imprimerie. ¥oiis vous plai^nçz qu'on
jit imprima J^itiiîorax pour Niilicorax;
Eh! qu'importe à niDn ami , & qtç
vouç importe ? il y a . bien^ d'autres fau-
tes d'impreâiion dans les ouvrages i^
' rneiifes qu^on lui attribue , & qu'on a
^s fous fon nom j c'efl: bien là une
iiiaiferie mifcrable !
Je lie devrais point difcutef çom-i
ment il faut traduire ce verfet'du pfeaii-
' me 5 praducejïs fœnum jumentis , Çff her-
ham ftrvitiiti hominunï, Calmet traduit
"VOUS prôduifcz le foin pour leâ bêtes >
"&• 4'herbe!" pour Tufagè de rhommç :
* Sâci traduit pfécifément de même. Je
^h^ai vu auciine tradudion foit éathoB-
' que 5 foit pfoteftante j dans laquelle ce
^ verfet foit ériôndé autrement : mon ami
tic s'eft écarté ni de Saci , ni de Cal -
"met 5 il les -eftinie tous deux; il. ne Içs
a point traité 'd^imbécilles , comme vous
l'en açcufez. , . .
Vous venez enfuite j monfieur , &
vous noiçs enfeignez qu'U r'feut tradui-
re > du foin pour les bêtes^ , ,^ '^e\l!ber^
he pour les bêtes q:J fervenf rbovfme :
vous prétendez que le pléonafme t&
-une ôgilte admirable. Vous 'prononcez
L z
1^4 Kl AI s BRI £ si
du haut de votre chaire de profefleur^
f herbe ^ le foin font fynommes , prenezty
garde , les hommes ne mangent pas de
foin.
Non 5 monfîeur , herbe & foin ne
font pas toujours fynonimes , & il n'y
a point de mots qui le foient Les épi-*
nards , Tozeille , la fariette , trente her-
/bes potagères ne font pas du foins nos
falades ne font pas la nourriture des
bètes , mais de l'homme : il eft vrai que
rhommc ne mange pas de foinj mais
il y eut bien des gens autrefois dignes
d'en manger.
Si ce n'eft pas là une extrême niai*
ferie je m*en rapporte à vous-même. .
V DIX- HUITIEME NIAISERIE.
Sur Jean 0)àtel piacularis cffaffm de Henri
IV i laquelle niai ferie tmt à chofes
horribles.
yoici une calomnie odieufe dont le
Niaiseries: i6^
fond cft une niaiferie puérile , & dont
les acpmpagnements font atroces.
• Commençons par le puérile 5 piacu^
laris adolefcms , dites-vous , ne fignifie
fas -Un jeune finitent y un jeune homme
^ '€ocfie ^ il fignifie un jeune mifth-able.
.Oûvgrez les Etienne , les Calepin , les
Soapulav tous Jes didionnaires , mon-
iieur Je profefleur , vous verrez que
piacularis vient de pio , piare j'expie 5 en
^^C , fisbetai.
, Ce n'eft là fans doute , qu'un oubli
de votre part 5 mais ce qui n'eft que
trop réfléchi, c'eft que vous tirez ce
mot , piacularis , de Tinfcription gravée
autrefois fur la colonne expiatoire , éle.-
yéc par arjrèt du parlement , à l'en-
droit où fut la maifon de Jean Châteh
Tun des aflaffins de notre adorable Hen^
« IV. Vous ■ imputez ici à mon ami
d'avoir raporté les paroles de cette
infcription qui regardent les jéfiiites
La
j66 Niaiseries^'
& où fe trouve ce mot piacttlaris. Voif^
les paroles latiiies qui délîgnent les }é4
fuite , telles qu'elles font dans le fixiè-
ine tome des mémoires de Çondc,
Piiljb frjiterea totd Gûfllu hominum
génère novœ, .ac malejica fi^erftitionis , qui
rempuhlicâm turbabanp quorum in/iin&tê
pacularis adolefcens dirwn facintis inJiiA
tuerat. ,^. .
La traduâion fraiiçaife gravée à côt4
de la latine , portait : en outre a été
Icnini & chajfé de toute la France ce
'genre d'hommes de nouvelle & peiiikienje
Jïiperfiitiûn j qui troublaient^ la repêlrqtà y
n'ià pèrfùûjion def^uéh te jeune homme
penfmt faire fatlsfaSion de fes pêches ï
-uvàit èntrep^ns cette cruelle méchanceté'.
- 41 éft dbhù fkyx , mohfîeùr , qu'oii
nit traduit dahs Ib tems du fupplîce dé
Jeaii GMlJél , piacuhrii adolefcens j par
jeûnè tmféraible j comme ^ous^ le dites :
il èft dohc faux que pénitèiit foit iin ço^i-
tre^fens. -.
Mais ce qui eft enôore plUj feuxî
te qui eft bien pis qu-une niaiferie ,
c'eft que vouJs calbmriiez mon amj àt
lit manière la plus crueîk. Vous Fac-
cufe2 d'a\Foir donné Beu à ce fotras de
pîaculariis par un Kvre intitulé , VEvan^
gilè an jour , dans Ieq;\jel il s^élève ",
( dites -vous ) contre les }éfuîtes : je
lui ai écrit pour m'informe» de cet
Evangile du jour , & voici fa réponfe.
» Non-feulement }e n*ai aucune part
% à cet Evangile du jour , mais vous
> êtes le premier qui me le faites con-
^ naître \ je n'en ai jamais entendu
3D parler. Je ne connais que les Evart-
> gîles dô toute l'année , les quatre
» Evangiles que tous ces calomniateurs
» ne fuivent guères. Cet Evangile du
> jour eft aparamment quelque libellé
^ pour ou contre les jéfuites , dont tout
'» le monde parle : on appelle d'ordi-
> naire Evangile du jour , ou vaude-
•» ville', les nouvelles qui n'ont qu'un
L4
1^8 'KïAISEJilE$:
9 tems ^ mais je crois que la nouvelle
9 de l'abolition des jéfuites durera plus
» de tems qu'ils n'ont fubfîilé.
Je fuis flatté 5 monfieur le fecrétairc,'
d'égayer la fèchereife de cette difpute >
jpar une lettre de mon ami \ c'eft une
confolation qu'il ne faut pas envier a
mon cœur. Mais comment me confo^
lerai-je des calomnies dont vous ne.
ceifez d'accabler xm, homme qui doit
.m'ètre cher ? Que vous a-t-il fait en-
core une fois ? Etes -vous ex-jéfuite ,
ètes-vous ex-cohvulfîonnaire , ètes-vous
cx-chrétien , êtcs-vous juif ? foyez honu
me. Vous prétendez que mon ami a
dit dans les anecdotes fur Belizaire , la
faliîfication eft un cas pendable: mai»
il n'a jamais écrit d'anecdote fur Belir
zaire ; c'eft la calomnie qui eft un cas
pendable.
Je ne vous dis pas , vous êtes un
Calomniateur \ je vous dis , vous ètâs
la trompette de la calomnie* H ne fied
Hl Ji I S^E RI ES^, l€ff
pas à un homme auiS éclairé & auffi
Ipirituel que vous Tètes , de répéter
des difcours de cafés.
[ DIX • NEUVIEME NIAISERIE. ,
Sur un mot.
On a dit dans ,1a Fhilorophie de
rïiiftoire , . ou fi Ton veut dans le dit
cours qui précède Thiftoire de refpiit
humain & des moeurs des nations qu'//^
rail eft un mot caldéen j il/!reft en ef- .
fet, & d*où le favons-nous ? de Philon
qui nous l'apprend dans le commen^i
cément de la relati^on de fon voyage
auprès de Tempereur Caligula , dont il
fut fi mal reçu. Voici fes paroles , car il
faut répéter quelquefois. Les hommes ver-*
ttietix font comme le fartage de Pêtrefoiu
verain dont V empire eji fans bornes. Les
Caldéens leur donnent le nom d^Ifraeli c*ejt^
à-Jire , voyant Dieu.
:. Vous avez cherché ce paffage dans
t7<5 . NiAïsekïÉ^:
rhiftoricii Jofeph , au lieu de le cher^;
cher dans Philon qui eft imprimé im-
médiatement après le cinquième tome^
de ce] Jofeph 5 & ne trouvant pas ce
paflage où il n'eft point , vous avez
cru que mon ami voulait vous trom^
per , qu'il était un faliîficateur de li*
vtes juifs. De graice > monfîeur le fé-*
crétaire., un peu dejuftice! .
VINGTIEME NIAISERIE,
Sûr un autre mot. \
Eft-il poflîble 5 monfîeur le fécre*
taire , qu'après vous itre abaiiTé jut
qu'à répéter les calomnies, dont je viens
de vous demander juftiee ^ vous vous
abaifSez encore jufqu'à des plaifante^
ries de. collège fur un mot grec ! Le
mot de fymbole eft grec. Symbolon k
fynibaHo , confero. Sytnbplon fignifie proi
prement collatio. Voyez votre Calepin
encore une fois » il vous en rendrai
niaiseries: 171
raifoiî : vous demandez fi c'eft une
collation ap^ès dîner ? èft-cc là , mon^
fieur, ûhè fine plaifamerie de la cour
dans laquelle vous avez préfentemcnt
une placé ? foUvenéz-vous que' fymbo-
Ion vient de l^mballo , parce qu'il ra-.
pellait l'idée des différeîiteé profeflîons
de foi qu'on avait conférées , colla-
tionées , Comparées les unes avec les
autres.
. Mon fymbole à moi eft, je pardon-;
ne à c&ux qui fe trompent , je les prie
^e me pardonner de même.
yiNGT - UNIEME NIAISERIE.
. . Sur d'autres mots^
Oui 5 monfîeur , Èpiphania fîgnific
ftirface , apparence. Oui , on a écrit
aufli communément idiotoi qa^idiotai fo-
litaires 5 & ce n'eft point du tout pouir
feire uhe mauVai^fe plaifanterie qu'on
a- remarqué tjûHdiot iîgnij&ait autrefois-
i&lé , retiré du monde , Se ne (îgnîfie
aujourd'hui que fot.^ On a voulu &
on devait faire voir i quel point la va-
Imt i l'intelligence das termes les plus
communs s'écarte de leur origine. Bu^
fe eft le nom d'un-oifeau de proie très-
dangereux , cependant on apelle bufe
un homme trop fimple qui fe laille
furprendre. ParMMs fignifiait verger en
grec & en hébreu , il fîgnifia bientôt
le plus haut des cieux. Euméftides vou^
lait dire compâtiâàntes che:& les Grecs i
ils en firent des furies. Dç boule verd
}çu de boule fur le verd gazon , nous
8i,voçs fait boulevard , qui fignifîe en
général fortifications : toutes les lan-
gues font pleines de dérivés qui n'ont
pjttsrien de leur racine
. La qualification de deffote n'était
donnée dans le bas empire qu'à des
princes dépendants des empereurs grecs
ou des turcs. Delpote de Servie, det
pQ^ de V?ilachie. Ce mot originaire^
Kl Al SlBiJLI £S: î^î
inent fignifiait maître de maifon. Si
on avait donné que ce titre à un em^
pereur , c'eût été une infulte. Vous
faviez tout cela mieux que moi , mon«
lîeurj deviez-vous incidenter fur des
chofes fi communes?
yiNGT.DEUXlEME NIAISERIE,]
Sur tme Corneille qui profétifa.
On fait qu'autrefois les bêtes par-
laient : pourquoi non ! puifqu'elles ont
une langue , & qu'un perroquet eut
une fi longue converfation avec le prin-
ce Maurice de Naflau , raportée mot
pour mot dans le livre de l'entende-^
ment humain de Loke. Les chênè^ de
Dodône parlaient fans langue un grec
très-pur , rendaient des oracles y à plus
forte raifon les animaux devaient - ils
être profètes. Non - feulement le bœuf
Apis pré(tifait l'avenir par l'apctit ou le
dégoût qu'il témoignait en màngeiinf
X74 M^-^^ ^^ ^^ ^ ^-
fon- foin , m^js ^ il beuglait les chofeè
^tures avec 1^9 grande , éloquence.
Ni vous ni moi ne fommes . étotinés
^qu'une Corneille aiç prédit; tout haxrt
jdans la capitale la ;niort .de J'enipeçeur
Domitien : mon . ami s^eflb trpmpé j yî
Tavouc j fur les propres paroles que
croafla cette profàtefle ^ elle dit : Tout
ira bien. Et mon ami emporté par le
feu de fon âge > lui fait dire : TQtit
va. bieiu Cel^ eft puniflkblç ; il GUide-
mande très-humblement pardon .à vou^
.jÇç à la Corneille^ . . r . '-
-Î^TDSfGT^TRGÏSIEME MAÎSERIE.'
Des Folijfons.
Je fuis biçn honteux , monfieur l
jour vous & pour moi de toutes ces
niaifcries. Vous reprochez à ipon ami
d'avoir apcUé le,s Juifs pplijfms : ce
,n'eft pas là fon ftile. Vous citez un
• livre qu'il n'a {pas fait , & ^u'il eft in-
|;apable d'avoir fait*
\
J^ ne fais pas ^dans quel: arfè*.
naU vous prene» ws armes. Pcutf"
être dans quçlqpaes leittres de* plaU
i^terie 3 en j>ai:la9t des '9iiaraute«*
deux enfants qui coururent après
ÉUaaée ver^s Bethbel , & qui 1% -criaient
pÈsxhative > mon fimf s^eft fèrvi du terme
de petits poKflbnfi. Cuef&tiltin'x^a .que
des enfiptîs mal si|)ris qui puiâei^t crier
tête dbiauve à un ^profète qui Ji'a; point
de che^VjeuK. «Cep iptt^^ ga£§9i^ étaient
de franes p^Jfqns qyà mQ^tj^PiV^ .H^n
d*ètre châtiés :;.a«<Sj.:lç -fuicent-ilç ^.&
d'utte ma^wà^e: tft^ : forfe yoyr ; k^
laetître Ws 4'-ftti|t':de, r^cidivjer. /: ;^
^ Le Révérend ; père. Calmet .ii^ti^U
ainfi le deuxiènpte, chapitre du^qaatrièt
m.Q livre des rois,^ MUfie fait drti&ïfer.
far des ours quarante enfants qviys'*rétaieitt^
moqués de lui. Calmet fe trompej ils étaient
quarante-deux. L'écriture y eft expreife.^
Je ne dirai pas au père don Calmet^
dQUt j'honore la mémoire ^ mon Ré*
■1
i7« kiÂis't^'itpKi:
véfetod pète VoTa$ jidJlavfez^ id ligi^e^
tii rhébrcu 5 vous traduifez qiîaraiitô
quand il faut traduite quarante - àeux.
ïAx, Larchét vous relaiicera i vou^ afù-
liez beau dire qu0 vous n'etes/rpa*^
corre<aeiir d'imprimerie j je vous 1km ^
iîfler dans toute la rue St. J^upS; # ,
pour avoir publié deux petites gatçansitj
Je hi'adrefferais à Elizéé lui -qieme :
plutôt qu'à . don C^lmet :. je lui dicais^s^v
mon Révérend père EKzce que nerfpif*i
ticz'-vous la perruque vpta-tOtque^: 4»;
éirc manger quarante^leux enfeiits^dç^-
Bethel par deux ours ? Ce? pqijiifoç^i
auraient pu fe corriger 5 il ne fyafii
Jamais défefpérer de, la jcunefle yvç^ .,
tré févérité a été extrême : j'cft«re\
qu'une autre fois yo«s aurez {dus d'i%^
âuigèncé. : .!
Vl^GlV
iriN^T - QUATRIEivIE NIAISÉRÏEv
S/r des mots encore^ .
Les mots Elohn » Bara , monlîeur %
hc Font une iiiaiferie que par la diffi-
culté de collège que vous faites a mon
àmi ; car il n'eft rien de plus refpec*
table que ces mots : c^eft le commeu-^
cernent de la Genèfe. Vous favez fan$.
âoute qu'Origène, St. Jérôme , St.
Èpiphane les entendent comme you$
îuppofez que mon ami les explique 5
mais en cela même on vous a trompé.
Mon ami n'eft point Fauteur du petit
livre où la doàrine d'Origène fe, ren-
contre :, ce petit livre . eft du fayani
ÎJoulanger qui était iniftruit autant qu'on
peut l'être à Paris dans les langijeç
orientales y je vous avçrti§ donc, que
c^eft Mr. Boulanger .& ,non mon ami
ijue vous attaquez.
Vous l^attaquez bien mal ,, vous. Ijil
iîtes qire le grand mot devenu ineè
fable chez, les Juife modernps afiîfe>4f c«i
jova , ou Jaou ne ipçstl être à h ipi^
phénicien , firien & csidéeni Qpoi !lPon-
fieur, la Phénicie n*«toit-elje pas enoSi-
rie 5 la Sirie né touchàit-elle pas kh-Cjé^
àée?Le mot Dîo, Dios , DiciVn«^^ft-
il pas le même pour le fond , en It^ilie,
en Efpagne , en France ? St Cléa^esit
a* Alexandrie qui était égyptien ne ^pus
âprend4l pas quel effet terrible ^e,gçmid
mot eut en Egypte ; faut -il, vous r^-
ter que Moïfe en difant Jeova à rore|l-.
le du roi nékefre , le fit tomber roide
mort & lé reflufcita le moment d'^u:^^?
Cherchez cette anecdote dans ^es Strp^
mates de St Clément au livre I. Vous
la trouverez encore au Chap. 27 djK\h
lèbe , & vous aurez le plaifir d'api;en.
dre que cela vient d'Artapan grand
homme que nous ne connaiffons gu^«
res , & qui à pourtant écrit ces chofes.
Voulez-vous combler votre mauvaife
jrolonté par de jtniférables diiputes de
^m'ttialre^^iapirèfc! l'avoir tant figixalfe
€Qk dhsf> &itS9 îtQiqi{»rtants ?.
-no^A\t.{Qndf:y^^ eft unô feè^
'^^ix^dsSk vm ùstmtrpmSeSem qui repré-
-feritîÈiiîitB cônléilie bù il fait par^tre^
-Mmir» JsiFs: ii'jdu^ tout feui tous les
e!Mfe^V ôomme iaRanxmne datts^ teiHD-
^^IHffi 'eômîque > jô^Ie^fçal une pièèe en-»
*^fâèife V* daits la^qîïdte il- feit jufq^i'iiu
^*î^^4# Tobfc V fi je ne me tronape.
;Mâis^ Monfiéur à en Jouant cette pa-
"Mâè votti en âvéi feit une. attelant
^tei'^cfe mord^te & même cruelle. Vous
"^^ai^ijèîMiiéi fuftefte fi nous vivions daa$
'jt^^' tèi<is de fuperftitiôn & d'igndrance
^feù'l*oh caflTaît la tête dé fon voifijtivà
%ëùî)â de crucifix; Vous ave^t voulu
'^fâ*<âtér la ^^lèire dis nos fu^erieurs j
*-fttàà fls ont des occupations plus^itn-
'^taôt^fe que celle de lire votroocp-
-méÉè juiVe i, & quand ils Pàurofent
îie'i^ibjrezMSûr qâ?ils n-auxoient pas
'fU&Uimm'^ en Axt^ Ih/Çonc
Ma
fages , ik foht aïffl^îftauîgfeiîte'kïti^égB*
rés. Le tcms dtk petfêeutaom -^ fiSÏ
ie 5 vous ne le férèi?'>& ^èv'ëftB^^^^ "<=>i
... .* - :rr/./::-rr:'oq biàd
Encore flus courte ,ç^ ^^^^^.f^^J^^
. - Mi) T^'-^^^aA
Après avoit repcrtiiî ffinjuftei ïé^
J)rochcs '& des calomnies , apre^ -i^'éft^
tantôt joué avec des futilités \ taiHM
'Irifé les traits mortels Qu'elles renféâ?
'maieilt , il eft tems dé venger la Fr^
*ce des outragefe que Mr. le Secrcfeïre
lui prodigue dans ion tjroifième Vdâf-î
'me, & toujours fous le nom de îéi
JuiTs. Je n'emploierai que quelques pâ^*^^
ges contre un livre entier. '' '•
. . . • , ' . . '. \ -.t
I-.. . .1
JD« Jubilé.
-^ n > ne 6'agit plus^ ici d'on comi»<
i^^;,lçqu©l un.:çAiien:vl puifle fe cov^
'^ d^uni hQpc^sx^ diybx , & percer
fon adveç&^e d^||a ,£iéche facrée. J)'^^
bord politiquement parlant , ^ non pas
ibéologiquement-arganientsuit^. il s'agir
de favoir fi I^s loix hébraïqities valçnt
mieux qup nos ioix chrétiennes.
Au fait; le Jubilé eft-il préférable
Wjc reiite$ fur KHôteUde-viUe? Je vow?
Ijç^^ens ,. monfîeur ^ que vous - xnèm^
ygj^ç. aûnpriez ceut fois mieux vçu8
^^ ^ifs^/jtîi^te pj5rpét^elle de .çincj
çjj^: liyrçs pp^r cçM miîlç francs dç
^|^^^quç.d'açl\€tef; un..biei^ de çamt
B^g|\^ 4^î}it vous, fçrie^i obligé de Értir
^M^. bp|a^. de ci^lq^an.t€ . ans.. Je fuppofe
qjje vous êtes Juif > que vou^ achetez
une métairie ^C: cent arpents :4ans la tri^
bu dlffakaç à l?^e 4ç tïiente ans: vous
l'amé^liorsçz; > vous rembelliflèz 5 elle
vaut qiiand vous êtes p^venu à quft»
tfe-vingt aijs le double- de qe qu'eîlç
yiîlait ^ tcm^ ^e Tâchât j yçus en çtç»
^5 'i^& fiPê^è^'É^
ïîîiâffe vous , vott'é femme 'ft^Vé^'^é^
&ntsr&' vous allez 'hfoïirit fur tiSïte,'
triîér par la loi du îtjBîlé- ^ ' '^^î S
"'^tette loi n'ëft gTiSrcs pliit'^ fe^drÊfn
b!e au vendeur qv?k I%chéteuri' çaf^il
y a graiide apafeiiçé 4ùe^*acHetéuf^9M^.
■gé de déguerpir , n*aufà pas ïut lk'}&h
iùiflc la ferme en trop' bon itàt/ Èiei'iti
aà Jubilé paraît faîte poixr ruiner ^«Sftc
familles. ' ' " ' ^ • «'^
' Ce n'eft pas tout , comptez - ^ft)fl$
pour rien les difficultés prodigieuftï
de ftipiiler les conditions de ces coà^;
'trât^ d^éyaluer un &dèmfe , un feptièmè
de Jubilé , & de prévenir lefe ?dilputê$'
inévitables qui doivent rtaître d*un tel
marché ? \ ^ " ' .
' Comment aiimt-^m' pu imaginer cette
îoi impraticable^ daiiS un défeîrt , pou^
l'exécuter dans un petit païs deroclicd
& de cavernes . dont on li'étHJt .pas lé
maître , & qu'on ne connaîfl&it pas en4
tore ? n'était-ce pas vendre h peaii
j^ r$iurs avaat de r^tvpît tué ? ËnfiuV
j|[^i^^f$4ies Juifs 9 votr^ Jubilé étàic
fi peu convenable >^ qu'aucune nation
jg^ voulu radogter : vous-mêmes voufe:
]|iqif;rav|B2 jamais obfervé j il n'y en a
.fwcun, exemple dans vos hiftoires. L'It-
^ij^ndnis Uflerius a compté le premier
9 Jir|ii}é 299 f ^^^ avant notre Ere vuU
^Hs :^ui n'^ft Pfi$ ta vdcre ; mais il
«l'a pu trouver daûs vos livres Te^euï-
/^plc d'4»n feul homme qui.foit rendre
>4&nsvftfe .héritage ien vertu de eet!te
^v.v.N9itls avons un Jubilé. auiE nous
ff^titres.^ il eft charmant , ileft tout fpif»
fntuel^c'eft le boa. pape Bonifkce VIII
qui rijilfVitua , peu de tetts après avoir
fiiît venir par les airs la maifon de
Nxître-Dathe de Loirctte. Ceux qui ont
j&t que Boniface, VIII entra dans Pé*
vèché de Rome comme un renard ,
s'y comporta comme -un loup , &nK)U*
rut comme un chien > tétaient de grands
M 4
kéffMques. ^ Qaoiqifil;en foit ,'^iui)3tl
JjUbilé dk abtaoc ;:aiiuideiiât aii?vv6jâ^
j(|iie Je fpiriMél eiit^éféraUe^sQi'fètfil
fftP^U . .:.: -; *' ■:"•.:• r- ' '-^'^y .:^^
:;:;. .-i ::;... ï ^ ' -. * . '^>->y4
.•''..'■ . ■. . •• j ^ .'.^V^^"
toipC Militàilresl .j
- Fous vantez , meffieiir^ les fiïSfe'^^
4'httmanité noUe' âe vos loix nâ^i^^
•xes; elles étaient digttes drûflb ifàtilo^
^falie de .tei^s iiilmém<)ifiàt AUki^ \ir
^tus beau climat de la terire. Vbiïs^aS.'
tes d'abord qu'il vous était ordoiilll
de païer vos vivrçjs quand vous paffiez
^r les teM/es de vos alliés , & de' n'y
poiiit faire de dég?it.
.;. Je : crois bien qu'on fut obïîgé de
"v^us l'ordonner t Sapo& encore' l^e
vousieuifiez des/alliés.dans des àé&Tt&'
oà il. n'y eut jainârs de ifôupiad^;> - r
t iVous ne pouviez:^ ditesivous * , piw**'»
c *?age4S Torse ^1^5.: v:. .. . -. :\,i.
I»r4 Bi»ff«niligiifci^de i citer iesypaf|f«l
4? votre livre que tout le monde' doit ^
favoir par cœur , fen prends la peine
cette fois-ci.
En effet , mefl&eurs , lorfque vous
^\\^^ à .ce qu^ ypu^ me dites , faire fept
fijjj^ile,,toyr.de Jérico dont vous n'avieis
iâgWfÇ; ^fltteadu , parler. 5 faire :toiîiher
Jgçîjiu^ ^ :fQji^4t* coraet.à.bowqiiitt',
jgj^%!5^ , brûler Ceinmes , fiiïçs , eni-
Ijnts^ yieillards , animaux c'était pow,
vous défpacj^e î -, .
III.
Fi//ejr prifes en gtierré,
' Mai» vousétieï fi bons , que quand
•par hazard il fe tréirvait dans le butin
4ine païsane fïrakSie & jolie , il vous .
était permis de coucher avec elle V-^ft
même dè^ la joindre au nombre de vos
:époufes3 cela devrait faire un excelleiit
ménage. U eft vxad.lqm votre: cfnp^
li^ pouvait avoiir^iei^v honneurs d^pouii
fée qu'au bout ^^un,; mois s mais '^
ibrav^s foldats nWeadent pas fî lonj^
toms à jouir du droit de la guerre« ,
IV.
Filles égorgées.
Je ne lais qui a dit que votre u{a«
ge était de tuer tout excepté les filles
nubiles. tTeflM pas clair , répondea^
Vous , que c^efi calomnier grojfîèrément
nos loix i ou montrer évidemment â toute
4a terre que vous ne lés avez jamais lues.
Ah , toute la terre , monfieur ! n'ê-
tes- vous pas comme ce~ fàvaiit qui pre-
Hfdt toujours Tuiftverjfité pour Puni-
vers ? Sans doute celui qiii vous a rje^^
proche d'épargner toujours les filles
e'eft bien trompé ; téoioin toutes ib^
filles égorgées à Jéricp , au petit yHn
jUge de Haï traité ^comme Jérico > a^
«fiAi^Uô villages doiatvoils pendîtes les
«ea^ific^fl foi^jf & qui furent livrés aU
«éêrô^^^natème. Oui y nieffieurs, il^ft
xâHHt' qù'ôfti Vous a lûaiomniés groffière^
ment. Tout ce que je puis vous dire ,
c'eft qu'il eft bien étrange qu'on par-
le encore dans le monde de vous , &
qu'on perde fon tpms à vous calora-.
Iiier 5 mais vous nous^ le rendez b.içix,.
Mêre^ qui détndpnU leUr jrUiti
* i*liai0bns4à votre code militaire 5 je
fiils pacifique j Suivons, çié .à pié votyc
pdice,- ' r
- Vous louez votre l^iflation. do n'avoiç
êéeerné aucune peine pour les mères
-qui détruifent leurs enfants- VraimeiiÇ
puisqu'on ne les a pas. punies pour let
^avoir mangés , on ne les aura pas put
nies pour les avoir tués & pOLur le^
gyoir fait cuire. On vous a dit que
ÏÇ?,ipifs mang^i^^ij .^quelquefois id«^{ pug
lits enfants } ija^i^^ii^ ce yoijs a Çft§f4^
«qu'ils les aient mangés tout crus : U9
p9U d'esa(3itude-4 i'iJb vous plait^^
*- , . . "^ »
D^ /la? Grame. .
rt^ous vous extafièzTûr ce que dàiis vo-
tre Vatcra , dans votre Lévitiqùèi il vous
éft défendu de manger de la graifle ^^
parce qu'^elle eft iiidigefte y mais Vm^^
iïeurs , Aarbn & fès fils avaient doncf
un meilleur* eftomaic que îë refte'àu
peuple ^5 car ^ if y a ïïe M graîfTé efitrç
ripaule & la poitrine qui ' font leur par-
tage. Vous "prétende^* que vos 'brebis
avaient de? queues dont la 'graifle pe*
fèit ciiiquarite livres : elle était don«
ptmr vos 'prêtres. ' Arlequin dîfait dans '
rancichne comédie Italienne ique s^il
était ïoi il fe ferait fervir tous les jour^
Du Boirbh^^Jr^'Èè lA ^alu. Hé
de 1 là ^"T6tipe à ' ïâ^Pgrâîfle , cfétaît ^ji^
"taniènt ceUe de voà^^queiie^/ '
Du hofidim
Vous tirez encore un gtand avantage
de ce que les pigeons au fang & le
boudin vous étaient défendus : vous
croyez que ce f^t un grand méd^cia
qui donna cette ordonnances vous pest-
iez que Je jTang eft un poifon , &que.
Thémiftocle à d'autres moururent pout"
^voir. Jbu du fang de taureau. '.
,. Je vous confie que pour me moquer
des fables grecques ^ j'ai fait faîgneiTf
une fpis un dermes jeunes taureaux ,^
& j'ai bu uiie tafle de fon fang très^»
impunément. Les païfans de mon can^
tou en font ufege tous* les jours , &ila'
appellent ce déjeuner, la fricaflee.
-;.>f )J >^ . ' ' ^-^J V-'-^ ^-•-•■■. ?'^:'ip ob
Vous croyez qu'à Jérufiiem m^p^
^u$ propre qu'à Pwis à parccr^on
^vait; la lèprç , ^ . q^'oft mmv^^%^ép
•çhemifes î & vous r,egret(;p8z la belJp^^^
Jice^qvi pydoiwait de dénaqUr lesî ig^i-
fans dont Iqs murailles -.étaii^ntilc|M%i^
Ses., Vousi ^pouviez pourtant ikyoi^
iÇu'en topt pays les taches qii'qn y^
£ir les murs ne font que l'effet .^^
iquelques gputes de plyie fur le^i^fllç^
h fpleil a donné; il s'y forme d^ |>j^^
êtes (javités iniperceptibles. La mèçae
^diofe arrive par tout aux feuilles d'ar-*
brcsî le vent porte fouvent d^s çea
gcrfures des œufs d'infedes inyifîblejS'î
c'eft-là ce que vos. jprètreç pppellaient
3a lèçre des maifons > & comme .ils
étaient juges, fouvcrains de la lèpre , ifs
pouvaient déclarer iépreufe la Tn^ifçii
i3e quiconque leur ^éplaifait » & la fai.
xe démolit pour préîerver le refte.
. Qyant à vos grçuid'iuères , je croi«
nos pariiiennes tout auflî propres qu'eliei
poùï le moins.
*• -'^u^ triomphes: de ce qu'il vou»
^aSt:^ enjoint de n'aller jamais à la ga]>
^ttrobe que hors du camp , & avec une
tsi<)che : vbus croyez que dans nos ai^
itiét^ touis nos foidats font leurs ordu-
ofes Mans leurs tentes. Vous vous troni*
pez ,' mefiîeurs , ils font auffi, propres
^ue vous. Si vous êtes engoues de b
;inamere dont vos ancêtres pouâkient
leur felle , lifez les cinquante^deux mi*
■nières de fe tordier le eu , décrites
^ar notre grand rabin François Rabe^
lais j & vous conviendrez de lajprodigieu-
fe fupériorité que nous avons &r vous.
PAflbns de te garderobc. à votre cui.
fine 3 penfez-vous que votre temple qîii
n'était que la cuifine de , vos lévites ,
fûtauffi propre que St, Pierrç de Rome?
vous nous racontez qu'un joiif^ SalooMI
tua dans ce temple vingt ;^ deux isilif
bœufs gras , & cent^ vingt milkjroM^
to^s. pour fon diner , fan$ con^pter htk
xnarmites du peuple. Songez .qu'à cititt»
puante pintes de fang par boeuf gx^'«
^ à dix pintes par moutrâ ^ cela £^
vingt-trois millions da pintes de fang
^ui coulèrent ce jour - là daniB votre
.temple. Figurez-vous quels monccauK
.de charognes dépecées ! que de marmiu
tons 5 que de marmites , qae d'infec-
tion! Eft-ce làvotre propreté, meflîeurs?
:éïl - ce là le fimple^Q mmdUies d'Ho^
.race ? î
IX.
X)e la gaieté.
; Vous nous citez le Sabat pour uttt
.fête gaie j aux fix jours de travail fuc^
cède régulièrement un jour de repos : &.
moi je pourais vous citer le tripafabbata
fordij Ufep tinta quaque Mes tmfi fac^^
vetemOé
r'4$S?w: Ëfc ** je' *voti^::fbîitieiidi!ai qu*m
fbuFxfe dwtenchë ^ 4a eourtille', les
fÔfBfc*i>îis > les boulevards:; font ceut
iWs -frhi^ %àfe" qtte toutteç vos fèt^;»
tpMlîes'yéitfeîïîble; ytaiment il voiïsf
lîëdTbîeit de : croire être ' plus, jo.yeifcé
-^wt fef parîfîeiis ! « :
•:^^--' :^ • [ ';.'•• ' c: .' . " ■■' l'
ïbe' la ,Gonorréè, . "
c *- • rr" r\ -: f . _ / .... ^' .;
'^ôxis confondez la gonorrcè atiltt-
que j commune aux meflîeurs & aux
damés dans* tous les tems , avec la
chaudepia^i^ maladie qiif n'eft connue
^ que depuis la iin-du içe.-fièçle. Gmor^
.maâùx djç .génération eft la chofc^a
jplus fimple. Vous donnez à entendre
que le texte du Lévitique confond ces
deux incommodités.: non il ne les con-i-
fend pas > ,lâ virulente était abfolu-
ft«5ftt inconnue dans tout notre hémifi
^teere. Ghriftbphe Colomb alla la dé-
terrer à St Don^ing^c. r Uautrc Aoni
il efl; queftion iâ fe guérit avec du
.TOI chaud encore 'mieux; qU'ftV^ Ôë^
Yeim fraîche^ 'elle n'a nul rappoirf avec
le péché d'Onau , ni avec POnanifoie
'Àc Mr. Tiflot. Vous les citez en vain ^
eh votre ftVeur 5 jamais Mr. Tiflot n'a!
feit fortir de Laufanne les impurs qu^U
a guéris de la gonorrée virulente. Quant
au bon-homme Onan /voyez fî vôtijC
avez quelque chofe de commun ayec ^
Uu . ■ '.. ^' ,
•.XI. "•"7
De P4griculmr{.,- ' ^;"''
-n.;i:;
Vous parlez très-bien ^dé fàgiricultti*
ire, monlîeur, fe je vous en remercie j
far je fuis labooreon
"y
>,<■
\
'
î
-f\
'^K--
'.-
i
s
\
*^v
*i\
r^«
vous rapportez une étrange loi dans.
îr Deu^tcronome j. au Chap. 2Ç. Sideux
hommes uni rote difpute^fi h femme du.
pîusjaibîe preriâ le fli^^ fort $ar JbnjoyeBU^
€mp£2, la rnm% à, cette femme fans rémif
Ihn.
Je vous deniande pardon ^ n^eflieurs»
jamais je n^aurais cqx^g la main à une.
dame qui m'aurait pris par - là autres
fois s vous êtes bien délicats & bien
durs,
:;i; XI il.
toUgomUtl . ^
Vous prét^endeiB que mon amî a àiti
}t ne fnis point ajfez habile phyficienpoàf^
décider \fi après plujieurs ftècles , la potiga*^
$9tie aurait un avantage ^ièn réel fur là
N a
mmogMûe '^ par ff apport à la^ ^nuttipU^q^/gi^
iel-efpèce htmiaim. f • .-. .^'j^.;roi[
. .-Soyez sût 5 ifa^iftfieur * que, v$^\ afgf
«fa jamais .écrit datts $jb goût iK)iw^) (^
«ider il après plufieurs mots ix^jfp^^p
on infpirerâit au ledleur un dégpûtiWf*^
réel par rapport à la multiplicatipn^tjp
rcnnui. Voua lui imputez fan$.'cèflb ce
qu'il n'a jamais écrit 5 ayez fai bo^té^-
Jfetter lés yeux fur le- fragment: (p^p^ie]
vous préfente , il m'a paru moins^, içtj- •
«lùyeux que cdui^ que vous axjéz par^
tapport à la nmitiplication de l'e^èçe-
humaine. ' '
FRAGMENT '
Sur les femmes^ ■- : 1
^ LMgnorance a prétendu longtems que
^e^- femnies font efclayes pendit, l«ijr
l^e cKez les, Mahométans .5 §c ..q^u'ajptrçs
leur mort elles n'entrent point dans'
le paradis^: ce: fowt deux .grandes eir-
•liÊ^^s V telles ' qij^oh 'tist â débité ^tou-
jours fur le mûhômétifiné^î 'lès époiifSs
'Jfife^-fône point du t^ïlôt «efôtavés. Le Tii«
ira oti chapitre 4 du Coran Icur-aiE.
^gtie'tth'dôfHîlirej unôi'&te'dote avoir X
iii[(^Ûé'^Uèn''àont hérité fon frèriô.
^il ïï^y ^ a ' ^tiè des ' 'fiHés v «Itês ' pà*è^
^eî^ êntr'élles les deux tk^s d^ la4li(l-
^flteftiy A; te r6ft<33 appartient ^U^ pk-^
4eit8* dâ'^niort 5 ce^ parents en- auront
^^adtiti la iixiinw^ pbrtie 5 Se la inèffe
^u Mott a ftulBS un dtôit dans la-fu»-
^€èiE(ïÀ rnles" époufes: fènt-fî p^ett eféte-
ves , qu^elljes ont pérmiiîîc^tl' do detfi^if-
ÛQt le iiivorce qui leur èft ac<iotdé
quand leurs plaintes foiit jugées légfc*
Il n*eft pas permis^ auK mufulmani
"tf^Qûrer leur'belle-fœùr J leur nièce;
leur ibéur de lait, léùf betieifille êUû
véfeibusJa garde de lèurfenlhie. Il rféft
pÈis permis d'époufer lés.: deux focurs;
Eh cefet^aSi.fQntbiça pl:u& févères qu^i
N 3
r-
^^8 ' ' Sur ii i-. ÈiûMrÉS^.
Teschrçtieiîs^ x^x rtQW les Jojurs^^^^
ItéijLt à Rome, le ^droit 4© çontràaèi5.dc
^.tçls mariages -, - ^11$ . pqwr^ieht ''È^io
/. J/aÉo»if^, a. réduit le nomWffllièïlie
de? 4popfes-à quatre,^ ma{s;<loitiïHe£U
faut; être: fixtrèm^ment riohè poùlr''^-
.ttéteiiir qyatre femJpes félon ' leur x^a-
édition :, il n'y. a que les plus gtàfifiiâ;^
jf€;igneurs, qui pi|iffent ûfer :dè 8e^*pri-
cvilpge- Ainlî la pluralité des* femriïè^
Hefait point ^auSc ;Qtat« mufulmahs^'le
.tfjrt.qiw n(ju^,.feur reprocUoiis fi^^'ù^
jyent , &.n€L.'le5 dépeuple pas. comiHc
i>«:,le répète toufe fes jours daas 'ttÂt
4e: livres écrits iU iiatârd* . / : : / '
Les Juifs par un ancien ufage , etafelî
fcloii tburp Uyi^a 4(^t}is: i;^^^9 -Mt
tqfujôwri ^ laJibcrté dVvoir à la fèl»
piùficUrs fciômes* '. Pmnd en eut dix;
huil, & c'flflïidîapïrèè cet exemple qiife îè«
rabbins détérmiiierent à ce nombre Vî^
pligamie des i^ois , quoiqu'il 'foif^to
«e, Sjf^opm çtt eut jiffqnVà îppt cent, -
^/Xps^-^ M^ÏKiméj^œ^^ u'AccoJKjeot pas
^Ç^UftllçWWl;, aijjourd'liui;^ aiir Jui^ \%
pluralité des femmes ; ils ne .les croient
<^M]Ç.rdijjaeè.d«rxet.av5ntage^^^ mais l'ar^
J«^.,.tapjaurs- plus fort que la Joi,
^^n|i^. qûelqiJcfois en Ox;iettbj&;^i Afri-
^ ^»3c. Juifs q^ui font riches h peï-
.. Qij ^.rapforté. férieu&iûent que iff^
^^i Qifém irihun cto .peupi.fc ,; public
,,i^^;è^.#Vm«t'^iC<?jîir ,;^^ cet did».
Ijiïir. avait toulu pronrnlgUftT une^ loi
^^i^uji 4oftmit aux femmes le droit dfe
^|5ri5ndr.e autant de mari» qu'elle vou?-
draient. Qpel homme fenfé ne voit
; ijiia c'eft ià un conte ppputoç & ri-
^j^Gule inventé po'ur tendes Cifar odiei^î
^^l, r/^ffemblc à cet autçei: fcp;ntc qu-^n
i^naçççr romain , avait propofé eii plein
jTpnat (fe doiinçr. à Céfar permiiEon de
pouc)]ier avec toutes les^ femmes qu'il
^^oijdrait.. De pareilles inepties déshor
prit à^ ^éux qui ksi croicitt^ Jl efr^iqlfe
lien / ipéiifà-' jïi^iVfè^ 4^': \dvaa|t|; dej|,y^
i^era fil f t^ébrièrô^^femi^j^ , .mète Jç |Jfi9|..
pereur GratieH'y il était ai&kqiij9|^.p$ip|l
w^rétJliftf^îdiiifieurSî fi^^ i>l^ ^
1feisv-0b^wi^mit (îiaiîsî iba. palaàf^
^ïH)2^s^t$ouir- femtn^s I4gitiwâ^ ;-''£bjmN<
•i#r^ ^ eiàï ' Mèiji^^d» 1,' ' Marcèvèfe . J& '; 2ib^
iifc^i7é^ûïl''*èft dîfRcite^.4e(cittcemc.co«ii
dmi^ tfôit^igttmrintie poniSii? ta h^rdiefô
5ufq^aiOTer-:côs faits jijofqiCà Are que
3os > r^is . : ete icette » ptenAèiJe'.TSicô lijttfo-
rent point ide th.. pc^ig^miiÇsi & .jufqit'à
te^ dfeô^ ieçôiis^ dans un CoHèigeç? défe
4Wf^'^dî*s f-€tf^^ût ^^ïSe claiâre«/)f)âsf de
4^^G0i»é ^lopib Ftetn* iaiià les pto::
]^àïti jils féduîfent q^i^îqu^s perfôhKeà
- Le pèrfe j9ftwft(|îplùs'f^avaftt * ptea
^«èiciftéc aV<^tie te^pàl^miîè* iiei-iois
«tMfes '^ fti?^ ' âtieune diifiôtilté < î il- ne
^k^pâtt^^lès trois femmëè de Dagohf^i^
%s^D^uPerià qfuoiqù^l eût une femme
-«iftmmée Vifi^éAde , & quoique Deme--
^éléût^uft-ittte.Il ajoute ifu^-m c«k
il'*îrAtta-*nr ôïicle -^/W^/V^', lequel
^poufa îâ véti^?è^ de <^/foy»fr^'*fon frèi.
•rè ,^^^bi4iM «M 'àèp t^bW fcmme^'i*
^- Toto le^ hlftoriens "^font;- lè8."'tftêm6S
^vcu^ r coniSifent î^^rès t^s .cWitémoi-
^irt^s &uf6ir. rîTnpu(îencé dte igitoi
tant qui pftrie en m^txe , & qi^^jofe
4ire^, .^n 4ébitwt de' fî énorfnes folU^
fes , que c'eft paut la 4e|fSnïe de ; la ,:^--
ligion , comme, ^'U s^^gifliât ^a^j^ un
ppint d'hiftoMfe de nota:^ , reUgioa . yé-
nérable^ ^ J^qrée quec des cabmnj^
^ teurs méprifebles fo;it fer\'iç à. leji^s
î^eptes impeftitpes^ : . . r
L'abbé Fleuri ?iutmt ^^é^ rX Hifloir^
JEçcUJt^iqHef.ttnà plus de juf^
vérité dans t€>(it; ce ^ui concerne tes
loix & -lés liiàgô^ dQ réglifç j ; il : avouP
que Boniface j^àtxe ^e la .baflfe AUer
magne ,. . aj^ant confuité l'an . 726 I/Sj psb.
pc Grégoire II polit favoir en quel ca$
un mari peut, avoir deux; femme^,
Grégoire lï Jui. i::çppndït|sj a^jiNoyeiUr
]bre de. la même annép ^ ces propres
mots ySii me fef^me efl amq^é d'mç
maladie ^tii la, rjgfide feu p'op^^.ffii de^
voir emjî^aki te pijaixi piii$ je\ marier à
ip^ mire î vms ilMit doffmer àïafihu
me malade les Ècmrs néceffaires. Cettç
«é(5i^&n pataîi; confërîne à ta rliifôn fe
"^ tq potitiqùç , • ^M fa vorîfe^ la popu-
latîori qm' eft I^ot)jét*jtîûr niaria'gé. ^
• 'Maïs ce cjtii rie -parait m felbn là
* t^tùïï-l ni felôii 'la poîitî^ue i ili feldît
' 4â înature ^ ' c^éH ' la loi qiii porte qû^ûnè
ïemme féptiréfe 3e 'corps 8c dé biens de
•fon mari , ne péiit ar^ôir un autre époux ^
tii le mari prendre ufie àiitre fêhime.
li' èft évident que voila une- race pè!%
'(lue pour' la peuplade; &"que fi cet
\^ppux'& cette epoùre féparés , ont
^ tous ^^deux un èempéramèift indônip-
y&tlâe , ils' font ' ' néceiTaîrenient eX-
']^6fés & forcés à dés péchés continuels
'âorit lés légiflatéuts doivent étte tcC
'^bniables' devant Dieu , *fi./.'. .
' Xes dëcrêtaîes des papeà ' n'bn'i^ pas
toujours eu pour objet ce qui eft con^
] viénàble àù 'biéii ^des états '& à celui
"(deà |)articutiets. Cette même déèréïaU
ïilù: pdi^e ôrfgoire H qui permet eii ceir-
iaîu» cas' 'fa 'bigamie , prive a jamais
904 Stfi ^€^$ iFt^tM^'i? '
jles; filles que .leurs pa!?ei\ti aurôftt voté^
, à:* J'églifé dans teurri^Ctsr tÇncfce 'eîrfhlt
ce. jÇçtife ioi femblfe ajifffî batbaré ^tfin-.
îsfte f ç'eft .artéaaitir-à 4^ fbifr .desfifiv
loiUes., -c^çft ifojrcer la; v?>k)jaté':des Hpft^
mes ayant qu'ils aient tine^ volonté^
ç^ -rçndre à, jamai^ les r-ei^Vits -efcfil-
v;«s. d'un. jvœu qu'ils n'ont : pas hi%\
çîcft 44ff^^ U: libetté^iiatiirelle Vp^#'
joflfenfei: JDie» & le genre hufïiain.
.,.La poïigamic dçFhil^fe tondgraw
^e HeiTe .j dans la communion hjth'Â-
jd^nne^.en 1^39 > eft affez, publique
JVJ.xpnnu lin des fouverains. de l'enat-
picc d'All^ma^e , . dont le : père ayant
cpoufé une luthérienne » eut^ permiflSojpi
d»: Rap.«jde fe marier à. une catholi-»
quçi.»..^ ^ui garda fès dç^x femmes,. '
, Il e^ f^;u^?liQ^e^l iAi|glete^.ç , &pn
yptfdrmt le nier^en ^aiHj, -qve le ctiaWr
4S6lijBr Cpif^per époufp.^ deiti Fçmmes qui
i}ç^f4e^:$^tit -HW^ q«fè «fe èhaatfe'lic?
,:tVIV feû$rfe 4éfiçf ides' aûtguBSvqaii'îjai
|^^nt::4\]ié> âattoquelqBe&<^pà& le^:loijt
p§«i^^Utmsi fomixies d'aveu i^lttfirars
mxms. Lds * -hoaimes qui païtToat cmi
%îit; le€^ijc y fai^.xiés avec ùôç dfamaur-
ij«pepra , :ii>ttt vt(>»j<mrs trop'' jaloux dt
ientmu^xixé y.,0nt commikinemeîlt'- trti
^^iSEipéiptxéiit^x'oii • ardeiit ^n .;cQinpsa:ai«.
J^n de celui des femmes, pour.avotp
ip^gini îAjmb t^He jurifprudçncei Xe
^gîii ; n^iqtft {ia^ :>«psi£7rme ^an . traiir. ord(.
idlQÂJre dé la.ciatiiir^ eft i^]»nejit}iV7ai'$
fnwa, cerqm.feft ^fort brdittHiïe^fui)^^
4|a4i$ Jes ftwieoa yoyagèursf ^ Jc'eft d'^
^roir^içriÈf imirfiteipour iiiîé' loi- ^ ■ i
/i.. L'âut€j|iib.4e,rLi^i^iiex Ltax prétenfli
^Ij^i fur [ k<-f êtecde : MaiiaBan yî/dan» la
qalle des Naires ,.:les hoodqie® ne/peiûk
qVeâi cas.'qwlon. eût, été/ fe>;^<»e^sij|éjj^
ce doit ittt ^a doutant i m^ft quj^l :i^
refprit vif qui iàzkp dimict^l j ,^^.,^
. La lùhrii^ des fkmmù Mt4l> ej^.J^^
gxmdg à JPatam , gi^. tiiJ)Qmw^fom<(»fi^^
traints de fe faire certaines gmrmiur^ ^
pour fe inettre à Takn de: ksms . enfifgm^.
Mmtefqtdm n'jdla jamais à Patiaflier.:\,
Mr^; Lv. •: • • ne . rctnaitqae-(fc^il pas trjçs^ ^
juc^cieufement que ^eux qui imprinpie!*.,
retit ce conte : étaient dei yc^^exm^
qui ie trompaient » ou qui voulaient,
fe moquer de leurs ledeurs ? Soyons
juftes,; aiiàons le vrai , ae nous lait
foj^s. paS( féduire', jugecms par les choff»
.& jien parles noms.'
,11/emblc ^e le ^ouvdr & non Jiiç
frtifeiftjfbrf aîti&ft "toutes les Ibbc'^^'
iây^oél^^ért^ OHën^ Côft^là quVn voit
îifâpWi? ib tï^dt du prince cottipofé
iéhé'i^'^mvî prk au peuple,
r^ jjëiit vètfe ,' tîotedfcr , & âinufcc
jflij^iètàtà femmes; k« à daii^ fainéno-
gerie , & îetisf èdmmiahdé â^fpotique-
nàim' BèH-Àhid^Éièa dtoS fôn Wroff
^feFj&lâSJ/i'rapôtte qu^n des vifirs du
jMfiiï*' 5b/i»«^ "tbt cfe difcours à un
» Chien dé chrétien, pour qui j'ri
»^'d^àlîléiirs une^ eftirtie toute particu-
ilîêrè, pèuK-tùlbien me reprocher d'à;.
»"v6ît quatre -feminés fuivant nos faiii».
^ icfes' tek ; tatfdis que tu Vides d^ms»
i^^oàrbiix par ah,*& que je ne toîli
* ^s 'tn verre' - de vîn? ^ Quel Wen
» éiis-tù au* mondé en palftht plu^
^WhèùrfeS à'talile que je rfeà paffe
^ au lit ? Je peux idonncr quatre en-
«'l^à fcfcaquë ânii^ poîrt: le ïétnct
.9-pW^-:4^ .£:^utiii^ Hfeft- :£ét ^e:
^.^qu'atirît bu vfeii pàr^ .<^r
» 4^x autres. $ ^ir.r^Wr OÎB i6iiiB|
.» rOie Jques-tu d^BS l^s de];)iàQaHP>^
> jfe^.i3?aladie.s: ? il Tii«tj-4^ Al 5«ft«b
> 4?n& jïfie Qtfiyeté hmil^^^f pv^àfm
> tu rcherchçs; im«i:.a^e hmmo^ ^^^^^lUI
» Xpi\\k^ Jiéoefg^r^ment ..çnt^« 4Mtei^q|
» ciblés mdrtels; gjii^ tf liront >èiitq^l[||{
9 t^f-roide ,, af)rèS; ta -^^t 9 4ài^t9ll0
» aigu au /oi^d, df reofet ;: ; ,: cnt i&
> con|:re ;les^.€hkns^-<chQMa^^
? perdions^4î€nt ;njjjjj^
s/ près
)^<frè|né9t «Mt ittitte fiU» ir pourvoi t
S'^l^fpftuCtt pi» mx. tiiâies à preadre foiif
/(ïnalhefit k tout '^ufuimait
ilîèâe p9W ite pfis dôimeif 're«
éta lut à qiUitre Joiits filles
#aiÉii4fnIilB.<d^poufes » &:|>aiâr ne les
» f«» tmcet felôn leurs mérites. ^
«âmuneut ^ftitt donc faits dans ton
i| ftk fal tarompette é» }our qii'00 ap«
• lutte ^ 9 rhoiuiète.bâier fiince des
» mampmax ) le taureau {buverain des
• -widut? ohaGuû dSg^ut nViUl pas fôn
mÙÊOa f û te lied bien vraiment >
pib mt teptocher hies quatre femmes
»: Midis ii»e «Qtre graitd Prophàte ett
j» » eu dit4iuit ^ Z>a«^ le juiF autant *
» ft jSsfadsofi le }uif fept cent de compte
li &Ét^ a^ec crois eent concubines ! tu
Et iMÉi : combien je Suis modefte* Cefle
• 4o reprocher la gourmandife à un là^i
• fa qui lait de C médiocres repas. Je
p «r fwtmets de boke > permets » moi
9iihkfm ym duusges de vins.» fbu&
* màn'^tiirbaBr' : ?tar;:frai& feilpniig^Qt^
1» der à inotL dotiiàan.; Achevé ;4ésppeç.-^
«dite ton café a\?€ic moi , Sf v-^^^^tr^^n
>^câréffer tcm aâleÉHOidft^ imifq>i*«fiff
^5 'PAÏÎemand.
V'*-' f^
» CMra ^dte ifinrulniMi i pour» 911 je
i.corifeirvc ^tm Winémûotk'pEQÏondei,,y
9 avant d^adovér mdti ^àtfê'^feMîciff '
s c6rifoîidr6te&*^ropo».iQ^i pofledeqii*--
y ^kc ^femhies poffède tuaiafcr^aupèes^ y*
» toujours ptèt€S i ft cakœniérî^îàjfc'
^'lluire, à fe battre- Le logfâ.^^eû:ï5a^-*'
»'tre de k-ndHcordé^^ aucinie» dteiles çke'
» ^pcut t^aimcr f ^ahacuac iifa .«lufioni qjîïaft .
|iUi»;p^ltrâ'<» d(»iin;erri{ue:le.^uart; 4<r:foii
^^(JteWr. ÂucaM ntt^eufc te reiittect ia
^î, ^é agréable j ce: font des prifomûètçs
^^ qui - it^ayant jamais' rien vu n'oat
-iÇ^eftcà té aire ; elles ne conn«iffei»t
-^ q^e'^ fcoî^ ^ par coiaféquent tu les en*
^p'a:àAc9.^ Tu es lew maître, ab/biu-,
^âèiM'iéltel t^<lKâfi»i6* Tu es obiigié
>3 de les fiaire garéer \par un eunufue
,rquî leur donne le feue t quand elles
9, ont fait "^rop tle ' bruit» Tu ôfes te
^ cdnlparër à un e(^,> mais jamais un
5, coq tfa.feit fouetter Tes poules par
a^ m» dwpon ipietids tçs exemples içhez
^^p\M9 amnaux j, reflcwble * leur taçit
^^c; tu volidias ^.m^ je ycuîc. ^i^
if^pifit: '«tt homme ,5 }e.yeux_^çinn§r
cjfjJKpiftitaoïi oçeurj». & qu*pn me;(ioa^
î?^«e ie :fiai- Je rernim compte de
-ig-^det ^n^tien ce imr à ma feiiaine ,
^H feiye^ècc qu'elle en. fera contejits.
^0^il^'^txà an ^vitt que tu me 'r^prg*
O » *
;,:ïu'dl: ttèV.iôùàb]è^?W ^Aîfèiâiiifî.
^■'^. i -.V'>. :;.:-.^ :'Vv;; i;ri ^X-- l A.i-^i;3Vfî «sl
Femmes des Rois. j
; ' eV X ^ ■ I
Je ne vous ai rapporté ce fr^ment^
Imcfl^urs, iq[ue p^i^ttt'^^
diverfîon à la ttifté&i «te:notre. difpUr
tèî reprenons nos gantelets & «^m*:
battons. ^ " Ti^iO^
pour nous prouycr que JertJiaîCTft,
remporte fur Pàriç , lur^^^l^
iur Madrid , vous nous dîtes ^è Maft-
VQtrç défert, lorfque vous éti^^^fâ^.
, ïois 8c fins {butiers , it fut défëi^^
yo^ monarques qui rie ' panunenr^^liw^
quatre cent afis après , d'avoir iJlt^i?ôp
grand nombre de femnieéi Céûè^^^. ,
qui eft dans votre Deutétdriôrtàfe nC: j
^fterpiine pas le nombre pe^rniis Jlâ?8^ ;
ce qui â fait croire à" tant dS db^ÉW?
fl?!f^BÉ #^|? hi.^^^ ^^^^ confiî^nts
«^}ffijçuW;^fut^^^^ dans le tcms
4ià vos roitelets aVuTerènt de la poli-
gaime fi prodigie^iiffn^t y qiiHl fallût
les avertir d'être un peu' plus modérés.
i£lr iésidéfmfi J'^pp'Qcher de fa fiwps
^ « Vous • êtes , miffieùrs ^ d'uji avii bicih
^ip'érent de notre fameux Ferniel , pié-
inîer médcciu deïrartçois I& de Hen-
ri II: il confeillràHenri 4e cpjUchçr
avec Catherine de McâifcdiS dàtis le tems
4e,p^8 fart de/fcà :meflftrués ,• éMt^t
j^t,; le plus Br: Jnoyctt 4^ la rendre
fen4é, * P&vènèment juftifîa roràoû-
jiflnicç^ d^ fjiédecin. . >
^^j^^us au^ contraire , ineiSeurs , Vdus
jj^ardez cette ^ciatteii i^^ nous v^ltît
4*?i»^joi5i- de France Tùn apîrès faù^
ai4 S^té^i^^£li%E«']
trc , comme tim'ijriflçe càpitaf/;!^%«^
voudriez qu'ott- eûtr pruni de^moctHei».
ri ir & ft -fertimiÈ li ymyjs^S nçm î aw»
trcz leur condamnatiort dans Je- Chiijik
20 du Lévitiqtiè":^ qté ûoïerh'ict^ii^^
£nem ejUs in jluxii\mènjhrm , ipfa^
i^eruerit fontem ^fangàinis ^ interfiStmMS:
£frnho âç medio fopili fui. Si uç îïçmrtjè
fe conjoint avçcj^ Femme 'peridanr^ïS
'^eiiftrues > & fi eîle ouvre 1^ foat|inc
■fèrt^fente'5'(pi'ilâ'4bi«i^Joujs:(^ ,
"Cîélernliriés* :•-.:': yt^'j .. ■:r—:y^X
-^^ ' Pdrmettte-mpi: ,: ^meffiews :• M Vij^
^Jfept'éfênter qUo^-totÉrcf;ftftteliçeipft^|}igj|i
^dure;' La facutté ifc fibédeci^ç 49 J^§^
'& celle de^-Lotfidrcstj^Ji^aw;: ^}pjo|^
de la réFohner.^ 'iraiiôhciii^^iil.î^^
pas là de qtjpi-pendnai viin Rèret.^(3tfi|
pi^re de famille. On.:ft:çin:ai5?îl ^§it^îr
re que votre loi. elè WJoj 4ft r}|^à|rr\
1^ k nôtre in loi de |[Xîicf ^ , . ' -^ r
«irav { h' Ir'j ,.f ^i (çr jr ""'■'"'. ; ' ., ._ ; V _
•4G>HîH- fi ?•(.» >'■■)•>;■ - "-■' - ■' .
•> ■'■'■..»■ •■•■■•■
-sera WAi^ijDfdtitt &rd(ifiira^i '^' ;
««kJs^fljên^ejiJbcpî^. youf jrepto<A.et ^
"•^'Ces î()S:oî^"tte ftttf dans" auciJii de
Jours qiiàiîà vous l'accufëz ril ii'a'aicn '■
"yiittci font pîtté~«Jii^l^«^'^^«^ ^'JO'
'ils permettent gujjp .^bi^ de deonan-
"dw le divorce. ■"* * " ' '
mes. On TOUS a trompé , Mci^ma» qt
effi^dït âans la ^imm qii^^ne ^S^fî^i,
rfèfè ' ayant commis Quelques péchpj^^
jtfottets: , vint demander au Proftte fî^
elîe pouvait encore cfperet u^e-^pl^i^ç^^
eri' paradis. Lé Prpîete^ que ; ^é§^ I^ft^ra
iufe iniportuflait lui répondit avec J^p.^^^
peb rf'humciir ( car vous favez ijuc^j^fSS
Pmfëtes en ont ) Allez vous faire jjr^.j^
mt^er f Madame ^ le paradis n'eft psis
parji|W.;îil ^^ ^.flM'rÀ^.yfS^
., JËertnilfiW de vendre J es ef^
*■
Srtei SpamcS ont etc'Uics-nialtraît&fgt/p
ftt%^$' loix , vous nous aflurei jj^ft^^s
les ; cnFanti Pétaient enogxp ]^lui;é^ ^it
ir tmil permis 3, * dites-vous 5 a un père si.
de Vendre Ton fils d^ le cas d'uiie^
eiftèrèe indigence ' ; mon ignorance «
-pêèM Si 'jotre parti contre vous-fnô^ *
met ^ n'ai point ttbuvé renoncé d* !.
cetré loi <:nez votis i je trouve feûlc*
mèrtr dans l'pxode Chap, 21 > Jî gM^^
51/îfi vmdfdjilhfmfrfsrvante , e//* ;^ .,
/oj^?ra ^o/f// ie fervitude : je pré fume
qu*â en était 3e même pour les garçons^..
iini'fvfte • je jie connais dans l'antî* ■
^i«îp:#wtW',filfe netnlne.;pK £m|<db
te *^\:iei Jf4^ajQtii fediâfa «ehdbx «tàf >
vo»»t iav^z > «n mangeant . loi^viit^
C'«ft lé- pin» grani ■faHlmf^.,de la pié»
té.fifîale qui iint daiir la febla* V, < 1
•^ À l'égard des garçons , je tùâ yû^
qîie^f dfgpfl^ Wiidu ^pl^ ^'îâ 'limjle pj'
^ Je voua.bemrai , monfieur, & iiieP
iieurs , quand vous élèverez. là, voix
^çontre^ nos abus, i^ nous r.ea avpns eu
H*horribIes ; il ïut des T)aft?àres àanÎB
Paris cbmihe dans Hejishâlaîm'. Voiis
vous êtes joints a niôn ami jpour^ ue-i'
,înîr & pour verfer fur^nouV ^ie$ iâr-
^s ; mm rquand vôus[noiis 'dites»
,fue:iés tmptismr €9^els dmiùn^ût'fàHi
d^Smimmufrocà ie^ fmahtmf i^Miék
tMms Ufpààts Jmitnt quelqtàfiil'f^èt^t
kt/upplkes tfâmfi/bi:rechrrché$,^ ^olnril«ttt
^çle2^Voos2^Q!^^>^^'^^ €rdye^ îètU
îtz vos litfifei /^hrtDte -TJJérhr^ïioèdKiili:^
pentrun Jofue ^ un Çaleb i prd&gwAt
tous les genres ac^ mort qiî6.1è let oi?
la fïamme peuvenl; fiûre fouffpb?là tj^
VieiUeMe \ a renfance , & ^•^m lexQ
^ux & faiblç ^ If ait v)^s vor-rcav^M
-les tems duo-vdus appeliez- l.ç#.tfnl$
:de tôtre -girahâfibïfr FècV.de ^y^ ,t^m^
>jerfe^icjniié0s i Un Pav^d qiii f^f df
Imi l<iriîi de a^^ femmes potTtrfaî,
jre /cier en deux , pour feire déchirer
È}}s des l^xi;es ;de;É?t, pour brûlera
^cti^' feu dj^ns ,des fours i ^briq^e ,
/"j^^^avps gens 'que' ^f^^^^ Jyifç'ont eu
^j[gj l^pi^heur.^de .'çrendre prironnïers .,
J|tn^s , qu'il était^. entre les bras de, li
^|^4ge.;Be$h^abçè^. _ ^ », , :
^^Jj^^^iU irieR;.4S' rccliercbé .,^:tm
,^^^5^?tbr4io^tè::i. J«^ »: ^^^^ Qéç
^tRqOucevaJblcsj: haxxeim ? yous^îpe ^À
' é^m^, l?aaterur ià<rfé/qui le? .(|?^5l£:'*
.iNtï tts^cendamàe.xpdint , &:.aî?-Ç; ES!
.îflSf^*4ju©nt -elles pouv&iejîJti; ayçjr::;iH9
^f^ ^^^otif. Mais iremarq^sM Suffi^.ffi^^fr
lïé^ ^,qu,e rauttfW .fecré: ^ IÇî^^a^Q^
-siréïp^isi il nop^^lWfe: la lib©«tÂ;d'^
ii^ vnptre 4WtM»«hi;, :Uberté . û -^pfjé*
fieufe aux hommes! / j '..' ^- ^'
%9à *lrf(jiS^/)<î#â; -"
Avotfet donçKqte^oui fùttes m£^
fi 1>arbares dans les tems de votre p(V
Uteifô^/^ue ]t6u¥>'ra^)&^â^'âii& lès
Cèdes de notre groflîèret^* Nbus^fft-
*i?'":ri' - :".■•■■• ■' M2*tT i'Kxi. :%."'•;?] 3ïJ^o vT '
mes loftgtems Gog & Magog^ u>us les
peuples ront ete.
^à^■< : ■■ ■ ": ;^-v^' , i.r; :■-: vooi m^TH
\ Et i/ôcumefOa damus mtàfimts ûrirînt ûatù , ^ ^J!
. Nps pères furent dçç^ %j[liçfs^^^^
Gj^ur^Jufqu'au fei^içinp^ gèçle ^v?^§i|!|^
j^ ont joint dçjs. gâmacçf 4^^^^^^^
\Sl^, boutoirs de ^|w«l^^
5^t devenus hommes ^^ & Uçnui^^
ipbl*^: Vous , mçifllçurs , vous ^ jE^Jfijl
^tyçfoisjes plus ,d^»*J^bIe?;& Miyi|i^
^ Ipups pervîctt ijwIaiOTt J^^^
i^; de la terre. Vou^^ vii^, ,t|^)^î|^
% ^aujôurd'lHiji dsqis $39iMs^,d^4£%
î^g^rne'^dsuia Londres^ dm, . Ai^pa^
^^1^, OubUoos ttos Mià3r& Aytifi^ sf]^<t
911^^^ fof&fsr, sn^g«49^ ^«î|^
^^^ fr^es. dc^r p«^:;^dçes^fi^
vers le carême* ! - ^
£eua: & ihéiEëurs , a&fi que pour, raiu
gent comptant » vous ramène toujours
à Salpmon s vpus y revenez avec tén<^
^frae^àf îa fifr de votre gros ouvrage*
Jè^ïtàûvt éit vtoiiô feuilletaht , que vous^
«êSWtisimfcrvieilIei pas aflez des vingt^
^q^'iiiilliards éid eij^ècës Tonnantes qtié
jibilÉttiartfel. David laifla à Brundi-SW
^ ^ lé. p*uii àrtrè côté vous trié pa-i
jS^a* ikrop étonnés qu'un Ixommë ^và
élî^irirtïeiiçint foi ôbm'merce d'Ophii^^
âWt^-â*enti:ce &t 'Jeu , vingt-dniq mflk^
^oîTi fe fit bâtir quarante mille écùi
f ftîs; ïl mè femble pourtahfc que^^^
Hfèff'pkt trop d*écuries eu d^^tliblél-
|ôfPtui homme qui fait fervîr'^î fà»
îa6Bt^^Snuigt^deu2: tfiSlé bocuTs gfas^lB
ç&M ^ngt- fliiHe ^^stii»}M(m$^ pour junciMl
■-■"■ yons. fappofQ&.cjquri j^cosirrr^ftai^nté
imllfi écuries ne.: fiiiit ^que «dsnsoia
vulgatc', doht Vous 'îfaitèsr' tr^t>eaifà^
tas--' Ferme ttc2-m6î d^atmer la vii!^aj|l'
rfecoinmanclée par lé concile de, Tâ^àsk
tôj'Sc de vous dire que je n© TeSék
ttporte point du tout* à vos. bffilcfl
ihaflbrètes qui ont voulu corriger ^Kad**
^n texte. ' - ' ' •' --•..•^-•o*-
* 'Je conviens que peut^ctfe ii y-ATcii
peu d'exagération, un peu* de ^coaiJ
iradiftion dans cet ancien tcaàeï de»
j^ndant tna remarque £\xhÇm^ y eoiib
ftic dit Dacier. - ^-r
JDès'vêatac , des cornes^ des oreilles d^kfièfi
. , Il me , faujfc donc vous fuîyr e encor| .
du ferrail de vqtre grand fultari Sà-i
'^ * kois Liv. î. Ciiapi g. ' ^ •- ' *
à ramée de Htùs qui cntra^ le .fei
&ntoÉli|huâeà' fe'jmaiïi'dans votarc" ï)ci
Sfte?fi4tte, 'laqurilé ri?a janiids pu C(5âii4
tènmt^iagftr mâler/haMtans ^ & dan^^lar
qfljçlbvii^ lett^^^érit plus de onze- ccnÉ
' iflflidi pén^ntr-rie* dSège- ,£' Ton croiil
»te£f fitaa ^-^widique Fteyieû Jôfephu
dsflSMhà^ cette terrible ' journée on.- di^
WCifitT'^ ^nori pai ' votret fécond temple if
" «oraine vous le dites 5 'inais votre trofel
fiame vtempJe'^ qui était celui d'Hérôde;
ImjrqudHoiT* impprtantc ddfit -il s'agit^
cftr dé iavoir fi Pompée en paflant pal'
iâie» vous, &^ eii fe&îit pendre- uad<?
vos rois , avait vu dans ce* temple ^d^
vingt coudées de long*,' im^ animal do-
ré t«rti bronié, qpi avait deux petite?
contes qtf oh '^ prît pour des oreilles ,
fi les foïdatsrde Titùs'èn virent autant ;F
«enfin fur q[ubi''firt fondée ropihîotf
.ébùrànle que- vous adoriez tîJti âne; "^
i^m ittiii » eru quç vous étiçaf do
111 fl^js/'X^f ^4W^Mfk<^
^. fut la .repiéfpïitotjf iir; ie::HIMr «t
fhe , vous taillâtes fi groffièrrun» Jm
f^nes de^ vos bovvilloat ^^^ImW •
fu'oQ les prit pour àet oceiUes ^àÊl^p:
cela eit aflbi vraifemUabk» r ^:.:.
Vous croyez détruire cette ynift»'
tblance en dilant;. que ks fi»faA«iM0M
de NabucodonoKbr «vaifiiit délar
Totre coftre » vptxe arche ^ vos
tous & vos âi^es « il y Mut fie icâtiCfi
cinquante huit ans» Vous ftkmâÊ%-
4|ue Titus fut bien attrapé lorfi|p'«'-
filtrant dans votre pcstit ti^jk « A
«y vit jBoint votrb coffire;» & qu^U Iwls
frivé de l'honneur diç le jmfsr -M
triomphe à Rome* . ^
Vous favez pourtant » inonfi^vT: êt^
niefiLeurs , que vatré arche. d^alttpnnB#
conftruite . dans le dâfert , pi|G» j«s
les PhilifBns , rendue par deux vaclies^
|4acée dans Hershalioiii t.. 7 4t%it left-
H^»i!if^oe*^èeèe -aird>e«ft .cache?
mvrsg qém jà fin dp m^rîSr
Si *«0niP'Tpariai^re« plus be'trê^
*a*fc^nf;licafcmte5 ïéliqiïës qwi'tfe."
tiaiBr^êëftemitc fffîfc. Les antiq^aif
rW^liir^t^Tti: '■'^ ^-d'tine ^efle exf
tJIfae^:^'!!»! voiiMirce que les aptrès*
l^fciMèsIrië-VtMâjr^int, remarquent"
«K «»f ^e; aîôfti^Sè éti^é > 'Tiws:;'
^ fii3K«: d?an^. coffre qui tsftlfeiîi dqir
•i*r9(i*f)î|Rle$ ^ïtM'^oUi i^fàiù^
lnt^M^imp^m* foitf ■ «os çgnà^^t
^0 <î(*Jfiftl^J!t^H?j<«£5i
•tien qui^vôufi plaiijtv^ui i.ypw^ ^8$lM<f
am^ fluî ayant i%»n^ari.d?^|SBslî«ïJ^
yier franc , ne Coudera jam^iiSolcqflji
gloire en vous, aocctf^^nt J|2^ BMÎQÉf
de voç :prétentiôn& :. ,.?r-ii ifiEA/fîJ
.. M vous voiilc2-qiiô> jc^&i*': dftiFo$B|
^yifijj meffieurs , vousi}i'av<^ q|ulà{^]i|$ii^
faire batifèr ; je,m-olirft,à. ctWr ^^HSI
parrain. A l'égard 4^ ^Ms* / vptîiBofjSfo
^r/îtaire , vous pouvez lc,-ÙSîe ciff^^
-cire. Je ne m'y oppolerai poj^ p^îq
' Sur Nonoitt epi^j^fuife.' '^''^'^'^■
. Meffîâur^ les flx Juife 9 & ntonfikuéi
Iwr fdorétajre ^ j^lus ^vcms^ aifTet ^iA
d^àomiibfes^ à mon ami iatimri^oiiliii:
j'ai dû le déFendrc. VDiifc étîèirîéjjfc
i^ç9< forts pair vous^inènnès ^'^aij^té]
fujgris que vous ayez dkccliér 4ef j
wfete §tfrce qu'ils fôftt aujourd'hui dift
fê^ê cotïïtne voiis , que vous ks apt
^Ifez'^ tôtref iecôtits ? vous combaU
tSiP^fbûs te bouclier du kévérend père
JR&W^^jtôus renvoyez mou ami à ce
ûvaiit homme j vous le regardez coiti^
jfeSè^W^dd vos grands capitaines, par^
èë^'il'ifervi de^ujeat, dites*v6xii;
ffiââK iltîe armée levée contre l'Ency^
€*^étîé*i^ Permettez^ moi donc i me£i
ififctftt-, clé Vbus renvoyer à un deô
plus l^ttvos guerriers qui ait combati;
tu pour rEncyclopcdie contre le Ré-
vérend père NùHottt. C'^ Mfc Damfc.
hvillc Tun de nos plus fivants écrii
vains : daignez lire oé qu^l répondift
«Diâiant Konafte il y a quelques an;^
ÛSesyjé rerhets fbus vos yeiix ce pe*
4itf liddti û a dé)a été imprimé , mais
Aittfm'ef^vous avcs: dôttné une nôuveU'
Ô^^ctidbii de vos tetivriis judaïques ^ >
l^^^ufe^i^u^ en donner une dés oeu^^
^nm^^itiêtuies 4& Mr^ Damilàvilte& ^ '
'*-^*y^. 'S. ' •■ •> T"! O '^ -^ •- -
lEclairciJfement hifiçrique ^ à rQCôajii
^ d'un libeUe calomuieux coptre ,^Effai
/ fur les mœurs 5 & rEfprit de? Nationsl
par Mr. Damilaville,
. SHl s'agit de goût ^ on xtc diMt-tife
t>ondre à peribnne ^ par la raifan qu'ji
n$ fiêiut pas :difputer des goûts : mata
tft-il queftion d'hilteire ? s'agiti-itf db
^ifcuter dei faits intéreflants F.onlpofiî^
ïépondire au dernier des- barbo<uiHeBtà*#
parce que i'intcrèt de la vérité d^fr
remporter vfui^ le mépris dès libeU^
Ceci lera 'donc un procès pat devant
le petit nombre : de oeuxr qui étudi«iMt
rhiftoire , 8t qui doivent: jugeri.. : ^ ^ ^
. Un cx-jéfuite nomme Nonof/e^^Jk^
Vant comme ..un prédicateur ;>.& poli
comme uji, Jiomme, dç, cgllç^a^,, -^'^X^yk
ci'imprimejc; un gros livre intittijé leSr
erreurs Je rmtettr de fEJfai fur les moeurs
& ï*efprit des nations i £;^tte entreprilç'
^ut d'autant . plus admirable que cç
/$o^o//e n^kvait jamais étudié Thiftoitew
pour mieux vendre '&n livr« j il le &r-
èit:^ (le fottifesv les une» dévotes ^dei
autres calomnieufes -y car il avaiiO :om
4^e;q;^,e ces deux chofes réufEiTent.
./r*
h[f
' Tremière fottife de Nonotte*
f ' Le Hbellifte accufe Fauteur de VEJfai
Pirultsi m(Burs y d'avoir dit; V ignorance
ibrétienne fe repréfente Dioctétien comme
ïm ennemi armé fans cejfe contre les jh
éètts.
- Il n'y a point dans le texte , Vignot
¥mtce dorétienne > il y a dans toutes les
éditions , Vignorance fe repréfente d'or'-
dinaire Dioctétien &c. On voit afiez
;coniment un mot de plus on de moins
change la vérité en menfongé odi^ftîx.
Ce premier trait petit faire ywg^r^di
Konotte.
P3
"•*^^- "^'^ ' temperewr.' y ' ' '^^ ^^ ^
' îi Vagît é^vinMMén'^'éë^^
ic^qm mit en pièces ptiirliqiiemeri? fin
Mt impérial. VmtGUt'ÛtTEjfStf^'Jkf
mku^s appelle ce chrêden tndifirèh^^lié^
lîbèlkfte le jufKfîe ^ & dit : lHfiin»ikf
lie édii n^étcàt ^il pas évideînmtnP'^Bff
' Je dois obferver que c'eflr troplkiléifiJf
dés maximes tant coildaittiïees 3^if
to^s no5 parleitiens. Quelque iôjÉffl#
que puifle paraître à un particdliériïtf
cdit de fon fbuvérain , il eft eîimihèF
de lèze-majefté quand ille déchiré' i&^^
le foule aux pieds piiWiquèmcnt. Vnt,^^
tcut du libelle devrait favoir qu'il fitàt^
irefpcaer les rdîs & les ioici ^- *
. Si Nonotte ^vait à feîré i qu^^a
i^vant en ')«x , ce fayant M diraijE^f
^Monficur , vous êtes uaignc^ô^'otf^
f un fripon : vous '^ites dtens*^^W
? pfeux jibelle (page «é) qpiC'Wliî«(f.
n le fécond, qU'iw<jpfer<?ti«i d'une qu«-.
nS Çiî^Wi^'^?"^* , -il importe ft)rtvp.ei|çr
■^^Hg^c^e vchrétien.ait, été de. la plui^
:yjiiijç^g[aalité. Seçondeoient, s*il était;
» Troiûèmement,rhiftiMre cccléiiafti-\
%fllèlt4*n^'5ew, dit;..e:fpTeflfiment ( pag.
'i/f^S.vtooï-r IÏ.-J) Ifte.çe fut le prêt,,
%IWffi£é4i|., portant feul^qient priva-
ti^oBîj^es. honneurs ^ des . dignités , »
*[SKft; i<* -chrétien, de la plus haute^
:^H^é ilé^iJfa pubUqiien^enf , en fç.,
^gRtjfijflftj; dfs ;>ài%tires des JR.onxains\
^iforife Gqî^s i^ fijr. les 5«matçs,,,
■( dont: l'é#.feifi^t «mention. _,
atlji^ryoï^R *V5S 1» M'^}^» M' Fleuri
^§JBiiii^ #.eri^t,!, ::Vous ave? tort dç;
aw&lg|fir^«§, 8#age. ^ vous i^e l'av^,
^fWk,-lu8,ri«pV%^^^- P^"? .4^ *^? encore.,^
^H^ Wi«ii|tes lèS i^norantou un fripon.
éansf yn ôètài^ cûnuM te Jiétt^ , èil
îe g^irdera Meil de & ftrvsjT d^'iMar )i^
teil ftitek
troifièm fottifc iî if^piiottc ^r M^xpeU
/ Un terttutioh ncMhmé- Màrctl i'^;Aiiii
iiiie revue auprès de T^ger enMaii^
titmiie ^ jetta & çeintture hiititaire & fe«
iirmes j &j cria , Jft pe venxflw\jhy%ii^i4
ks empereurs ^ i» leurs Jietix/ « ^ * "
L^aùteut du lïbeHe trouvé feeife ac-
tion îpn raiftiniajblè ,• ft-il^ ]^f?: ïiif
crime àfntiteùr de VBJjm^fiàr Itsmem-s
de dire iq[ue B/2èlb éé-c&*tùntéku}n
li^était pas 'fege j mais' il tfetl^^^ef^: pailf
dit un mot dans VMjJhi fki^'les* tnmirs i
ç'eft dans un autre ouvrée* qu^ilMctiisft^
J)arlé. Au reftc , je demanâe-ïî (uif ca^
jpîtainie dalvînifte ferait bien ^îreçu^^daiiS
4ïne revue à jett^r ît^ armes^9*'& à-di»
re (juHl' ne veut plus àjjwbattarè^poiiï'
W^i<& i^€h:K H Ste. Vierge^ Ne iFe^
ïwt, • it pas mi^x de fe. retirer pai^^
m^mtut ' ^ ^ ^^
;.,^^^|. \ _ Rpiïjai^ . ^
. ÎKottc libeilifte trpiwet bei&iî^Quj
Ékliiié*^? à- %nw3 ^ K^^ M }€.«nft
toiGfc%Qe %t^ « ^ t»ppQr.té: 4aûs, di^?
- . j5'll ' eft bien vraifemblabh que la
i^i^uQxt ào^Unt ' de$: chrétiens |c rc-
^vpwdiÈ ea plaiiitjos «^sagé^ées, i-çf
waêits^ finckis wnsi ra^oaten-t quQ^ Tonii:.
ô:ffemjiî I étant 4^S: Antipqh^* I0 prér
ii.*te»^ cofldatMl^ îi5: eiifent chï-étien
WJû0inmfô ilAMldl à è«:eK brûjbé s; qùç
ï^.de8'Juèâ pxit&M àr ce fupplife fenii^
^:c0iit?mfichaaitiai^àl;: à- riii» » &^ dij^t.»
^>.jJ>foîif jÀ'Ji^ûitf : âiT: (mtitefm trois gefits
ii'go> qui HT brMvHnt pMt d^u kfms
»3à :^t?TCtt[^ib^ ft «r^
ah petit gar^nr>fi4' rfoEÇfe ,j^â%l^
„ fauf , en Aemmàimt!^ .f)U,^fifiy4ttlfiiJf^
^sfiu ? Les aSes Jmeères ajpu^en^ij^ii^^
si remp«reur le fit délivr«ar , nipif rflSÇç
3, le juge or4onna qu'oit lui 4S>ugJiy[s|^
3^ langue. Il n'eft guère» poffil4fraSf»»ç
M Jiige ait fait couper la lan|3je-î%v^}ja^
5, petk garçon à qui rempereui:,^^|^
99 pardonné. • y'^^cn^in
• 5, Ce qui fuit eft plus 'fi0glili0r.7^i^ç
;^ prétend qu'un • vieux médecift i jCj^f/ij^
5, tien nommé Arifioa^ qui» ayajftj;|j|H^
5, biftoiiri tout prêt , cotJpa k l^ï^e^^
5, de cet enfant pour feire & içpurj)|%
5, préteur. Le petit -Itowim &t ,$,Ti|fl^
,> tôt renvoyé en prifon^ Le .geplieç
9,! lui demandai d&'&sr Hxmvell^i r4|i^
^y^t' raconta fobt au ; long QQi|im^a|ft ^
,^imii vieux -médecifi lui avaitf eoupéj^
,, langue, .>a ÙLV^ . iioteç^^4u«^ te ^99$)fe
à^^nC ôëttcr opération était ex^.
39^tt?èfri^ttidnt-[)ègtie , mais qu'alors il
^^arîâîé aVec^uho'ivôbbilité merveil-
Si^létifè. L0 "geôlier'* ne manqua pa$
,V^d^fer "tacoffiter ei5Î miracle à Tempe-
,?¥Buf: Oit fir^enlr le vieux péde-
^r^ ijf iî' jura que rbpéràtion avait été
affettS datf s ' ks règles de Part , &
jf'iik^iitra la langue de Penfant' qu'il
sf^SvSit'tbnfervée proprement dans un©
,;T)66t2f. Qtibn fafle venir , dit-il , le
„ premier venu , je m'en vais lui cou^
J^'pèv h langue en préfence de votro
si'ftfâjefté , & vous verrez s'il pourra
jl^parlér. On prit un pauvre homme
jj^fc^ui le médecin coupa jufte autant
jf^âe^'^âfigue ^u'il en avait coupé au
,î ^*^t enfant s Fhonune mourut fur
çi'lë'ififeampl c .'.
*^Jfe vftix croire que les aSes qui
râpj^rtettt ce fait , font auffi Jmcéfâs
cf^iH ^n portent le titre; mais ils font
IpftôMç ^lusiînguUors que £acèce&» : .
': G'eft «vaintènîtoê au t tefto»: î^î»^
'eiéùx à voir s'il il**ft pw T«c«as^.^^
douter un peu de^ ce mitacle^ la'afçtti^
'du libelle peut auffi croire ,. s'ilis6ei%
Tapparition du Lahearum y mais il «exfo^
point injurier ceux qui ae Ibtttif^
'de cet avis. ; : t-ni
'Cinquième fottife de Nonatte » /w Pm^.
reur Julien. - ^ ' '^
On peut s'épuifer m ittVe«aî'rtB
"eontre Tempereur Julien i on d'empè-
'chera pas que cet empereur n'ait; .m»
des mœurs très - pures : on doit^àe
plaindre de n'avoir pas été clvéti^n»
jnais il ne faut pas le calonMÙer. Voyea
-ce que JvJien écrit aux AlexaadçHSS&r
■ fe meurtre de l'évèqne Çeor^, ce soffj^
peïfécuteur des athanafiens. . . .* • ■jfiw-
-iieu de me réferver la cmmai^(mce-^,f^f
-injures; voUf>votts êtes Ufiméf à, la çp/e'r?»
-^vous riave:^ fas euhottte de commf-
•^tre les mêmef excès qtii vws rmdai^
rvos^ aâiftrjm-es fi ^^diefgc JtcUe». lc§cjp-
'pi?ea|â*'Cfe'«tipcâ5UK *^jea père.. Qa'oa
llfe^tobtes &s htttet.y.& qu?on vçye
l^^T'Ia' jamais €u tut hàmme plus £p^
^'^êc plus moéeréi Quoi àonc ! parct
ij^rfil^-i'^'cu le mailla w de n'être pai
*àirôtiëà-; ifâHrarUl. eu- aucimr vertu.?,
Vicerm' , P5fr^//e , -leé CaM»; , ie$ ^iji
'P/a/ofe 5 ^ÈpiSHh , Licurgue ^ Sohn^ Arijl
^rn&^^-^les plus fagets des hommes , ai»,
iroiits^îls été des monftres parce qu'iji
«auront eu le malheur dd n'dtre pas dt
lt6tâfo*religiaiïî
1 ^^/^«ftff /o/fyj , yî^r & lésion Thébaîne^
; 't'Bûtêtir du libelle fef Ses effort»
Wêx- pïâifettsX f)agé ig ) ^pt)W nccrédfc
■\h là fâbîè ^e îa' légiôtl Hiébaine ;
' ïouée ^ e^mpofée de ùkiréotetis > tdute en-.
^\:îère elntîwttftée dans ime gorge dt
Aôhtagnfe, crà iW ne peut pas m«&i
•1tre- deux cent hotnm'es en bataille,'
>tiî |>iêâsHdu grand iSt. jkrwird » c^
talent' une dxtùAei vov^iUi.if^mii^
ii^oe notre cntfqiM judioieux^^ ctoniif^^^f
l'auteâtidté ck isett^ ayaiitui^iiit j^o^^f
A copiées du Ftdagogue eh]it|e;^H»uiL
'' Biûher:^ ditdlrC qui ^ppqi^^f^e^
Jiiftoire .deux cent: ans api^^.fôjvég^
liient)e/aï^ Wdb^ , donc ildil^feafi^
J&uher Savait mf^t^u voôcmer ài^j^
êùique de Genève , qui ans douCt j^ait
Mdie auûî. i/dr di&it tenir }e:tjps^
id'un évèque nommé 2*#oJerr, %9i;,^
vait cent ans après ce.s»aflacre^» yo^p
là en vétité des preuves math^ati<i
4iies. Je prie le libèlUfté de véttît feîi:*
^n tour ^u graud St* Bernard 5 . il yçr^
,xa de fess.yeuX'SUl efi aifé^dy eftjioûrfg
& dy nmff^rer une légion toute cii-
_ticre. Ajoutons qu'il eft dit que ceVtft
Région venait d'Orient 3f: & que le mont
jSt. Bernard n*eft pas aflurénïent le c3ie-
inin en droiture. Ajoutons cncoife qu^ï
jP: dit que x'émt pour iaguwrçiîièi^
..«}9l^:lé|:ait;^£Iti^û*^jp f¥i!tPiiti4»ff
Mèefelaiï«s^"*atf> écrite ib^ Grfigmfiii^f
^ToMr^i^* lîattiifeagrJi Euchérm. jy&s>V$
légàH^i foppôféeséette «L4f4»;il«8;
,jteiûcè^i>*çàrlé la mort d'un Sigi^
toÔiii^roî 4e.Bouîrgi^ , tué en :^3^
jtk^ eft 'de^ipielqyp u^ité d'afçrendi^
tefit^g^oran? impofieurs;-de nos \mt%
4W*Wr tem» eft pa£e. & . qu'on rie jerp^
Jftii <5fc^ imférables fiiir leur ^paçole»/.?
-^^0»-pf€^pofe kKonpmàQ marier ks ûl:
jiaîab^îtobkts de fe'îegion Thébaine^^YQP
i*à^^o«2c* ntUte .viei?gefc ; -ma^ ce pauy^f
ii-i/^AfttiW ^»?avait paé. les* pouvoir** : >
jèmprii^fo^^^fiyJ^ Ammien Marceilut>
^ fur un paffage important.
^3fï,e,JibpUifte. »'e3cprime ainU page 4^'
l^^^.^^^4tmim, MmelUn: ne dit^nullc
>
l^^ifBw&'lés chrétiens; • ; «^ ' -' ^'-î
^ ' ^^i eft te «afomèiateûÉ- \ 'éii âé^^èttl
tm de Pauteur et '^t$hi 'Jkr^les%imrsi
^irefBiàremefit ^ Votw' ckex-ftuxV'ff'^rfV
t^tin ait vu-, il j. a, que de*1i)rttiiiill
les chrétiens fe dédiiî^àîSnfc. SèepniÉte.^
îjiçnt , tbîci lès' pftroles^d'2ftWi»/«t. jW»ii
W/m, page M53 , édition '-ât^wé^-ilB
[Valois, iiis effércaishmmmninmàlftt
-irami te Ûûùrgiuln ep^edpttm ' veviWHf^iL
ytnperih moT0mtA to fiepim np^istM^KSk
iJemaflde ati fibê!!ifte ^uéA'^ft'fe^Oftl*»/
tète: des vipères ? iôrit-élles â9n&^€
Jont-elle»- fisroces? d'«Ucufs, .a-t-oit^^.
^ ..befeifi
1 ■ II ' " I « i ' I l . - r * ' ■ ' i m . ', » > > .. < ■ ■» '
'^^ jN. B» IfiSi Damilavile pouvait dtçr;«n aetrtSî
pâffa^é d'Ammien MarceÉn", bèàùéoirp^faà^
:îJe la tmduélion très^eftîmce f^té à gerlfft , îm*?
primée cette auùéè 1775 , n'ayant ^^ fD\j#te#
^fi^'?i)?^W^ favok .(jnç-les eufébiens &
^^^.|5%f?i^ls ftfifoeiQût les um couferfè
ké awjrès îa plus 4ét$ftabte : fai-èur ?
^uliju'à jauand arborcra-t*^ râitolé-
îrance & ^ie menfooge ?: i .. :.
.\JÛ'àçcu0 hauteur de 'VEJfai Jur ki
^ktncrs (FaVoir dit ' que Charleniàgne n*é^'
tik qu?uh^eitfeiir brigand. ^ Notre li^
BèMifte calomftië faùveht L^hiftorierf
«p^lïe thq^rtèntàghé p' le plus àrhhitieux^^lé
plùi pùliÉiqUe-, ïé plus grand^guefrtèr dé-
fm^ peclèr 11 ëft^ virai qat Omrkmàgn^
%iL''méÉz6xéx iih^pW: quatre" mirié cinq'
cinr prifonniérs"^:' oii démaSdé 1au li-
Béllifté*i*i!''àijf ait Vo'ulâ* etïè lé prifon^'
yeux le tpxt'e Original. Voici les .paroles du tra^
i^fikJi^^lus^imf^is dû ràgfQmg ;. quô le JiimÇ :
enir'^ujf Içs Chrcticds quanà la rcU^im les
4i^\pl^, r'-'t-:*^ :.^. *.-.^ ' _ ^ :.•■_: .,
.. . .... . :bi^afi6i, î..; • ^,^ ,^
Çhqrkm4g^9:^^ les f Ois .Gouixm; ^-^s
d'une femme à la feiç.: . . /y i
NQtç^^.Umiifto. ^e- fait {)?^ «jBJic^^^,
/row eut pouf femmes dans^ le mçme
tèijis Vénercinâe , Mercatrude0^(^'^é^ljei[
•il ne fait pag^que iS/^ef e?;?^^^qufîi^ i^h^.
nthmif di| tcms ^ de J[a prerpJLçre iein^
xne i que Cherehq^ eut^ à_I«* fpiç Mero^
encore lui. apprendre q^e I^àgqhe^ çuli'
trois foomes , & ^u'il jaiTa d'aillejK^^
ponr un, priiici^ tr|s.pie4}x , car: il*
don^a Beaucoup r aux monaftères. r.IL
£iut lui apprei^dre que ion xoafrèrft
Dmkl 9 quelque partial qu'il ipuiflif
être, eft,plus honnêtç ^^vpW^vérîdU»
que. que lui, U «voue' J&ancîiabiM^^
page I JOV dii ' Tc«ie -h irti^^^; qne te;
grand Thèoièhert ^époufa la belle t>im\
miç i quoil^Ue le grand Ihéodebcrt eût
& que la belle DeUtme eût ua mari,
& qù'éa cela fl imitait fon icmcle C/o-
li/y^ ; lequel époufal» veuve de Cladomié
&« frèifè , tjiôiqu'il eût déjà trois femmc«*
Il'réfiiit^ que 'Nomue cft excefErfi
£teilt i^rant! ^ & un peu téméraire»
pîpciftAe fôtiifâ , Jilr chofès ftus fériettfis.
. ^ Îfciiiv.eî^-jéfuité Momm i iioîx , là
jperKp«tiaa . tf était 1^13. 4?ns le génie
écs BbmwiSj Toute? les religious étoieiu:
k)léré<is.^iW^e ^ jq:uoiqiie 4e: lenat nV
jfopti^t fj» ■ tous ^s ' ^diciix;., étrangers*
Les Juifs avaient des fynagp^e^ à &o«
âie;^ IifS ;/i|fii;rftiti(^tix :ïigxptWns ^.na^
iîcm .^içi^, méprî&é que : hi Jfoiye, y
#faiftît' il^é lift .tem8le:ir%ii4*)i'awiik
tiis étQ idMi ftM l'at^««rf <|e MiOi-
JiSi^^^i^ciP^^»^ Lésll^taai^ ^Vôe peu^
-#l%;Tc4 II, n*a|0tter«nt jgiô^s k co»te0*
Jlflîfe r 4l«i ào frjîgeftieat liu'à vaincrf
J^'à fvM^f^ Ui mîmii II €& inaw
«44 • iNcu R^sro/^ -^
qu'ils aient Jamais pum.petfosme fetil^
inent pour la religion. Ils étâieiit juftes'ii'
l'en prends à témoins les A&is des 4$^
fres , lorfquc St. Pend faivaiit le confcil de
St. Jacques , alla fc purifier petiSànt
fept jours de fuite dans le temple de
Jcrufalem 5 pour perfuader aux jti&
qu'il gardait la loi de MoSfe , les Jiiifs ~
demandèrent fa mort au procoiiful Fej^
*fus \ ce fepis leur réporidit-r •'^Ge "tf cft
•> point laxoutumedes Romains de coifc
» damner un Homme 'avant que Faccùi
\ fé ^ aft ; fon âccufâteur * devant ■ lui è
% qu'on lui ait donne la' liberté de fe
'iijuftiëéni ' :-.--. • L, ^.
Ce fut par le fknad(me;td'ttn*' fadi^
céen j 8c> non ^'un Romadff que St. Jac^
ques , frèrr de Jéfus , fm lapidé. Il tft
•donc très^vfaifcmfateble qtie la; haint
.4mplà<^ble qu'dn porte toujours à fes
irèreâ' féparés de communion , fut Et
caufe .'dft martyre des^ prêiàièrt ctàê^
4ien6. jTen passerai ailleurs; mais, à préu
•Tent , 6 "libellifte , je ne vous en diràî
tnot Je VOUS avertis Téulement d^étudieiff
rhiflpire en philofbphe , fi vous pouvez.
*^)nzime Jbttife de Nonotte , ftir la mejji^
it ^PArç. NonflUâ aflure .que la méfie
?,ft;aît <Ju tcms.de Charlemagne ce qu*ellc
ieft aujourd'hui î il veut nous tromper;
H,nV avait point de meflc bafle, &
/b'cft dé quoi il cft queftion. La mefle
fut dl'abord la cène- Les fidèles s'aC-
femhlaieiit au troifième étage , comme
:on le voit par pludeurs paflages , .&
^Turkout au chàp. XX v. 5 des A3es
des Apdtres. Ils rompaient le pain en-
semble , félon ces paroles , Toutes les
fois que vous ferez ceci , vous le ferez en
' mémoire de moi : enfuite Theure chan-
•geà, raflembléè fe fit le matin, & fot
• inomftiée'la '^axe ; puis les Latins la
'nommèrent mejje -, il ny avait qu*unc
'"adTemblee ; qu'une mefle dans une églife;
.5c ce terme de mes frères fi fouvent
V as
i4^ /3orciSr»jrloi<^ '^
îépé#é , prouve bien qùHl n'y -éf^
fokkt de meSks prifrée» ^ elles fetit âii
dixième iiède. L'ex^é&ite 'NonoMn^
çorinait pas la mefle « il la dît ^oiU:4
tant. Je ne fervirai jamais la fienncf» "
; VotCiiême fottife , fur la confejpotu "
Le UbelUfte dit » x}ue la confeinpii w^^
]çiculaire était établie dès les j)refders
|ems du chriftianifme, Il prend la con»!
feflîon auriculaire pour la çonjfeffioq
imblique. Voici rhiâojre iidelie de 1^
^sonfiiilioii j r^orance & la mauvaife ,
foi des critiques fervent quelquefois à
cplaireir des vérités,
La confefEon de fes crimes , en tau^
.^u'e:xpiation > & çpnfîdérée comme une
çhofe fàcréc , &t jadmife de tems xm,
«mémorial dans tpus les myftères à'U
fs^à^Orfhie^ ^^ Mitras ^ de Çéreii les
Juifs coaxmren^ ces ibi:tes d'expiations \
quoique dans le»r loi tput fût ^tcm^f
"foxA. Les peines & les punitions
;iprès la mort n'étaient aiuionc^es ni
l^giî^oDt^litp de .F^w^ • vn^?*i«: Ip? eSét^
m^j^j^; 4S9ibl^ai&ie^^ â^n§ 1^ 4^rt^^^
Um^, h,, çqutiime. d'avq>|^ d^iis leurs
^ffemblees leurs fautes pubHqu^ , &
les autres Juifç fe cont^ntaiietit djs de-
inîiiidcr pardoft ^ pieu dans le ifcemplc?.
Le..|raud-priçtre ,. 1^ pur de l'expi^oii
annuelle ,. entrait feul dat]is li^ fanéjtuai--
rç , demandait pardqn poujr Je peuple
& chargeait des- inicjuités de la u^on
iin bouQ nonimiB J^azazel d'un .^om égyp-
tien. Xettc çéjimopie était: çfl^èïemcnt
égyptienne. . _ > . ; . '
On offrait ppur le^ péchés recaii-
ii\^s , dcjs viâim^s dans foutes les rc-
iî|^on?',Sf pn fe layait d'c^u pwxe#Pe*
^ li viennent, cps fameu^ vers*
JFluminea UUi fojje futatts aqi^
v ^^•l'^^^^^fl^y^r^^ dit dans fou épi-
tse , or fictifeffci ,^ avçiièit- vot 'feutkl^ *
«tk aux ^ix&xs , c. hiirpxemieb ^^H
làBXtsétslblként cette çorutimiey^oiljliftlî '
Jà ganKeime dé mœurr. Les abiiip'^
gliffîsnt dans les cholbs tei^ i^lus^-fi&iee»?
> Sekomèn€ nous a|^rend LîVrt ^VH
chap. -XVI , que lés iSvèqués ayant ^tc^*
connu lés incônvénibns de ces^c(DnfeE
fions publiques , faites comits^ Jur hat '
théâtre , établirent dans chaque égtife
un feul prêtre , fege & difcret , nfam*'
me le Pénitencier , devant lequel les* pé^'
cheuts avouaient leurs fentes., feitiSul*
à féul ,• foit en préfencc' des autres; fi#r
dèles;- Cette coutume fut établie. vci^
Pan aço de notre ère. . - f
On connaît le fckndale ' arrivé à. Gotifii^
tXtntinople du tems de l'empereur Jiaéoi*'
âofe^I: Une femme de qualité, s'accuft;
au pénitencier d'avoir ^ couché avcà:
le diacre de la cathédrale/ Il i^ni
bien que cette femme te fut conféfleo
pçbliquemçnt , puif<|u& 14 dmcre ;^
s ira Uo '^t>,à* t'M: ijff
IfpeiS *v &. qa%: y «ut - tm gtmà toî
îS^f . tAlotfr NeSglrius le patriatchre aifo?--
Ijj^îa- charge dêr pémtehcicr , & peamrit"
fU*QH >arti<âpât; atîx mjrftèireis fans ft
^nfe^r j îf ^iof permis à chaetm» àiSkté-
JU^"ratje'& sSbzomène , ^e^ ^ préfenter à la-
imrmmim fihn ce ^ fa conjhiénce hd
didiertxit. ^ ^ ' \ ' - ' * ■ - .
-^■£t.^ Jean Cbyyfojlome y fucceflenr de Nec^
•nf4rto,j:epotlîmanda fortement de ne fe
confeffer qu'à Dieu : il dit dans fa ci»-
^iii^èmè Lhoméli© , Je vous eôétn'te ànk
èfffir de confejfer vos péchés à Dieu ^ je
»rr vQtts produis point fur ^ théâtre , /•
iùnmis contrains poi^ii de découvrir vos-
péchés aux hommes^: déployez vofre cônf^
êemë ikvtmt Dieu ^ wmtrezJui vos btef-^
fitréF^ demand&Urlui les remèdes , avoueTf,
liêsi f mites: à cehd -qui ne vous les rçpro*
* dse^poifky: à celui qui Jes cormaît toutes ,,
àxpd wusrne poMez les cacher.
evlDans fon homéKe fur, le pfaume L:
^oi ! vous dîS'je que, vous vous çonf^m.
Wtrt: égaf. qm pt^.vôus Us .rtprod^^-^
"jQn pourait allqgucî pl^s 4^ ciixtjj^a^
tt pai&jges. aiftçnfiiqueç ip^iv cf^bl#nfi
Bf. utile de . ta . coiijfeffipa, ,q.wcul4çe , î|.
fuccédé. Nonotte ne fait rien de. tout»
eûàé II .dem^ui:e^ pPîirtanJt/ chçz, ^Ufilft
filJe. qu'il. CQîifefle* Qisi dit.q.u'elle.iK'efi;
pas bclle^
Treizième fiftife de Npnptte ^ fi^ Bé-.
X îcnger. - •
* L'article de Héta^er eft ttès ^ cui
tieux^ il pixrait que PatàeUt de /Êâal
rfijr les mœi^i^s ^^ fcHfi pàut k catéchij^
me des caéoUepM^ mais qiiil : ^ Mm
fhjbvit de eekiè deS^ càiiMàfies.
• On peut lui tépondre que Fauteur
de Fei&t eft ^ès-bien înfirùit, de deux
catéchifmes ^ & il fait que tous déu:£
éandamnent les ignoraos qui difent des
injures fans e^tit.
' On paâè tput, ce que cet faoïmËté
iiomme dit fur reucb^riftie i, paroii
^[u'dh refp6<!le oe myftère autant q^a^oxé
niéprife la jcalomniç. U y a des cbofei
â' ikdrées & fi délicates » qvtiX loe âtufe
JH en diiputeir aviee les fri^pons » al
^11 p^l(?r dfvajKit les fktuitig^s^.
QuMtarzUme fouifi de Nonotte » Jkr h
fécond (tmcih de Nicée , ^ des meh
Nous ne r/é£uterons pas ce que dît
\t, libellç au lujet du fécond concifll
de^ Nicée , du . concile de Francfort ,'
^, (les livres carolins : on fait aflêz
qije les bVres carglins envoyés à Ro-
me ^ & non condanmés , tràkèrit té
fécond concile de Nicée , décode ar^
rogontt ^ impertinent i ce font des faits
atteftés par des mohûméns aiutentiquesJ
Çq qonâle de Francfort fejetta floit'
feulement l'adoration des images , xùsoit
^
10 I^ C V lis I »
encore le Tervîce le plus léger ^^ firvh
fitim^ c^eft le mot dont il fe fert. Çp^
fte font pas ici des anecdotes , ce fonJJ
fles pièces publiques. -
"■Il eft plaifant que rauteuF du litellf^
icciife rhiftorien d'être calvinifte ;, paï;;r^
ce que^ cet hiftoricn -rapporte fidcter
ment les faits. Lui calvinifte ! boa
î)ieu^ il ii'ett pas plus pouf Calvin quf
^oût "Ignace. -
Le culte des images, cffi purertiént
de difcipline eccléfiattique j il eft bien
certain que Jéfuç-Chrift n'eut jamais
â^images , & que les apôtres n'en avaient
point. Il fe peut que St. Lhc ait été
peintre 3 & qu'il ait fait le portrait de
1^ vierge Marie ; mais il n'eft point dit
jue ce portrait ait itc adoré. Les ima-
ges & les ilkatues font de très - beaux
ornemens quand elles font, bien faites ,'
'& pourvu qu'pn . ne leur attribue pas
des vertus occultes 3c une puiflancè ïi^
liculè, les âmes pieufes lés révèrent,.
î t^it JNT o w o T ai^ Qy4
& l^s g«n$ ',d^ ' goût les: eftipient : ; an
peut s'iîî) tenir là fîjns être çalvi^^e^
on peut; même fe moquer, du ftableaç
d^ ^^- -i^g^^^ 4u!s^ ^ vu lon^ems chez
Jes jéfiiites à Paris t ce .grsuid.IàiçLt^y
.eft repi^éfenté .montant au ciel dans un
xàrtoffe- à quatre chevaux .hl^nps ^ . les
•jéruitcs, â.uront .de la peine à;/^e fes^
vir dorénavant cette peinture., de^ ta-
))Ieau d'autel dan& les .é^Jies..de J^arii.
^Qimzihi^ fouifé de l!^onotlQj'fur'îès à'oK
Le bon fens de rautettrcufiLrJitK^
.;fe' remarque dans les jéloges qu'il faic
3e l'^èntrépiïfe des croîfades' ,' *-& de* &
manière dont elles fiirent conduites .s
.-vjBkPÎs ' ij permettra -qu-oii^.dputeî^jqveTdes
.ma^ofaéjs^lifkrayent .VG^ çhfàûji.^^^
.Iôur:i;f(gu4î|^ un prince, chrétien Ipgr
:,«ctnemi' av>r# &; leur ;,1Efifonnier^,
ï^çui neticoïpi^fpiït ni l?ur5r^xç.9ftiyrç^/pi
^kvr^l^gue,::; ^ • . ,; ^_. :^,,^^^
L'autèut de VJ^ fur lei imn^i
ftj^$ Jks mtÈionsy dk ^e Conftaiit:^
ttt)ple fiit ptife pour la {►remiète i &i|
ce tems râcdnè isitHm élr^|fàr$ .n^â»
^mit ptt s'emparer éè éétee vfilt. L'aiN
teur ^dii- iiteïfe îappèHè éette véfilé
mte crreiii: jgififïSèfe ,- fo&îs p^eKte qti«
quelles * 'éîtipeteùrs ' ïtafént rèftttés tfû
iaâdriètix^ndattà - GoftftéhôttepltJ -ôpïiç
4es fcdmons, Qjiel rapport , je voi^s
pricj ces redirions peuvent-èlles avoir
avec la tranilation de Tempire Gxt^
^ ...^ Mgeqi^ . ;
- '^L^aftiiae<ies-\^%tfb7/ eft^^tt
^'i'riitétir (îtt' lîb'eB»' >nc«itrè'% ptott
'^gnôfOTêel; &ééîflbiè* le'^pteèUo fit-»
^ttiïr:*'li^iaS: ïcertain qu'iyri imputa Mx
^lUWgcfaîé^ • des^ triflotcs qûl ' hb "^fellt pat
o^me dws la xiature hus^Éfi Mil»
' pas de les ^aeciifer âe tenir
' éeîrârémblé^s fect^ttes^; dsms lelqueîlà$
lès* hbriitïVes^' ïcsf femmes fe mêlâicilt
jtidHFcremmeht i ^ptht avoir éteint h
luftîièréi On fait 4ue de pareilles hof-
Wtir^ 6ttt' été imputées atii premieiâ
•thtétiehs^r^ à totis cétix qtti ont von*
îhir^étré-réfofniatetirs. On îes acCïife
éïicbre d'être^ mailicÀécifïs , quoiqu^ïs
t]?èiifféttti' Jamais fentendu • ptcûtr es
mmn: ^^ '■ •••' ' ••"^ " -•••■' ^ '
^^^LHnfèirturté comte de Touloirfe J?4/^
"^wfd "^T: c6i\tit lequel on: fit une
croifirde' t^ouir te dépouiller flé ftrti.éttfc
'éigit tfëé^élbighé dc^ erreurs' "de ce$
%)auvres:Anrigefôis : on a' cilcore ta lel-
•fre- i* Vt^& S au chajiltré 'de -Oteàttsr,
•«iBtts hq[ii^irè41 Te plaiht-desi horiti^
•iÇaes, fit^^ttfândè àtaih fèrtëJ^C^tik
gtand • ^mple^dtï 'poWtoâ: abufil* ^tte
ies^. moines rfvâieiit àlôï's rfti' ï^fancClKi
Ibuveraîn fe bifoyàitdbfigé de deitiarf.
il n'ojltint .quç ;tr(>p[ ce. qu'il tpmtM^
.pradeit\meat demsndé* Un . abbé^j^^'
.eipryaux;» ^eyenu çardi^l ^ lijgat Jja
:ppe^i,feia<cha jivcc ^ine açmée _ppjtt
.lecburir le conite de Tc^ulçufe i ^ Je
iprBnptieç ^çfipurç quUl lui. dopfia^j^^fut^
.4^ ravagçr .Bcziers .& Gahprs en ij^y.
Le paï^ fut e^i proie au:^ e^cçoimui^^
, cations :&,^u glaive ^ gjjj^ j^'^? ,^fr >
-jpÂfô^ j j^fft^'? Tannéç laoy .t^ue^ J^e .çonitc '
de Touloufe comniença à fe rç^enèit^
d'hoir . appelle daus fa prQ\rôce dej,'
jiégats '^ quj , égorgeaient ; J^ ^ pillaient les
4?«ftpkft ïft-M?^ de. Iet5' coijycrtif. ' /
Un- moine- de Cîteaux nommé Pierrf
.Cqjl^lnctti , Tijn des Icga^t^ ;dii^ p^pe, fuf '
,tué ^Sj^v^e.quer^lljÇj g^r: i#j » ipcpiv
jiû-.î.^çiv en^accufa. le-^cojçte .de Xoiy-^
^4Qufe;,^fanfr^n ayoif Jla;.mpij\dçç praj-
mmmfi.il\ en, ^avait ufé /tant;;de /|^
^vec prelque <pus les pçiaues;d§.l?E}tJ
Jj r i Ko K 6 TT £. §,^f
Itaû 3u comte de Touloufe , fur kfquf 1*,
fljiWait pas plias de droit que fur. 1^»
Cîiiric .Qii fur le Japon. .On prépara.
iïs ^. lors une croifade contre ce deJÇ»
Pendant de Charlemagne pour venger la,
jnbrt ' d'un moine.
'^Lè gape ordonna, à tous ceux qui
«talent eu ocché mortel de fe croifer^
ïiur ojBfrant le pardon d.e leurs, péchés
i cette feule condition, & les déch-t
tàiîjt excommuniés , fi après s'être croi-u.
fcs , ils 'n'allaient pas mettre le Langue^
tfoc à feu & à fang^. , .
Alors le duc de Bourgogne ^ les. com-
tés de Nevers^ de St. Fol s êiAuxerre^.
de Genève , de Poitiers , de Forez , plus
éc mille feigneurs châtelains , les arche-
vêques de Sens ,,de Rouen , les évê-
'mies de Glcrmont , de. Nevers , de
Baveux à de Lifieux , de Chartres , aC
fcmblerent, dit -on , près de deux cent^
mille hommes pour gagner des par*
004:1$.^ & dés dépouilles. Ces deux cen6
yilfie dévots. éttàenill faiif' àf>îiit&yeûqpli
écuto plu« exécndbk ihar çkib. u ov^l ^Jb
: Le -comte de Toiilonfe^fiit dUigéiffi^
Mfi^urer Tors^e. 'Ce' '. giadheioareusî ipski^
eefot aâkc faib^ t^cw itéder ' (^abonf
ra pape fept thâtesùix : 41'ii' amdtr en;
Jlrovence^r H zMjk Valence* &4ut.iné<î
lié nud en chemi{&: devant Ià pic&édif:
rigltfc , & là il fut battu de i^vergeflr
comme un vil fcéiérat qu'on fouëdsK)
par la main du bourreau : il a|outâ à
0B<to4nfamié celte ésr fe joindre iuiwr
nième aux croiii^ contre fes proprê^fj
fujets; On fait la fuite de oette d^tt0
tablé révolution ^ on fiiit comlnsn 'dà^i
villes furent mifei en ocndtes^, timoo
bien de famille cxpirercHt par-fe^iferl
& par les âaiHmës.r».^ • .' -.^ap't^hy
. L'iôftoire des Aibîgeoi» irappoomr'JsnrT
4^eni fan3t Spïrims > aux pointes de.GHtii
€aâ9ie:^>tftii3£if ^vÀm «gorg^aic timsslel
iialât9ia<4ii<â»&bMii^^ fans diftiitôÎDÀ
4e fere ni «lfâgti^& iifc^ trou^ ^ujoiaib
é%ùîiJiÀ jir#ii(»ll^ cpi ofô' ^canofiifer eeg
AhcaqiittiâoDiS'it&^iitiinpâiii
llfoodji^ «t'eft diofi qu'il faiait traitai
m^ liimFvd^ I)ieti les^ prkiceç & lespeuw
|Nkft.j Jfoiftop^ veat quton meMàfâKk
^sh&ng tou» les Lângueclocbiem qui
no , .'««mt -;pM À kl lAefle. Il eft jMi/»#;
i Apjrèjfc avoir frétai de tant d%oi>.
leutSf ileft péiït^ètre affez înuttlr
^-exfmijier. iî le.$. comtes de Em ^ -do
Comming^ & de Sakiti ^ qui c^mbatti^'
rgnt iCyiee le roi 4'Arragoa pour le.
tDOimt^ Mmnmd 4f Tofkkmfe > coiitre Je.
t^giûn^iir^ Mentfoft , étmttit des ke^r
iétiquess le libellifte Paâure^ tûai^ 9p^:
p$iY;emmWt'qWil^ a eu quelque té-
véladoiu £ft*Qa donc hérétique pqut
^^-r: :a t t o v^ o?/. ^ ^'^ %
?p flmM -^.11 eji; .vxai. ,qif iisj^f^jf^gl
jOijrdfç-4\ï:hQrfîblc,.dftae..ifi^ x^t
gaeuts: çiaiçnt <î«5 h^éttifuçs*?^ / ^. .
. Q»'il.:«liff îwt^u'M wudra^qu^jIJiQû
•j^t. ijip miracle en fe^wf du œjqtç A|
Mûfttfort ^ .ce .n'#. fa«:;d4nj5 ce. i^èçli^
çour^. dfi. 1^ mturç,, jSs feit dçs:inir^
çles pçur verfer le fk^^g kuinain. ^^ ./,
t)i)trfiptiènte yb//(/f..^ Nonotte » "^P /fî
changemmtf faits dans Péglije.'^^^^ .
changements . f ai ^ _
* le lïbèlfîfte*' slmagihe qb'ôii'a^ màiiS
que' dé YelpeA 'àrepfé^cafholiqiiei é«
rapportant les diverfçs' formes cfiJ^eK*
a^rifes.- ' ;>* •' '^ ^ "' ' '"'• --^
*' Petit', on "ignorer qtie' tôuV les uffé
gcs iae réglife chrètiénhé ffttt (*toigl
Suit Koï7 ottm: ièi
tetns, laugoientàtion/dû troupeau / It
|fiKJHfeïféë ''(îès ï^aftetfrs^' x>iît ifiCrdâîiit M
iW;ffei it3x -&^^ des? coiitufries: ' PreC
^è ^biis les ufage^ des églffés grec-*
4ij;è^ &" ratliTBS âffcTetit. D*îibora il n*^
«iït poiiit dé temples , & Origèm dîè
que les chrétiens n'admettent ^iiî teitti
^fdè*ni^ autels i plufieurs premiers' chré-:
uéuà 'fe fireht birconcîre j le plus grianrf
nombre s'abiliht: de la chair de porc.
t^^MfùhfimtiabilitédQ Dieu &"de fou
ffis'he'fut établie publiquement ,& fcé
mot cûnfubjlanchl ne fut connu qu'au
jnçemier concile de Nicée. AfanVne fut
déclarée mère de Dieu qu^aii concile
d'Ephèfe en 451 , & Jéfus ne fut re^
lS$g(p^fU}rUn:clairement pour; avoir daui
mt|]f§f» qu'au concile. de Calcédoine,
«Hi^4jJI i ;deux volontés ne furent coiw
ftatées qu'à un concile de Çonftantino-i
î^ftj, p3{ «go. L'églife entière fut fans
^agff? B^ïwlant près de trois fiècles j
•ft^d^ittia.^p^nd^t ûx cent 9ns Teucha^
K3^
1^ ;|jlrr^i*^/bj^^^^
i&îe^'aux'peti'^t^' ctifiàits ;- pteJ[^e;tS^
Ici pcrcs des pfcîmci$ fièelcs^ttféiiiSB^
tm le règne dç Wae^ àiii:'^«^«ftîtr
très - longtetns une eréanee géaétSfêv
qviè wtif hs tnSikisi làoïk A^^|i(&^
tne étaient eohdï&ttés àuil fiiîfiôfi^
éèrrtelles ^ 1St. ÀÙgu^ le; i^^
jreflemeiit : patumkï^iàn regëiterWi^'W
afefmm m&ttem : livre de la %el|§vé^
tance, dhap: 15. AuJoiifrcHiui rd^infôfi^
des limbes a' prévalu. L^life 4ofiêiM^*
n^g reconnu la prociefEôii dîi"àti"E§)A^*
par le père §c le fili qu^ à:Q^k}à^&d^
lèmàgne. ■ '■"•■'":.■'■'• --^^^''^^^^
Tous les pères, tous lés coîidlei^
crûrent jjaGjtt^au doiwièiûe fiççlQ.^^^
la vierge Mark fijt coniçue dans le pé-
c)ié originel; & à préfent cette opinion:
n^eft pèrmife qu^aux ïeuls dominiiàlàs*
. Il n-y a pas la plus légère 'traêé'¥^
rinvocation pubUqùe dès faints avkhi^
l'an 37f. H tft donc clair q^ "fe «fè^^
IteATè dé l'^life 11 proportidîùii la^ teifÊi'
e
^ffln99Pïîli/l"icfffefS^°i*^ conduit dç,^
^&îiîi|>¥ (^^S ^^ f Wlé .pour des ^p^-^
iyj^ç^];^ei^donç ^r?cç8 à, Dieu de n'ètp.
g^ç.^^és ^(^as ces tçin^ horribles. Nous,
fommes aflez heureux pour qu'il n'y
idÇjpi^^pîird'hui <jue des libelles. .
j^K^- hlditinte fottife de Notiotte ', fi^i"
^'i ^'^ ''''■' Jeanne d'Arc. -
cv:lQl^r.fi?* vVn^n?® charit^bte iniufte.
'«t^oçc^ 3IIX.. cendres de Jipaij^ Hîv & ^«
*ffX^ ^u^^^Pf^ » cela^ # digne 4q .
*îÉî a*^'^ y^^il'? ^^^^^ perfuadcr qup
.l«^/%i^^^rf étkt infpirce , & çuç.
^4 ^J'^AV.^fo V ,, -
Dieu envoyait une petî^fîi fillfT.)|p '^
çofirs de Chpo-les yJif ccm^ixeriHem^,}}^^
pn pourra rire 5 ^^? il;/jiut,^uv, rç^s,
jrelever la mauvaifç. foi. ayea lagj^J^
il falfîfie Je procès yqrl^al, dçi^\:J^vie
£jirc9qnG^ nous gvons dans Içsi ade»
de Rymen T \,j^
• Interrogée en 143 1, etle dit .qu'elle
eft âgée de vingt-neuf ans ^ doi^.at
quand elle alla trouver |e roi en |449s
elle avait vingt-fept ans ; dona^le^Û-
bellifte eft un aflez mauvais caloula-
teur, quand il afiure qu'elle n'^n.av^t
que dix-neuf II fallait douter. :
/ Il convie4it de mettrç h ledeur^jE^u
fait de la véritable hiftoire de ^e<mi,&
S Arc furnoramée /a Tucelle. Les.psyr-
ticularités de fon avanture font t^rq?-;
peu connues & pourront faire pl^î^
aux leéleurs. Les voici. . , . ^
Iml /ox;e dit que le coupage 4ps
Français fiit animé par cette fiUe.,^,^
£• garnie bien de. la (jroif e infg^ée.
■1*i m6m4* (PagmH^ , liî Paie/ ^ Énite, liî
^lf^'ik^Behsamé\ Wfàpire Maffhi^'m
^^%Hft{^'-jlfimffwa , ne diféttt qu'elle etâîtr
'^ëH^âyéë* de Dieu > & quand Maricm
^'^jëfmte l'aurait dit, en vérité ceta
ne m^eh impoferait pas.
*^-'^Jttte^iïi conte , qUe te f rince de ta mU
^ÏW'hléfiê lUiappantt\)'en fuis fâché
"^^p^ir 'Mezerai 9 & yen demande pardon
^'^u'^pitlbè de la milice célefte.
' 'La plupart de nos hiftoriehs qui
fé'' ' cbpiént tous les uns les autres »
fuppofent que la fucelte fit des prédic-
%oiit & qu*clles s'accomplirent. On
"Sîii feit dire qu'elle chaiTera les An-
^is'hdrs du royaume , & ils y étaient
'cWôore cinq ans après fa mort. Oh
^feî' 'fait écrire une Jongue lettre au
roi d'Angleterre , & aflurément elle lie
'^vàit liî lire , ni écrire. \ on ne don-
%Hit pUs cette éducation à une fèrvance
^^Kâtéllerie dans le Barrois 5 & fon
gaet fon nom. -aiusi
rouiUéâ dont la }we,i(iact#t ^q.j|eiiS{^
dc4ys d'or grayéf^x(& c^^ç^PÇ!!)^^
eipitée dans l'égUfc^, de Ste.; C^ijefiffii^
de Ficrbois à Toi«:ç. VoUà certfifuig^
gWKid' miracle ! .. . î;gi;J
.- La pauvre Jepme £4»^ s^fl^^jM;
IKife par les AnglM?» eçi dég^t. ,?J^hf^^
prédidions & de, feS mi^^es-,^ CsÇfWft
^•abord éaca.% fon intenrogatoire qv^.;^e.
Çafherif» & Stf. àfargmi^e IVMeftÇJhçff,
«orée de beaucoup de révéU|t4<»wo fe
W'étotMW qu'elle n'ait rien dit^^e^lj^
conyeirfstdons ayec Içjpïinpe'jiejla Çfin?
&9 çéldilte.; Apparemjttf nt fue o^ 4fHÎ%
Sites, wnaientplus ji j^leiique &. -K^^k
^. WgÇ5 la crurent forçi^re.,^&ieJ^j^
fecrul} jnfpiréei ÇfrJTe^îiit: là 16^.^8^,^^.
dire , ma foi , juge ^ plaidettrt j .iffma:
irm tant litr , iL:l'^i(i pouvait ï^iM^".
éi^èmi'flàMtttië'Ùit de tèlleâ'^dM
reurs. '♦-.• '-■' "''''%
^^Wnè» gtsxOd ptè^iv^ que l'es cài^^
àiV'^^'0)ùrles VU. empkyyuent le fâëf^
^ttïteiï^rpôtir èfacjoftrager les foltîatff
^àl^étatf déplorable où la France étaiti'
ffelufÈe, c'éflr que Samtraiiks avait foif
berger , comme lé comt;e de DUmis
avait '!& bergère. Ce berger fatfiût fes
prédîftions d'Uti c6té , tandis que lé
tëi^Hé lel'feifeit de l^tre.
•^ISfats malhetafirèufement la prophéteffii
dtt^Vmitfe de JSm&Âs hxt prife a» fîègir
^ Gompiégne pât un bâtard de Vm^
Mte^f^lt IfTopl^é àt Sê^ntrâ^ ^Mi
pitls par Taîb(^. Le bnve îii/ioit rfèUV
g^rtîè ai5 faftfe^ toûler le bct^r. C^
ToéMa ét»ie un dé ces- vr^s Àftgl^
qtil' dédaignent les fuperftîtiong , & qui'
liront pas le fenalifme de punir les fa^
nàtiqUes* •
-yoia, «e me Cembfc» ce qu^ ht
liatofW»»- auront yii^ #fçfXPf ^ fj ce
^%s ont négligé.],: ... ;;; ,.,/na
fpsnémrg comte 4© Lig^i- . 9:*^ %^^^X
loa dans la forte^efl^.de Ç^emilie^j^jenb
£iite dans ceUe de;Bp^itirey9i;^ ^>^^r*
là dans celle de Crotoy en Pj^^arj^ie*^^
. D^abord tvrrt Çau^lm éyè^^iie ^df
Seauvais , qui était du gar^i ^ ro|
d^Angleterire contre fon roi légitiiuet
Ifevendique la pucâlle comme unp fo|^
dére arrêtée fur les limites de fa mdf
taropole. Il veut la juger en qualité cîo'
Ibrcière. Il appUyait fon prétendu drpii;
4'un infigne merifongc. Jeanne ayait étf
fdfe ûjr le territoire de Tévèçhé 4e
Nayon : & ni l'évèque de Beauvais ï
m l'évèque de Noyon n'avaient afliu
fétnent le droit de condamner peçfQjone ,
&; eworc.moins de livrer à Ifi mprt
une fujette tlu duc de Lorraine^, ,^
*M gwrrière^ i. la..:iiblde du wi dl
',«
/
-'ifM^^ëbi^ m^ croifateî)
«n ykairc - général ^jfeKriqttifition ^
fôn^'ii tîn 4«^ ^jkis^ho^ribles dfets (^
ïa^^fûéVerfion totale "de ce maljieurciij:
f^yÈ Ttèré Mmiin réclama la prifbj*
•lulré'cdàinite féitMi Vhéréfie , oderamm
^%£rijik.'tl fommà le -duc de Boùrgq^
gne-^ le obmte de tîgni, j>û»^ UdroB
>^fm''tffLCâ > & de rMParitéÀbii ammU
'jl%t iè St. Si^e i'd^ ih/tWje9Ximà h
/^l'Èa 'Sôrbontiè fe hâta de féconda*'
l^eifS Màrtht : elle écrivit;, au duc 4ê
j^ôu'i^cigi^'C & iL Jem de Lwùembourg'^
•^yi)ii8 avez employé votre noble piiifc
:*,îfeiâe à'apptéhetodèr wÀW. femine qii&
;^ik\ê!ih fucelle V. Su .moyen de la-
yqv^e rhoiwïedr ^t Diett a été 'âm
^m^re: ofFehfé-, là :^i excei&remc^
^bkHev & rélgHfe «çop-fon !tïeshpîk>^
,V^éS-^car par-fonf^<>coafiorild0MtrîlP:^'
«, oriseiirt». mawaife to4kmc\ & m&i^
9% eh ce tc^nùrM .K. vmim-psa-â^kàs»
^;\ (k ferait 'avoir' faft^ tdie pinï^^ &^è
'^, Venfoivâit c^' qtfîl appaitfeitt^ j^iiï
•^, Msfâiré^ rêiïMfé par elle pi^rë
1, côhtrè notre dbux créateur & i* foi»]
;, &fa feinte egiife , avee &s auiMi
5i mé&its^ inhuméraWe& . . . .* & fi ,:'ftA
3, tait înfbletabicf ôffenfe contre hrù^
^i, jêfté divitie s'il arrivait qtfîèelle fenw
«^V tne ftt -^^vreô. ^ ^ - . . : • >>
Ehfin la ptcelk fut adjugée à Ff^yNl
•Ciiiid&iWi, ^ti'dft tfppdlait ttiidiènaévè.
i^ue ^ Pinâigne Français & Pindigiie honli
-fae. JâaH de Luxembourg vendit la\f»»
"*«* * CàudioH'Sc aux Anglai» pioxrt
iâîk^ftiîîîe Hvteaî, & le dil<j dé ^J8*i6fci5C
•îés payà:^ La ^Soiboinne , I^évêqud :&
^nèifé ^iir^'; pféfënterent abrtrt^aœ
vhodv^e reqiiS^'t te ûùc dA^^fot^
MTégeiit de ^Fria^S»? m fhbmeur de nétm
m^îds hr^ë» *i.Wf/^v ji?^?i? fut
»h>d .V^ofiS^ ,.rfeilfl fîhspitte P^jrmil: ^
Sô«fli*ft=4^ J(€»uvai§., M hfogner, dans
iÂijv^q G'eft 1^ Wf^ dont qa ff
«tWîWc^uts^de.Swbontne avée trente
ciiq, âutï^ affiâams ^bés ou mpin^Si»
fam li*<^ir« dia rtequifition , Martin ^
{m^c^t avec Gamhçn j & cQmme il n'é-^
tait que vicaire il n'eut, que la fecowlf
^^^ yneitt^qtiatotue interrc^toirec $ ils
iûttt,:û«!gi*Uerfi,>EUc 4it qu*eUe a v:|r
j^/tl Catherme ^ Jainte Margfimts \
ftDèller». Le docîlèiBr Btf^atïçp^ . lui dc^
ftiatlda , àf quoi dfk ^ rçccHum ks deivx
Ûint»^ ? elle répoud que c'eft k Icpr
mwièiretfe faire la réyérencft. Bçai^irft
liii\d$9ia»da û dks font bim ja^^ff^jl^
AJJiÇ55^ditf-^Uc', te vok fur le réglftrl^'
S^^f^À^ lui demanda ii quand elle ii vH^
jjçHti^ yPeïî$^vqi^:iftHÇ'.|«#C;. J(|||||f
, .i.Voilàilc fidi9ii4f;^i.Mç^sl%J««bl^Wii»
j UA.de fes jugç%„4p^urgs|i jfcéthjt
eei'%t©=Cftre,,|io}ïj»îi|^ i^/4%ir«#/«itl
^çher derrière ,un maffifia^f^ Ji9 S^f^
4^ux prêtres qui twçfqrtvfiifr, -^ <wm
•feffion 4e;/«fl*W4 4'4k<^- AwftiWijiiW
po^loyerentle, ApcU«ge P9».r';llfri,|io-
imcides, Et une «nfaJlieijreufe idioS^w-UMÏ
«ysji^. eu ^flez dg «îfiu^f^ pw>f'jlBn4«l
:^ tçès^rands. %viçes..aiP *a«,4 '^^
Hatriç , fet eondarnnée; J . être hfii^
f^ ^quanpte -.qua|:;çe, prêtres ■JjrAH^
aguL. rimmoJaieiit à la ^f)&km\ d^^ T^
l^rterrek./.^. ,.•.. u\.i- . -. , ■ •;' j'r^A
■ ...Qn. :&it aâès; . Ç9n;tt»eii^ ùt^,e^9U
"baCdifle ^airtiâcieufét: de. inottce ;^pfàl
d'elle «n h^bit d'hopmer-ppurilatte^tst
4b reprendre cec, hafaii: ^ &/itfire^-qiioU)b
ftbfiïcde |)^barie oa prétexta, cette
prétendus
1.
't^Ulfmiixe' âtmfgJroflum pour la c6i&
liatnner aux flammés , comme & c^étaif
daiWIiM liUe guerrière un crime di^
^jA^' À\x feu, dé mettre une culotte au
ttiD'd-uiie'jUpe. Tout cela déchire le
idoeilt*, & £ltt frémir le fens commûti
<Dn'ne conqoilS pas comment nous ofom
«prèis les horreurs fans nombre dont
ftd^s nvànst été coiipables , appeller aù-^
«mn peuple du liom de barbare,
'< îLâ plupart dé liôs hiftoriens , plu^
nmateurs des prétendus embelliffemens /^/^^"•'^^
H^ rhidèlhre que de la vérité , difent
que Jeamne alla au fupplice avec iur*
.ti>é)^idké i . mais comme le portent les
jdironiques du tems , & comme Tavoue
Mt de VUlmrt ^ elle reçut fon atrèc
avec des cris & avec des larmes p iaih
Meflb pardonnable à fon fexe , & peut-
être au nôtre , & très-compatiblê avec
le feourage que cette fille avait déployé
Aoias.Jes dangers de la guerre 5 car ou
^e« être hardi dans tes c<>mbjie9-y ft
4eîi6bl6 for Fcfcbsiffiur.
Je dois ajouter ici que plufîeùrs Mf-
fonnes ont cru farts aucun examen que
la pueelle d^Ofléms, n'avait poinf été
^ûlée à Rouen , quoique nous, ayons
le procès verbal de fbn exécutipa»
Elles ont été trompées par la rélatioïir
%ue nous avons encore, d'une avait-.^
turière qtii prit le nom de la picelUt
trompa les frères de Jeanne J^Arc , &.
à la fevetir de cette impofture époii&
en Lorraine un gentilhomme de la
tnaifon des Armoifes* Il y eut deuxra^.
très friponnes qui fe firent auiE pafler
pour la pueelle- d^ Orléans. Toutes Ics^
trois prétendirent qu'on n'avait point
brûlé Jeanne , & qu'on lui avait fubfti-
tué une autre femme, de tels contes
ne peuvent être admis que par ceujc
qui veulent être trompés.
Apprends , Nonotte , comme /il faut
étudier l'hiftoire quand on ofe en parler.
Rapîn .IfïiQfcraa; - i . , >
'î$ attaque, page ig^ , Fexaiîl &"^^;
^îôieoi fi4/?i» A'TlfeteVay-5 il dit cfi'ê
i^étm ià dé fôttr gfoM v nf fur pbuif
hïi V de fe déclat^ pour Ma pmllé
^Ortéàn^. Ne voilâ-Ul pa$ unhoèimf
feek inftruit des laœu» dé, PAnglei"
létre ? Un. auteur» y écrit ô^rément
éotit xe 4u'il veuli 5 à-aveî^ la plus- Ç3ï?b
èièrc Hbetté : &• d'aiUbiirs ,, iô gentil*^
Éomme que ce libellifte infyltç-AB com^*?
J)bfa pcrintToh hiftoire -en Angletenre ^
feafe à- Vefcl V où il à fiiît fa vie.'
-^ Il faut ajouter ici lin- mot. fu^ IV
Vatitiire miriactileufe de Jkanm A'Jh(K
Ce ferait utl ^laifâûfe iniraolc' qiîé c^
iûî d'énvrfjneir exprès une petite filte
feu fecotrs des Fraàiçais^ coatis k^
Anglais , pour k faire ferùlei: ^n
fuite l
homet Us^a^la-'frjf^ àe Conf.
; tmtmojpk.
^ L'amour, dm Uhelle jaeimuvïiUft^il»
^càu conte Ae Mahomet II ^ %m ,o|^^
la tète à fa maitrcfle irme^ pow ^foç
-teîaîfîir-à^ fes jainlfeires.' Ct QOJitftuift
Wé^ réfuté par : les annales fcurqiiegi^-jl:
^far tes mœurs du, ferrail. ,f qm,4n>l!.t
^jamais per^nis que le fecàrèt ^ de .>1<'^-
pcreur fut expofi aux raifoiine^e^«.#
Su milice. ,— ■'-■- ^-^ *• « ^>^Vî
Il nie que la moitié de, la yJiWî^
Conftantinoplc ait été prife p^-çsHiKi-
yîfi^on 5 mais^^^ les annales turqu^a^ ré-
digées par le .priiice Omtemir i^Ç^ ,lçs
églifes grecques qui fubfifterent , |g9t
(i'aire:^ bonnes preuves que le libeUifte
, ne connaît pas plus ThiJftoire des^tvj^^^
,que la nôtre. : . ^ ^, ^J o.
L'auteur du libelle demande , o^f efi
^tt^UtceucB: àe$km)mnte,^ cette taxe hon'-
ir^A^ s ces prix faiti i ^^c. , qui ,avai^
^pé0 ^*m '-çoîaume , m droit & en ioii?
^u^it» li& donc la taxe de la ch^^
^riè^^iipmaine > imprimée à Rome ^pi
54f nj. ^hèz MarceL Slhert au champ ;àe
-3%?^^ V & 'rannéè d'après à Cojc^nev,
^t^ Gafvittus ColinitiSy enfin à Par i$^. en
IVao chez Toujfaint , Denys > rpp St^
Ijacquas. Le premier titre eft , De mujîs
-miarhnùniaHIms. ,; -)
incàufis matrimonralihis y pro cmtrm:'-
'^iu ^arti gradits ^ taxa, ejt turonenfes fep-^
fèm^ iu£atm tmtit'jcarlmfeoi* . ^
\- Faut-il que ce ^uvre homme noôs
ohlige" ici'de dire al/ que dans le tîtire
18 on donne rabfolutîqn pour diiq
carlins à celui qui a connu fa mère ?
que pour- un père & une mère qui au-
S3
icm tue j^ur fite> u iren coûte q^,
fix tournois flb, deijx ducats ? & ii "oft
'demande rablblution du péché c(e 00-.^
ïlômie & de îa l>éftiaUté , avec ïa^claufè
îrfnbitoire, i\ tfen coûte que 'trèiile^
^x tournois & neuf ducats. 'ApieSi'dc^
'tcMcs" preuves j que ce îibellîffie {e'tîut^
'He ou qu*il paye pour fes pédiés. / ''
^A--- ' . - ". - - - • J ^
-"■■^■. ■- fémii^f 4fi iConfeSkt^ .. ... ,£-
, ÎI demande où Tlûftorién apris gu^
les fécpliei:s > & le^ femmes ' mexiiefli,
avaient droit de coufefler ?.Oii njoit
pauvre ignorant ? dans St. Thomas j^zg»
-âff de la {Ile parfie , édition de Lyon
i758. Qmfefflo eod iefeSu facerdc^ïs '%
leuco^ faSa fmràmtntdiT éfl ^uùdamm^^.
IgnQrçz-YjW^ cwWen d'abbefles cjbrt-
ferrent leurs religieufeis ? On ne peu*
jpiéux fiire que de rapporter id Uû*
partie 4'ufliB l^ttjre . d'un trèé - iàyaiA
Vfier^ J7^9 ^ CQAçejJ^a^t cet irfag^, qu^,
Nçmtu ignpçe,, . C
^^J^'î^utewr (Jemaiide^yî pif/fourmf Im
, Oa lui répondra avec Mr. rabtié
Flmri i liv. 76 tom. XVI , pag. 04^ de
VHijloin eccléJiaJHqujs ^ aj.^H'îl y.^V^it -^^
» Erpagne des abbefes ^qui donnaienj
;,i la bénédidion à leurs religiepCes j
3; entendaient, leurs^ confeffîQnç §: prè-r
5, chaient publiquement lifant révan*
,'/gile'^ que ce fait pafaijt.pgr \ijq.g let-
j^tre du çape^ du .10 Décçnjibr.p ïîJto,
»> (C'elV Innocent lîl.) &c. , \
" . J'ajoy^e à la remarque de ^ virai le-
vant , raytoritç de ^/. J^ftk dans fps
pj^les , fikri^ées^ tom. it pag. 453. Jl
cljt . pi^r^i^, à i'abbefle d'entendrp ayçç
Iç, prètrç If s cop£eflîojn,& de- fes religieu-
ses, J'ajoijtf ^nçote que le pçre ^ar-
t^ç daijs les Rites ^ de Péglije^ tom. II.
pas» 39* alÇrin^ que ks abbeflfes con-
Jf^^çtaieia^; ft çmipnfep; qu'on jeyiîKOtff
ce droit. Nous .jp^dçrpjw. iencftfifbqâ»
Pîgnorance du confel&ut Nonotùe fut
Wc<ftlfeflî0ti dani tin" autre ài^clè;^*-'^
Vingi'troijihne fottife audit Nonotte. .
', L'auteur du libella » en |mrlant:<i^
calyinifme, prétend que Phiftoriô|\,rnéf;
nage tçîijourç beaucoup Calvm &X««$«cV
ii doit favoir aflez que l'hiftorien lOier
ieiÇ)e<ae que la véritç i qu'il a cpnd?ngi,j^
né hautement le meurtre de Sçr^^^^
^toutes les fureurs dans la gucrçç.v^
& tous les eniporteraens dans la. b?/^|
qu'il déteCte la perfécutîgn & le h^
(ifme partout où il les trouve^la de-
Vifé de cette hîfloire eft , Jliacos i^trui
muros ^feccatiir& extra. l\ ne fait.jwjBr
plus de cas de Lufbir & de Calvmjiue^
dujéfulte Ve^ 2>'/«r. Mais il croît quft~
XwfW ; Valvin 8c les autres autçijrîf
de la réforme rendirent un gr'iUid ■ :^i;^
'iSKéTAéc fô#i^i|»=%i^eiaï" enfâgiîàîÉ
q-lftiasûh "dé léà^'-Vftbits ne ^^oùvaîi
Vm^y.lguitnèm' foftiff de "i^nàa^-fia
François I.
L'auteur du libelle porte refprit de
j^kfiôutioU jufqu*à rapporter ce qui eft
W^v^t'^kë toi 'Françms T, par F/ôH-
f^ift^ de Rctyffieftd y cité avec tant dé
Cdm|lMfaiice dan^ le jéfuite Daiiiel;
SPjh'fatais un de mes en/ans entaché io^^
ftlntn}' contre téglifi romaine. ^ je îevoiù
drW'Moi'-même facrijter. Voilà ce que
l^fibiir du libellé appelle une tendre
1*W 5 pag. 2f f- Quoi ! François I qui
aCeoWait à Barheroujje une mbfquéè eit
Ff atîce , aurait eu une piété âjfez tendre
^biâr ' égorger Iç dauphin s'il avait voiii
lit •prier Dieu en français, & commu*'
îtiér avec du pain levé &,dù vin !
f^anpis I par une politique' malheu-
rèttfe' aurait-il prononcé ces' paroles
15^ Ijr C URIJOH ,
barbarjes ? De Ihm^ Duhaillpi le? rap2
portent-ils ? & quand ils ici aiiraieijit
rapportées ,* quand elles feraient vraies,
que faudrait-il répondre ? que Français I
aurait été au père dénat lïré » pu qu'il
ne pcnfait pas.pe qtj'il 4ifait. Mais il
n'y a de père dénaturé que père ifch
mtte.
VfnStf4:m!ffiemê /<X^ 4e No^Otte , (w.
Malheureux ! avez-vpus été aidé dans
votre libelle par Tauteur de Tapoiogie
de la St.. .'Bartïieiemi ? Il paraît q^uo
vous excufez ces maflkçres. Vous di*
tes qu'ils ne Jurent jamais pifémédités :
liiez doi^c Jl/eVr^' » qui avoue que ^ï?i
la fin de Pantpée Î570 ow côhtimiait dans
le gran4 dejjçfft J^ attirer les huguenots dans
te piège 9 p^g. ijtf tom. V. édition d'Am-
fterdaml Vptrç Daniel ne dii-îl pas que
Charles Xl]o\^?L bien fon rilet? & n'a-
til pas copié x:es paroles de l'hiltoiio-
S T^'^i \îc 6 JN' o r r x; îtSfj
graplie Matthieu ? Quel rôlct, granlj
X)ieu ! & dans combien de mémoire'i^
^lie trpuve^ton pas cetçe ftinefte vérité 2
Un critique qui fe trompe n*eft qni|
,^inepi;ifable : mais un homme qui excu^
jurait la St. Barthelemi ferait «in coquiit
pÏÏniflable, Vous jouez , îtorMtey un ia^
digne rôlet.
Tingirjtxiême fùttife de Nonotte , fur 1$
duc dftf Guîle , ^ Us barricades^
.*' Voici lès pardes de Nonotte. '
^-'' i^ani a ia diefenfe que Hêiuï III fê
^ità dîic de Guife ié venir à Péffif ,Pau*
$eur de tEShi fur les mcexxtsStqûeh
rfii'fii^ ohàgéde lui écrire par ta fojle'^
farce quUl ncfvdt foint ^àrgmt fofJBt
fe^er un courir. t - r
- IP^uvre libelHfte' î citez Aietix:: Il j^
a dans le texte ; '•il écrit deux lettre^,
» «ordonne qu'on dépêche deux courièrs;
iil.ne fe trouve point d'argent dans
i r épargné poùt cette dçpéafe néce£
£iiSiÀt-dùc fàa Ôiùfemèàtà Paris, ^^igranC
ppwa^, esÊC\s£e appgcèîbûbi (fu'il it'« i jfsà^
r: ;:\^oulez-V0US^ &»4^ mâinteiLanI; #)à
ift^lttulev^ette anecdote? des méfiioii:e«
dé, Neyers , & d'un journal^ d^ JiMil^.
Yoiis traitez cet auteur de petit bour-
geois, î Ntoilè était d'une ancieiuie".nô-
bleflej mais qu'il ait été bourgeois ou
fite d'en crochctettr de Beïàiïç<Sh ,'Voi^
:5cife5 paroles, page 9f tôîii;H.'' r-
^?: »?Il y avait cependant ttnë Tâégécîi-
^tion/ entamée à SoMbns ent^e lé idtfc
41» 4e 6^e & B^Z/ift»*^ V iq[tû dâ^^^ dtarfis
^ trois jours lui apporter dès &]f^w
iÉ<de bi part du^ roi. Ses ^aitQs ^pli^
^'pt'êffées^^mpècherént ^B^i/le^^ d^^
^fink ]a con^miUipnf il éorivibs néaÉi<
^McHns-au duc de f&i^ pour .Parv^n&:
^ de fou regard f ftisdt le comiD^ de^^
4i-pargne^"(c'€{W-:d&e>d^ ti^cfor royal:}
qi^^iiS^ iâe.donner>:t;^|^^nq[^ éci»:^ pdftr
'^luifuets khi pùfo^; & ih afirh^ief Qi(f
> trop tard, parce que le Auo âe &^fç
.9o|iréiS8i|ai} bsè ligueurs, de fe rendre
a&èjtoEladfi r partit de Soiâbns au botitâf
ji^Mfèis 'piij%. ' :, <:.'
-iiitjy >■-■,•'- '- ' '" ^ ' ' ■■•■* ">'"-i
Vingt-Jeptième J[ottife de Nonotte, furjû
^^^féïènâu Justice de Marie d'Axtàgbà
vjtolU eû^ utiifeàccdctarttire tous Icâ criBh
tes ridIjDuJbes dpnt lefi romanciers 5 foi*
;4M§è|^^ foit i^uUecs ^ ont inotîdé le
mbym lâge. Vny&eqfroi de Fiterhor^V
m&k i?cefire:à la fin du doùâèitf^ fiêcte
*»ft jçhr ohiqiw^ :; telje qtf on c Içs :feifek
sflJOf sj^ih^ontft que deux cenjtjans ^p$h
îKâîm&t i Çiffe^ J£6 làj^mt éfovtSè Mm'ii^
pHiArragm.^ . cette rimpémricçi 4aiiii^
/^90«r*ufe4'uj(i'(»mjDe d^ peys dei::M«^
c^^nit ,;.fue ce jèuiic hommes ne tçndiiÈ
^fUd^ettéi què:i(&wVirnt;é^ t^se«u&
que rem^trctir fit décslpitér \t GOiritei
^ué W veuve du comte vfiit ^ la ^êw
de fon masfî à h main > dehiander juJX
ticé 5 qu'elle ôf⁢ Tépreu^e de^ iS^ts
ardens, qu'elle pafe fur osst hxn (^f^
les Tentir ^ que rimpéràtrice au cautm^
re fe brûla la plantfe des pjeds > &
qu^alors l'empereur la fit mourir., .^ r^
Ce conte reiremble à toute^ les Jft^v
gerides de ces fiècles de barbarie* ,.][^
•n'y avaft éa tems de Pemp&reiit ,65^fe(»f
iïi m de Marie âArragm , ni de comtes
^e Modènô. C'eft aflfw qU'uh is^oorsq^t;,
ait écrit de telle^^ fàuffetés 5. poijr qpÇg
cent auteurs les copient ; les Mwt^^y
iour^s les adoptent, les LengUfU^xér^
pètent d&ns leui^ chronologie univcy*
felle, avec la ba^ifle.dfes ferpenis r^5ç.
Tavantute d'uîi archevêque de Majrewj^
•^ange pet les rats» Toutes ces feWiç|,
• feîit faites pour être crues fu notr^
^iib^éiijfbe ,'mâis non par 4^81 hoaûètCf%
gens, ,.. ,^ .^ • _ ^_, ;, „r...^S'^:-3^
l^fftgt'huitiime fottifi de J^^onotte i fur h
j, dmatipn de Pepini
**Ôuî , Toit perfifté à croire que ja-
Àà!è tti Fèpin , ni Charlemagne ne don-
nèrent ni la fouveraîneté de Texarchat
^c Ràvenhc , ni Rome i i^ parce que
il cette donation avait été &ite, les
pîipes en auraient confervé , en au-
tâieiit montré Tindrument autentique;
i^: parde que Charlemagne^ dans {on
fefta'raent , met Rome & Ravenne au
ïiomtre des villes qui lui appartien-
nent, ce; qui pardt décifîf ; 3^ parce
que tes Othons qui allèrent en Italie,
ne* reconnurent point cette donation ,
qifeïïe ne fut pas même débattue, &
que fous Othon premier les papes n'a-
vaîeht aucune fouveraiiieté j 4®. parce
que Tepin n'avait pu donner des villes
fur lefquellés il n'avait ni droit ni
pfrétentîon; f ^ patce que jamais les
empereurs Grecs ne fe plaignirent àS
«88. JiffcuRsio » ^^
cette prétendue donation , ni dans Icu
«MiMMèfiT m èans leurs tfjutés! 'ë
dé^jteà lift pàfla^ ^;2^m^^ / ;qm ^t
que P^/» offrit la pentapolé à S^i'Pier^
re: cela veut dire feulepei^^ SH^tiÉ'*
'Mé C)u$ la proteiîibn de 5if, P^X^
comme Louis Jf/ donm depuis Je icoia^
té de" Boulogne a la* Ste^ YiÇ?g;e. Lgjy
papes eurent des (ïomaines utiles .^d^i, .
la pentapole comme ailleurs 5 "^^î? iifit
nS furent fouveràîns tii fous Petfln ^fd^^
fous àmrlemajpté 9 qui eurent la Juri|U
didtton fupreme. . ; ^ .,^. ,L
fi' eft faux que lès papes pient j^-\
mfûîs été maittef de Texarchat depuis .
Pfpm jufqu^à Otkoîi IIL Cet c rçpejreuf ^.
affigna aux papes le revenu de la, m^r-
cliê d*Âncone , & non pas lâ fouverain \.
nété." Voilà la véritable origine de) la t
piflfl^nce temporelle du liège deRor^e:.,
elle Commence à la fin dp Ile fîècle, & i^Ick
tf eft bieti affermie que par JJexattdfi J^^^^
Sun .NO-K,0 TT-S. 9M
/nmt^t à}X libelle > vous ,dite!^ f^e^
.^«WDr Jraiv^ ^jrnnais pu trqnv^ Jms quel
\ÙOiiîl ef dit que Henri Ilf affiégea Li^.
vfc» en baupbmé }^ vous prétçndfz qu'il
jili' Jamais été afliégé , parce gue ce
ii*feft aujourd'hui qu'un bourg fans dé-- .
ietjTé : iû^s combien de villes ont été
tKâhgécs eh villages pafcie malHeur
,dés teins î Voyez rabrégé chronologt-
ji|uè'-de ^(?;wm' pjag» î^iS de/réditiott .
déjà ^téç, ^ Voyer de- Serres. » ^.^ le , îi-
Vrt Çg'dU Veridîqvc de 'it^^^ Voiif ,
apprendrez que la viHè de^ l4yroîi fut
afîS.égée par Beîlegarâe îbus les ordrçs . .,
^ àiSpîiin d'Auvergne ■; que lé m .
kUa lui-mènle -àti camp i que les afEé-^ .,
|[éstiii,j reprochèrent Iji St Barthple? .
«ai du/^haiit de leurs murs. Vous trou-i
Verî&toute cette at^-^uture décrite daw
■'-■■•'•• ■•■■ • •■■■•■ ■ -'t '
"lis feftihifea (èièafâ:cfttfiâr;ia'^«Kfclie
. je t àuraitil icru Jincèretiient i que U
*ïè^di rtwniÈlHé'aorîît il éiîiit tJjJpJïâéi
., .V; j,::uK.^=..v:.;.;v. _
» I I I ■ I ■ II ! I l r I II
i .
i^t la feul^ fô^»/'tefi^iiHïft m^
ïans doute , taés é^t-ce à ' liâ'^S^^é^
croire , tandis ■|u*àlÔr^'ifièh^'''Ôh^^ft.
chait contft ïiiï ^vec%'» '«Sfti^fX
•^w'on avait étâjiiiirçonfreiûi ie'ette'>p^
'publique , àétiin'e^nous^M'^Èflèrtm 1^
yit A'rtW<f i taiiaisqu'oièi* fé'^eï^SpteijA
mênie en diable avec tiiie qû^i^ 8tSF
torrtçs?' ■ ' ' ■" ' -^'■■^^■^i svél no
■ ;ÇeVaiia^homme''^ lâclifefittliÀ^^i??!
Técuté , ôbUgeMë ^piîef'ftir'èeâfife^^
fous les lo^; dé fes eiincmis viAP^tlfe^
gna pas feujçmènt fignér îà coiM^RHftnï
de foi rédigée "àpirès. 6ierr des xcWlè&*i
ta^oifs pat iJflwii I)l^m^W'i'%éllë'^'6Wî&
la otrouve' ^daris les mémotfeS dft^dîfepa
de"^ iio/y ', «lûr'èft 'fit' fù^prffîieif'^Bfefi^^^
des; rtAasxûts:fÏMrrir là èr fcÛléttOHr?
figner par -Lme^ie. ' - ." ' •' •^'^"^'^ ^'^
- ;Pn~peTjt dans un vàiri paiilgyri^uéP''
rèpréfenter ■ *e; Keros . comWè- ti» éâîft'^-^
verti : niais à'IiiûbîrS doit' ^' liMfâfeir'J^ '
té. jD^/>/ lie Ta point dîtes^ci hifto«
»«^l»iur ;»PR9M,i#f« ' ce chef des
ott Uv0 lPs:4|»i»l«s «juandil «t-Sue^
à%-èf^ts une fille , pour guérir de
cÇlp-W^ ittaladiei&^ull ainteniieux
n^^^quc de guérir 'i>^ ce retttèdc,
li^"^i'ai!leurs en avait un tout^fèt
les. M9is ^^uaad ^\ pemîi.lf^^^.^^ .
RemarquOTs ûiïe mtew^Wjfamfc
face ^ cerné a%pfe$ Çordçnjoï ^ ra* tfôu*
Vft meilleure qul^cç^iî^ #e*^^S(i^^i^fii^
yne. quefîïpn importante. .Tpuk t^s qn*-''
' . ïtîoifeViïu >.cm^^ ie cîiri^îhHl^
jput£rrm soppoiii a [a jpmiiK'atroiirdc
Xz. loi 'foManich talc âc rinâepénd^^^^^^
j^ç la cbvronrïe , J^u'iî iït fuEprîmer
I^àrrêt dti parléfcèut àm
1?^ %tûrclÎÊ'^5c^pdïlUve ,^ taîsMa ^<
fe Spe s'ii-étMt un faint chi^W
inan /. £(ps j (^c^çç ' qui, ;ç^ :fei,ç, fitistaenll
au padic|ia. ite. &raiçttt-41(^ iif)^,^riQii(
*^^*aÔB>lDn"" crime k Conftantiî»<^pl^ nç fç,
raifc pas iafluténtènt une ^ïkiclai^^ Va-
ns. Ef-;Jupp>^!r ( *ç #' dft^ioipoïE-
^*f^^9. 5t, ïî»?il ^ »ette;-<taBuon , , qu^
Vé -ksfaïSiii'eè- de Dttperrm f où i' ^^f j
tètts'^'ftfflïnitkioîrès cliî' tëifis ,' rejçfy^jj^,
&'Àmêm ftlktMit frtiid^ k' pareil ^
fetiè'ièr^-'CÎÎcc^fPtfces lès pliis feora- ,
«alcui fait voir le ridicule 'TiïeîcèTrs.ÇTîf ;,
■ =-•,•■.<■ f ■ ■;•■ ■-■■ • ■"■"■-■
.K^<\X^ ^i':
m flrçl^ ou' ;^^^
iiyt^ dé ^ciPûyem"^ âépw la remeJEliuu
♦^mr tjn repondra à cet homnw, au<
çiEiir^|)reciiement parce que TAng^ç^
terre s'eft trouvée dans ; les jdyrcjdnCkan*
M plus fàvôrahles j. parcç , que ^de^ Air/
leriiaWç , des Flamands , ,des Français ^
font "Veniis en foulé s'établir dans ce.
pSLis î parce que fpïxante inllle mpii^ies;
«îiip"^iiiille lelîgieufés, d6x mille prêtres^
feculiers de cpiiipte fait, puf été re^r
dus' à Tetat & à la prpp^ î Sç; par-
co^^quf olft.Ç<Jw^ a été ënboùi^'gee
Mr raiCmj^. ii ctt ak^vé âxe foyalime
le contraire de ce que nous yoyqus dans
Tctat du pape', & en tortugaL Çou--.
veiïiçz n^I Totre l^afle-cdur , VQU^ .>
manquerez de volaille j gouverne? -Jji .,
biaUj vous en aurez une quantité parg^. :,
digieufe, Oifons qui écrivez coutte cej? .
yéritl^' i^î^^ ,^ p ,
yôus %tës engirafàcs aux âép!eiis^"<îe VÎ\
tÛ«S néçefl?ire&i. .j^i./uiu" xuab iw
;Toi;s"^tës le èvant, NaiJOf^f ..voiis
l8ites â pjcôpps dé théologie "que t&m"
xaï'Vrà'i «Jéçouvçrt la terre â'féSo.
"i^ allant ^l^orto-WUo. Àpprepez, ,^ûe
ie Drack que let Holfi»*».*!?.»*,
Vèroyez-vous'" dcmner ' quçiqiie çr^t ^
votre theolôeie/eti feiTaitt^ fe njarm f
vous Hçs.4g^|emerit ignoraijt fyï terre &
Air mcr,i.^yQus vous 3ppla«9^«?,,'*%
en deur volumes. • «^■^-'^' 'vô" >!siÀ
\ dit jEBc Cekm ». îto>*ïï i^AàuUi
èmi ai: 1^ -pâga ile te fomiift^ tiè S!^fn«
^j^ar;^*d^ la fomn>e ie i^. 2?8t[>*i/ Ifeft
j|s^^^|Ç lui, & mtiî je, vdûs's^ ]^^^
4 gp|v3?ÈÎ critiqué ù'af îxà^^iM
<ç ft&t dette défaite^ Je Voàà "défie' de?
.^ montrer une leufe fommë i^ :lî%(9^/
^^l^4^Ag^pv: ce îî^numeht ni fe trouve'
pas. ta ibiamè était en tefife ^énéra-^
t'
m , M^^^F^i^^^,.
fct de Rome <fès l'àh^ i^ylj-'eïfe^W
fe^wn^O: Fénife, m;'t4à^":'^
jwîtle; dé la frtmnie ïùJt .de tW»' îfifl^'
ifvfift aSÉe ,de!, reconivûtiK^ ! .Ê-.^flai?^88«/f
lir les ppiiMoas de fou tcniç ^^-Sc'^mêH^
tvons cWeft'.:d!^trç^, jprejiiyési;i qioe' lai"
Iqî^iifiS , a>vaMRfe.,_l9ldr9&. ,de .s'eii^^^M^
VPia-Jg.cJèqpe^ t^aflkge: ,Jq -^Mwftsif*
d^!; .legî«îli4l^;rafÇ)ort§ 4|u;a:j(corifejÈ@,*
dij mo^ ^YÇalt favoiTjjCj, quç'f(^''jîS^^
fi^çp .Tolff, SI . ,^t. danç, "ibû; llke t^
'^^:''!l auoy
inr-
^^hirm
iùï'^iMW^^. m
^pp peut donc permettra" aiik-iffîéïïïëi
^fler les ïiommes. ^ ' ' ^'-^
B &ut inttmïre ici l^îindttë tfé cèltè^
ancienne coutume de fe cohfeïferîmiî!^
fuellement. Il feira bien étonné^ quand^
il apprendra qu'elle vient de la'Syticj'
il ffiura que les Juifs mêmes feôôn*.'
feflaient les uns aux autSres 5 dans le»
gr^dçjs ôçcafion» ^ & & dotôiaiënt Ér^
tij^^jnent trenté-ueûf coups de fouet
fi^s:^ le derrière en' reGitânt un vcrièt
dîpéaùnie L5ÛCVÎL ' -
« P ferait bon que NùHotte ft cômia&
ïât ainiï de toutes les petites (iàlfoni-^
nies dont 11 eft coupable, ^' '^ f
jQp pourâit faire plus de cbi^t té^^^^
msçqiïfs pareilles) mais il fkiit ft bôïiiër. '
J^ tn n'avais été qu^un ignoraht ii(Ê>tii^^
au^piia eu de la charité pour toi 5 mafi
^ i^'z^^'^ iktirîque in^Ient 9 xxous Vi. [j
vons puni. ""
hkn hh% de preffdrè âvet ^^tof^r^^g^telU
i^màA ^l»fe'^«fv^li Cilix qui vu.
vent de fn^fs/^\ df^iMêlles. Votre fut^
$is, €otnnie:^Hffmc^^fmm^
s mi ili0éfi(ntir mgpHrd^m {e jxmg] §^
^iHMs pmt^ Si i^ tems de Tibère quelquH
phmfiejjff fn qimliH dé rûcès de vipères , fe
rendirent coupables d^tm crwte inexprimabk
Amt ils 10 côuHoiJfmeHt pas les cmféquefkes^
iiei^unt qi^d laoiunt ^je ht dois point voui
hàsr^ je dois MrefeulemefU felix culpa !ji
Msus répète ie que mm omn^ qui aimoiit àri^
piier > a dit tmt de fois s le monde entier
n^efl qi^wiefiàmUéi les hommes font frères^
Jesjrêresfe tpmtUent quelquefois^ mais les
èons aeiars revietmmt aifémenti Jefuisprêé^
éiHtfeJlime lafàeiice , leflyle i ^ la àr-
^^^'i^'Wjfi^tf'Sepf. Ï775. ^ ;
?\^ çt!^'^^''- '
k " "' **
«i. av ',.: '.':•
êAuvr'^'\rr.'-
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